SPQR

Informations occultées par les médias – Actualité insolite – Politiquement Incorrect – Créer un vrai changement de politique : Instaurer la Démocratie.


  • READ THIS BLOG

    IN ENGLISH

    AUF DEUTSCH

    France Etats_Unis

    Israël Québec

    Canada

  • Commentaires récents

    Agencias de modelos… sur La revue de presse de SPQR…
    spqr sur La dispense de recherche …
    spqr sur La dispense de recherche …
    Anonyme sur La dispense de recherche …
    GIULIA sur La dispense de recherche …
    spqr sur La dispense de recherche …
    Baron sur La dispense de recherche …
    spqr sur Gauchistes en action
    Elgocho sur Gauchistes en action
    TEKA Plantin sur L’affaire du préservatif et Be…
    thierry sur Secrétaire général à la CGT… c…
    avant-gardiste sur Vocabulaire politiquement corr…
    Wasp sur Pourquoi la pénurie de logemen…
    Coin coin sur L’effet Hutchinson
  • Blogs amis

    Deborah  Deborah
    Marie BlandMarie Bland
    Michel Garroté
    Monde Info
    Dave
     Dave.new
    Naibed Élisa Naibed :  de moi, et (surtout) de féminisme
    YAHEL : NUEVA EUROPA Desde el presente miremos hacia el futuro
    Amiral Woland brèves 3.0
    Commissaire : APEX
    couLisa  LisaLisa
    a-fleur-de-vieA fleur de vie
    : Emploi et santé
    asturies.png Reconquista Redux

  • Rien que pour les images !

  • Citations

    "Les faits sont têtus; quels que soient nos souhaits, nos inclinations ou les voeux de nos passions, ils ne peuvent changer l'état de fait et la preuve." John Adams

    "Je regarde vraiment avec commisération la grande masse de mes concitoyens qui, lisant les journaux, vivent et meurent dans la croyance qu’ils ont su quelque chose de ce qui s’est passé dans le monde à leur époque." Thomas Jefferson

    "Dieu se rit des hommes qui se plaignent des conséquences des causes qu’ils chérissent." Bossuet

    "Une société qui abandonne un peu de liberté pour gagner un peu de sécurité ne mérite ni l'une ni l'autre et perd les deux." Benjamin Franklin

    "A fanatic is one who can't change his mind and won't change the subject." Winston Churchill

    "Les paroles qui ne sont suivies d'aucun effet sont comptées pour rien." Démosthène

    "Je crois d'un bon citoyen de préférer les paroles qui sauvent aux paroles qui plaisent." Démosthène

    "Ce n'est pas parce qu'on est nombreux à avoir tort que l'on a raison." Jean-Claude Devé

    "Les hommes croient ce qu'ils désirent." Jules César

    "Il y a en permanence un cinquième des gens qui sont contre." John F. Kennedy

    "Vous pouvez tromper tout le monde un certain temps. Vous pouvez même tromper quelques personnes tout le temps, mais vous ne pouvez pas tromper tout le monde tout le temps." Abraham Lincoln

    "Pousser en commun, mais non penser en commun." Marc-Aurèle

    "On peut aisément pardonner à l'enfant qui a peur de l'obscurité ; la vraie tragédie de la vie, c'est lorsque les hommes ont peur de la lumière." Platon

    "L'opinion est quelque chose d'intermédiaire entre la connaissance et l'ignorance." Platon

    "Les pays n’ont pas d’amis, mais des intérêts." Général de Gaulle

    "Il y a une immense distance entre un peuple libre se donnant à lui-même ses lois et un peuple désignant des représentants pour écrire des lois à leur place." Rousseau

    "Je veux dire qu’il est considéré comme démocratique que les magistratures soient attribuées par le sort et comme oligarchique qu’elles soient électives." Aristote

    "Le courage c'est de refuser la loi du mensonge triomphant, de chercher la vérité et de la dire." Jean Jaurès

    "La censure la plus efficace est l'abrutissement de la population mais aussi le fait de la mener vers des combats inutiles."
    The Thinker

    "On a trouvé, en bonne politique, le secret de faire mourir de faim ceux qui, en cultivant la terre, font vivre les autres."
    François-Marie Arouet, dit Voltaire

    "De prime abord, je ne crois jamais en ce que l'on me dit de façon péremptoire, je vérifie, et si je ne le peux pas, je réfléchis, je compare."
    Cevennevive

    "En politique, rien n’arrive par hasard. Chaque fois qu’un événement survient, on peut être certain qu’il avait été prévu pour se dérouler ainsi."
    Léon Trotsky

    "Nul n’est plus esclave que celui qui se croit libre sans l’être."
    Johann Wolfgang von Goethe

