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Mélenchon n’ira plus très loin

Posted by Daisy sur mardi, 5 juin, 2012

Par Guillaume de Gail :

Il est un peu plus léger, depuis l’après campagne, mais toujours en très grande forme. Le tribun des tribuns, le faux nouveau Marchais, Jean-Luc Mélenchon, grand leader de la gauche cryptocommuniste est revenu il y a quelques années sur la grand-scène médiatico-politique en revigorant comme jamais la gauche de la gauche plurielle, agonisant de ses gros lards, de ses têtes de linottes, définitivement endormie et rangée dans la boite à outils de l’ordre capitaliste.

Les frères lambertistes avaient jadis déjà placé dans la course, un autre roquet enthousiasmant, facteur de son Etat, jeune et frais, animé d’une belle vigueur et d’une vaine verve jeuniste à souhait. La sauce n’ayant pas pris, sous la pression, celui-ci tourna peu à peu gris, et s’avisa de se retirer, laissant place nette à l’ancien sénateur et ministre socialiste, « le plus fayot d’entre tous » dixit Huchon, en quête de nouvelles aventures : Mélenchon.

Mélenchon, franc à collier, ne supportait plus ces affreux socialistes néo-libéraux, suppôts du grand capital. Après 30 ans d’amitiés donc, ab abrupto, quitte les socialos et devient PDG. Nez finaud, comme Lafontaine, il s’aperçût tôt du potentiel à tirer d’une crise économique d’ampleur inédite.

Le voici maintenant revenu à ses trotskystes amours de jeunesse, mais comment s’y prendra-il pour passer ainsi comme grand leader cryptocommuniste intègre parmi les justes, alors qu’il a dans les années 1990, largement fait la preuve de son professionnalisme politicien, en appelant à voter avec beaucoup d’émotion, pour le très néolibéral et antisouverain Traité de Maastricht en 1992 ? C’est que l’homme, précisément, est un hypnotiseur, remarquable orateur, d’un style travaillé, efficace, tonitruant, un jeu théâtral splendide dépassant aisément (en apparence) Georges Marchais, qui avait la décence de conserver une ligne authentiquement communiste, rigoureuse et sociale jusqu’à son éviction.

Mélenchon, quant à lui, s’est imposé très rapidement par sa gouaille dramatique et hypnotisante pour les amateurs de spectacles, qui sont foison parmi nos ouailles, bobos comme ouvriers. Un jeu parfait et agréable, devant sa TV. Mais ça, c’est un jeu plaisant que l’on ne peut reprocher au politique. En revanche, si l’homme a un temps séduit, en plaçant çà et ici le mot Patrie, en auscultant et en bien écoutant, force fut de constater que l’homme en fait n’était peut-être pas plus qu’un autre séducteur. Ancien sénateur, ancien jeune loup dont l’éternelle jeunesse lui confère des pouvoirs extraordinaires. Il plait et convainc, et personne ne s’émeut de son jeu décidément trop gros, sauf le bon sens ne serait-ce que doctrinaire et logicien, qui nous pousse à croire qu’être maçon et internationaliste ne peut augurer de rien de bon, sauf à être un placide artisan rural, ce qui n’est pas le cas de notre homme, caractère facilement emporté face aux taquins, « franc-mac de père en fils » (son père était un petit colon au Maroc), ce haineux extrême et vociférant à l’encontre des religions historiques et universelles tel le Catholicisme, n’a aucune tolérance pour la tradition autre que celle de sa maçonnique chapelle trigone, dont le message profond, prétendument humaniste, comprend en vérité tout le mensonge et la contradiction de Mélenchon[1]. Pauvres adorateurs à qui l’on ose évoquer ce fait concernant le Frère, de peur de leur faire perdre raison et mesure, car ces bobos, ces salariés, ces ouvriers, persistent parfois à se leurrer et haussent l’épaule à l’évocation de la vacuité effective de leur grand animateur de grandes transhumances cégétistes contre et pour généralement rien. Du détournement de la révolution.