L’Amérique sous la coupe de son armée

Posted by spqr sur jeudi, 19 novembre, 2009

William Pfaf

L’analogie entre Afghanistan et Vietnam et devenue un lieu commun. Même type de conflit ingagnable, mêmes demandes répétées de renforts censés assurer la victoire, même tentation de porter le feu au-delà de la frontière pour casser la logistique et détruire les sanctuaires de l’ennemi. Selon le chroniqueur et historien William Pfaff, le Pentagone reprendrait également à son compte ce parallèle, à une différence – de taille – près. Pour la plupart des militaires américains – réécrivant aujourd’hui l’histoire contre toute vraisemblance – le Vietnam n’est plus l’archétype du conflit sans espoir mais est désormais considéré comme une campagne qui aurait été finalement victorieuse si l’armée n’avait été trahie par les « défaitistes de l’arrière. » Obama aura-t-il le courage – ou la simple possibilité – de s’opposer à cet un outil militaire qui veut sa revanche sur l’histoire et qui est désormais privé du contrepoids qu’apportait la société civile par le biais de la conscription ? William Pfaff en doute.

Par William Pfaf :
 

La création d’une armée de métier aux Etats-Unis pourrait bien avoir été la décision la plus dangereuse jamais prise par le Congrès. La nation fait face aujourd’hui à une crise politique dont l’enjeu non déclaré est celui d’une confrontation entre le pouvoir du Pentagone et celui du président nouvellement élu.

Barack Obama n’a pas encore annoncé sa décision concernant la guerre en Afghanistan, mais il y a tout lieu de penser qu’il va se ranger à l’avis des militaires. De fait, soumis à l’intense pression de ses adversaires républicains, il s’apprête à renoncer à son pouvoir présidentiel, et à rester à l’écart des décisions stratégiques fondamentales pour la nation.

Stanley Mc Chrystal, le général qu’il a nommé au commandement des opérations en Afghanistan, demande un renfort de 40 000 soldats, portant l’engagement total des États-Unis à plus de 100 000 hommes (ou plus, dans le futur). Il déclare qu’il ne saurait réussir sa mission sans eux, et même dans ce cas, ne sera peut-être pas capable de gagner la guerre en une décennie.

Mais l’opinion publique américaine ressent généralement des doutes au sujet de cette guerre, particulièrement dans l’électorat du Président.

Le Président Obama va presque certainement faire ce que ses généraux lui demandent, ou décidera de quelque chose de très semblable. Il comprend quels sont les enjeux politiques en temps de guerre.

La guerre du Vietnam a été contestée par l’opinion dans les années 1970, alors que le gouvernement lui-même savait que la victoire était peu probable, selon les documents du Pentagone. Aujourd’hui, l’opinion doute de la victoire dans la guerre en Afghanistan. Cependant, désormais la plupart des Américains – qui n’étaient pas là à l’époque ! – lisent une version de l’histoire de la guerre du Vietnam qui prétend que ce n’était pas une défaite.

On affirme qu’il y a simplement eu un effondrement du soutien des civils pour la guerre, provoqué par la presse de gauche, qui aurait produit une désaffection de l’opinion tant dans le pays qu’à l’intérieur de l’armée de conscription, entrainant un effondrement de la discipline militaire, des assassinats (« fraggings ») d’officiers trop agressifs au combat, et une démoralisation dans les rangs. Telle est la version à laquelle adhèrent aujourd’hui la plupart des officiers dans l’armée.

Il s’agit de la version américaine du mythe du « coup de poignard dans le dos » auquel ont cru les militaires allemands et les cercles politiques de droite, après la première guerre mondiale.

Dans le cas des États-Unis, la défaite au Vietnam était à l’époque douloureusement évidente, et peu de personnes croyaient que le Congrès des États-Unis ou l’administration Nixon (qui a signé l’accord de paix avec le Nord Vietnam) étaient en train de trahir le pays.

Aujourd’hui, cette interprétation révisée de la guerre du Vietnam, affirmant qu’elle était en réalité une « victoire perdue », est devenue une question sensible car la plupart des dirigeants du Pentagone sont partisans d’une « longue guerre » contre le « terrorisme musulman ». Un ordre de retrait de l’Afghanistan, de l’Irak (ou au Pakistan) donné par l’administration Obama, subirait de nombreuses attaques en provenance du Congrès, des médias, et provoquerait des manifestations d’insubordination implicites de l’appareil militaire, dirigées contre la « reddition » d’un gouvernement Obama accusé de manquer de patriotisme et d’être inapte à gouverner.