« Un politicien ne doit pas dire… », « Contentez-vous de ce que je dis » (et pas de ce que je suis réellement et de ce que je fais), dit-il. Mais l’électeur n’a t-il pas le droit de savoir pour qui on lui demande de voter ?

Ci-après, « débat »-type à la française ; vous pouvez sauter !

Au Grand Orient de France :

Se réclamer de la démocratie grecque du Ve siècle avant J.-Ch. et de la citoyenneté alors qu’on fait partie soi-même de l’oligarchie au pouvoir en France, pays où les gens ne sont pas citoyens mais des asservis de cette oligarchie, c’est un peu fort !

Prétendre à un tel combat, « contre la banque, contre la finance », requiert une grande rigueur et une cohérence en conséquence, ce qui n’est définitivement pas le cas de notre homme, qui persiste à faire perdre du temps à de pauvres gens, avec de curieuses utopies bien calibrées, qui entendent être contre l’ultra-libéralisme tout en favorisant le dumping social par l’immigration massive de travailleurs pauvres du sud, ce qui est précisément pourtant, le projet, parfois caché, de tout ultralibéral ou agent de l’ultralibéralisme qui se respecte et s’assume, comme Nicolas Sarkozy.

Quand Mélenchon assistait à l’investiture de Sarkozy :

Interview d’Alain Soral ; si vous n’avez le temps que de regardez une seule vidéo, c’est celle-ci, qui résume tout :

Jean-Luc Mélenchon et l’immigration :

Qui persiste à se dire « anti-impérialiste »[2], en validant néanmoins la terrible et criminelle intervention militaire en Lybie, orchestré en partie par l’homme d’affaires Bernard Henri Lévy, et qui a résulté en une destruction intégrale de la société libyenne jusque-là prospère, désormais en cendres, désormais sous le joug d’une charia de bandes islamo-mafieuses et en proie à une affreuse guerre civile, le tout au bénéfice de la stratégie américaine pour l’Afrique et de nombreux intérêts privés, donc capitalistes et prédateurs. LIBYE : Mélenchon fait passer Sarkozy-BHL pour des révolutionnaires

Un reportage – un vrai, pas fait dans un studio, comme trop souvent – que les médias français ne vous montreront jamais :

Il est vrai que l’anticapitaliste intransigeant qu’est Jean-Luc Mélenchon déclare sans ambages, son admiration pour son ancien collègue sénateur UMP de l’Essonne, Serge Dassault, ce « grand industriel », en effet patron de notre fleuron national de l’industrie de l’armement. Nous ne pouvons certes pas reprocher la proximité d’un élu avec une grande industrie française du domaine stratégique de la Défense Nationale et de l’Aéronautique.

Mélenchon tente de justifier son soutien et sa fascination pour Dassault :

Que de pub pour Dassault et son « merveilleux » et « supérieur » Rafale, dont personne ne veut dans le reste du monde🙂 et même la marine française n’en voulait pas  : il lui a été imposé.

Qui persiste à se prétendre authentiquement révolutionnaire alors qu’il laisse les nervis, les pauvres abrutis, punks à chiens manipulés et endormis de la gauche « anticapitalisto-fascite » insulter de « facho » un authentique résistant tel Dupont-Aignan, qui lui, contrairement à Mélenchon, est allé soutenir le peuple grec à Athènes, au cœur des émeutes et fut cordialement embrassé et applaudi même par les Popes orthodoxes. Il est évidemment inconcevable pour la haine antireligieuse de notre homme, que sa joue soit salie par autre chose que la truelle de son Grand Maître.

Nicolas Dupont Aignan, manifestant en faveur du peuple grec, se fait insulter et exclure par les nervis du Front de Gauche de Mélenchon et du NPA (ex-LCR) de Besancenot :

Qui persiste à à faire croire qu’il est un authentique révolutionnaire, la bête noire du système, un empêcheur de tourner en rond, alors qu’il est la coqueluche des médias, qui lui permettent étrangement des abus à leur endroit tout à faits exceptionnels, quand d’autres, Dupont-Aignan ou Le Pen père et fille, reçoivent mépris, condescendance, haine, mensonges voire insultes à la figure, parfois sans qu’ils aient même à dire quoique ce soit de particulier. C’est que l’homme est, un peu à la manière de Sarkozy, un excellent acteur, une vraie bête politique, un tronc télégénique, parfait pour les travellings, les sons « Surround », le tac au tac préparé avec minutie, le show en somme. On ne peut pas lui reprocher de faire son travail, mais gageons que Mélenchon et les médias, ne seront certainement jamais fâchés comme cochons.

Les médias aiment que notre homme les déteste. En vérité, Mélanchon est de tous ces cénacles, qu’il connait bien après 30 ans de politique au cœur du système.

Enfin, tout depend des journalistes en question :

Mélenchon en flagrant délit d’imposture sur le dîner du Siècle :

Par ailleurs, la direction du Front de gauche donne même quelques coups de mains aux censeurs du système, en réalisant elle-même en interne des épurations « d’esprits dissidents et non conformes au système » dans son propre parti, même envers des militants, des activistes et des cadres de longue date. Ainsi du malheureux René Balme, qui à cause d’une minable et odieuse dénonciation des nervis gauchisants du système de Rue89[3] qui l’insultèrent de « conspirationniste » et de « rouge-brun »[4][5], est désormais obligé de courber l’échine et d’effacer toute trace de ses « fautes », qu’il devra probablement expurger au prix d’une terrible mise au ban, comme le lorrain Phillipe Marx, militant authentique de longue date, qui avait également fait l’objet d’une campagne de dénonciation, cette fois interne !, avant d’être déchu de son investiture aux législatives dans sa circonscription. En cause, selon l’ignoble calomnie de Rue89 (l’attaque semble également pilotée par des suggestions du FDG) comme pour Balme, l’apologie d’ouvrages « subversifs » et « litigieux », de textes « antisionistes », d’amitiés pour des auteurs tels Israel Shamir, Gilad Atzmon, Alain Soral, Thierry Meyssan, de « relents homophobes », « d’ode à l’Iran », et pire, « d’éloge de dictatures ». Crétinerie morbide et insupportable de ces phrases éminemment grotesques et calomnieuses à l’égard de cet authentique esprit libre de la gauche française.

Voici donc comment les choses se déroulent, au Front de Gauche. Ce parti représenté par un faux rebelle, grand bourgeois, n’ayant jamais touché un autre outil qu’une truelle d’or, ne diffère donc pas tant du diktat interne à l’UMP ou au PS, ou tout écart non autorisé est synonyme de mise au pilori.

Prenons notre temps pour apporter tout notre soutien à Mrs Marx et Balme, dont l’authenticité socialiste, intellectuellement libérale et l’esprit d’insoumission les honorent éminemment et les démarquent de la médiocrité de la Doxa présente au sein de leur parti, qui décidément ne mérite pas de tels esprits d’élite, que nous savons pourtant nombreux, au FDG et même au NPA. Ils sont dramatiquement dirigés et emmenés par de sinistres grands bourgeois, qui hélas, seront de décevants lambeaux d’espoir, d’ici à ce qu’ils y voient plus clair dans le Grand Jeu. Le précèdent instrument objectif du grand capital à la gauche de la gauche, le juvénile Besancenot, n’avait pas tenu le coup et n’avait jamais réussi à créer le dixième de l’enthousiasme mélanchoniste et malgré la bienséance des medias à son enfantin égard (il avait ému des millions de grand-mères sur Vivement Dimanche), celui-ci avait fini par craquer à quelques reprises, face à l’ex-Grand Rabbin du Crif d’abord, lui donnant sa fessée jusqu’aux pleurs, puis après que Nicolas Dupont-Aignan lui ait définitivement fait perdre la face sur un plateau TV après une cinglante remarque sur l’incohérence du gauchisme gamin de Besancenot. Effondrement immédiat, mais tout n’est pas perdu pour lui : qu’il vienne rejoindre l’élite dissidente des esprits libres, une fois qu’il aura retrouvé le sien, ce que je crois et espère pour lui, devant tant de contradictions.

Mélenchon quant à lui, est bâti d’une autre trempe. Vieux briscard de la haute politique, il sait tout à fait ce qu’il fait et ce qu’il a à faire. Homme de réseaux, connaisseur de l’Ordre des choses et des hiérarchies, lui-même parvenu à d’honorables cieux, ancien sénateur d’Essonne, ancien ministre socialiste de Jospin (grand réalisateur de la privatisations d’entreprises publiques), député européen, réalise un « piètre » score aux présidentielles, honorable, mais à la mesure du dégonflement du « baudruchon » que nous avions prévu. Il reste en lice, naturellement, continue d’avancer ses pions pour faire tourner sa boutique. Pas vingt minutes qu’Hollande était en tête pour le second tour que Mélenchon accourra ventre à terre. Les législatives arrivent, avec la possibilité de réaliser de nouveaux coups aux législatives. « Sans rien demander en échange, le 6 mai » donc, Mélenchon en appelle donc à voter pour le candidat du rejet, François Hollande, dont nous savions naturellement qu’il serait élu.

Or, quelle sera la nature du pouvoir qui arrive ? Pour les « marchés », la « finance et la privatisation », pas de risques, avait prévenu François Hollande à Londres. Le grand révolutionnaire Mélenchon s’est alors insurgé par une vilurente exaspération, allant jusqu’à déclarer, tenez vous bien, « une parole qui ne lui portera pas chance ». Pschutt.

Déjà, les postes clefs du gouvernement ne nous augurent rien de bon en ce qui concerne la résistance. D’ailleurs, attendons un peu les élections à venir, Mélenchon, pour continuer à créer l’évènement, a choisi de suivre sa tendre Marine sur ses terres d’Hénin Beaumont, où il n’a jamais mis les pieds et n’en a aucun lien, s’attirant en plus les foudres de la baronne locale socialiste Martine Aubry, dont le poulain dans la 11e circo-spectacle du Pas-de-Calais risque de pâtir de l’arrivée de Mélenchon. Certes, on nous dit que de toutes façons, Martine n’est pas en odeur de sainteté en ce moment au P.S. et puis rassurez-vous, camarades, c’est Méluche, c’est bibi, pas de soucis, à priori. Ventre à terre, qu’il donne encore quelques gages de solidarité de gauche, nouvelle contradiction à venir, très intéressante, quand Merluche, si élu député, s’engage à ne jamais s’opposer aux initiatives législatives du gouvernement. Rien que pour cela, nous souhaiterions son élection, pour le voir perdre encore un peu de cohérence en votant une loi ultra-libérale et antipopulaire émanant du gouvernement socialiste, et pour voir se défaire, les visages béats de ceux de son camp, qui par adoration ou par intérêt suiviste, se refusent encore à comprendre pour quoi, pour qui ils roulent, braillent, s’égosillent, triment et croient.

Ce qui me fait penser que Mélenchon, sauf surprise, n’en a plus pour très longtemps. Deux ans peut-être, avant de sombrer une bonne fois pour toute, ou bien dans une préretraite douillette et luxuriante parmi ses copains de réseau, droitards comme gauchos, ou bien d’être puni et plongé des les affres de la folie douce, causée par l’incohérence de sa non-pensée aux travers du temps, ce que je ne crois pas, connaissant le caractère puissant et résolu de l’homme dans son projet personnel, qu’il mène avec un certain brio et sans doute beaucoup de gains, à terme. Tant pis pour tous ces crétins. Je ne m’en fais donc pas pour son avenir, ni pour celui de son remplaçant, car les rebelles du dimanche sont d’une manufacture aisée. Toutefois, sa victoire beaumontoise ne semble pas tout à fait assurée, face à l’explosion des petites réalités un peu partout en France.

Il y a décidément, de Marchais à Mélenchon, un pas énorme, celui de la trahison continuelle de la gauche, délestée du véritable et authentique socialisme, celui qui ne se proclame pas comme un stupide slogan de “changement” ouvertement hypocrite, mais se construit autour de la défense d’un cadre qui selon toute logique finale, humaine, sociale et solidaire, se doit d’être la Nation et la défense de ses interêts et de ceux de ses citoyens. On est tentés de se dire « dommage », car il fut un temps lointain, lorsque nous ne savions rien, nous avions apprécié Mélanchon, son discours cryptopatriote, cryptosouverainiste, cryptosocial, nous avions apprécié quelques prises de position pour la Défense Nationale, contre l’Atlantisme forcené, certains éclats télévisuels, comme son sursaut face à « l’agent américain » (effectivement[6]) et hystérique notoire Pierre Lellouche[7].

De même, chacun pût apprécier sa participation apparente au combat contre l’offensive financière depuis la survenue de la crise, sa virulence contre les banquiers, “les banksters” comme disent les jeunes, sa dénonciation du traité transatlantique, tout ceci lui avait conféré quelque crédit, malgré un euroscepticisme très très modéré (puisque souhaitant la sempiternelle Europe Sociale, qui fit même ricaner le libéral-libertaire Cohn-Bendit) jusqu’à ce que ses propositions ridicules et irréalistes de campagne présidentielle n’aient raison de tout entendemment et de tout doute subsistant quant à son sérieux. Il ne semble pas rester grand-chose de cette très courte période, où nous espérions la survenue d’une grande alliance de la résistance, de l’Union sacrée de la gauche et de la droite. Sa virulence volontairement bornée envers le Front National a pris des tournures grand-guignolesques (y compris pour Marine Le Pen) et pire encore, Mélenchon n’hésite pas à poignarder dans le dos le gaulliste socialiste Dupont-Aignan qui lui avait jadis tendu des perches, en validant les insultes scandaleuses des risibles « antifascistes » du dimanche et en s’enfermant dans un clivage gauche-droite borné, qui ne pouvait toutefois que servir son intérêt et ses directives. Ce dernier n’avait pas manqué de prendre acte en amont, de l’éternelle rouerie politicienne de Mélenchon.

Or donc, l’espoir mélanchonnien n’était qu’une baudruche, laissant baigner le potentiel de la gauche authentique (ses bases les plus populairement élitistes s’entend) dans un navrant marasme savamment entretenu par les réseaux confusionnistes.

Guillaume de Gail
Essayiste aux Lettres de Strasbourg.


Source : AgoraVox



Publié par Daisy le 5 juin 2012.

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2 Réponses to “Mélenchon n’ira plus très loin”

  1. mercadeo said

    désolée pour le délai de réaction ( mais comme je ne vois pas de nouveau commentaire depuis le 28 mars, je crois être dans la norme de la volatilité des forums : beaucoup de passion les premiers jours, suivie très vite d’une extinction définitive – un signe des temps ? ) Ce que je voulais dire, c’est que même si les propositions de JLM sont cohérentes et « réalistes » (de mon point de vue ! d’où les guillemets), il y a une telle opposition de peur et de principe qu’elles se heurteraient à une opposition féroce et deviendraient par là-même impossibles. Le réel a trop d’inertie pour rendre la rupture efficace. Une transition PS semble inévitable pour éviter des réactions trop violentes.

  2. X23 said

    Mélanchon et son Front de Gauche avaient deux rôles lors de ces élections législatives :
      
    1 : récupérer les voix des électeurs de gauche déçus par le PS : un rôle de rabatteur.
    2 : au second tour, se désister, tant aux présidentielles qu’aux législatives, inconditionnellement pour le PS.
    3 : à Hénin-Baumont, empêcher que le candidate du FN, Marine Le Pen, soit élue, rendant ainsi un grand service au système UMPS, dont le rêve serait qu’aucun parti autre que le PS ou l’UMP n’ait de représentant à l’Assemblée Nationale.
    4 : ayant réussi sa mission, il ne serait pas étonnant qu’il ne soit un jour récompensé d’une manière ou d’une autre pour services rendus à l’oligarchie UMPS, contre le peuple français.

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