Les conservateurs sont convaincus que toute politique qui ne se traduirait pas par une victoire totale pour les Etats-Unis en Irak, en Afghanistan, au Pakistan – et dans les prochains mois, peut-être en Somalie, au Yémen, ou, éventuellement, en Palestine ou dans l’Afrique subsaharienne, (ou même contre un Iran déterminé à poursuivre ses ambitions nucléaires) – serait une humiliation et une défaite américaine.

Après le Vietnam, le Congrès a mis fin à la conscription, qui durant cette guerre était profondément injuste : les pauvres et les classes laborieuses ont été appelés sous les drapeaux, alors que nombre de privilégiés provenant de familles influentes trouvaient des médecins complaisants ou des doyens de collèges prêts à fournir des dérogations injustifiées à ceux — tel le futur Vice Président Dick Cheney – qui avaient d’« autres priorités » que le patriotisme et le service national.

Le Congrès a créé une nouvelle armée composée uniquement d’engagés volontaires. La sociologie de cette nouvelle armée est très différente de l’ancienne armée de citoyens. Elle est désormais faite de gens qui voulaient être des soldats, ou souhaitaient bénéficier de l’enseignement universitaire dispensé aux engagés, ou étaient souvent des diplômés du secondaire qui n’avaient guère d’autres choix. Mais depuis le 11 septembre, et l’invasion de l’Irak, cette armée nouvelle fait de plus en en plus appel aux immigrants ou aux jeunes étrangers qui peuvent obtenir un permis de séjour permanent aux États-Unis en s’enrôlant dans l’armée américaine. Les États-Unis utilisent également de plus en plus de mercenaires étrangers recrutés par des entreprises privées.

Son caractère d’armée professionnelle est fondamentalement différent de celui de l’ancienne armée. Auparavant, les officiers de carrière de West Point étaient en temps de guerre largement dépassés en nombre par ceux en provenance de la conscription, qui étaient diplômés des écoles des aspirants-officiers ou des officiers de réserve formés dans les universités (où une grande partie du coût de l’enseignement supérieur pouvait être prise en charge en échange d’une durée d’engagement).

Ainsi, l’armée américaine depuis le début de la Seconde Guerre mondiale jusqu’à la fin du Vietnam était en fait une armée démocratique, avec des conscrits civils, et une majorité de sous-officiers et officiers qui étaient des civils en temps de paix, solidement enracinés dans la société civile, ayant souvent une famille à la maison, et qui accomplissaient leur devoir patriotique de façon temporaire (ou « pour la durée de la guerre »).

Les armées professionnelles ont souvent été considérées comme une menace pour leurs propres sociétés. L’un des officiers de Frédéric le Grand décrivait la Prusse, comme « une armée dotée d’un Etat, dans lequel elle était temporairement casernée, pour ainsi dire. » Mirabeau, l’homme d’Etat de la révolution française, avait affirmé que « la guerre est l’industrie nationale de la Prusse. » Considérant la partie du budget national des États-Unis qui est maintenant consommée par le Pentagone, le même raisonnement vaudrait pratiquement pour les USA.

Cette nouvelle armée a également des ambitions politiques. Elle domine aujourd’hui la politique étrangère américaine, disposant d’un millier de bases à travers le monde, avec des commandants régionaux qui sont autant de proconsuls impériaux. Le général Mc Chrystal et son supérieur, le général David H. Petraeus, ont été mentionnés comme de possibles futurs candidats à la présidence. Le dernier général à être devenu président était Dwight Eisenhower. C’est l’homme qui a mis en garde les Américains contre « le complexe militaro-industriel. »

William Pfaf


Source : ICH : America Owned by Its Army


Découvert sur : Contre Info


Découpage en paragraphes par spqr. Les passages en gras ou en italique le sont par spqr. Les liens sont ajoutés par spqr.

Additif par spqr :

notesNotes :


Publié par spqr le 09 Novembre 2009

N.B. : si vous souhaitez écrire un commentaire, cliquez sur “commentaire(s)” ; l’e-mail est facultatif.

Une Réponse to “L’Amérique sous la coupe de son armée”

  1. D.J said

    Le Vietnam et l’Afghanistan ne sont pas vraiment comparable. Au Vietnam le pouvoir communiste ne fut jamais renversé, tandis que celui des Talibans oui. Et il n’y a pas d’unité national afghane contre les forces de l’OTAN. C’est la durée du conflit qui donne une impression de possible défaite. Mais les coût humains étaient de 50’000 morts américains au Vietnam, contre plus de 3000 sur une période casi identique.L’Afghanistan fut surtout un Vietnam pour les Russes

    Ce qui peut faire gagner les forces del’OTAN, sera la même qui a permis de ne pas perdre en Irak. La connaissance de la multiculture des afghans et de payer la paix avec des dollars en essayant de rassembler les tribus pour former une sorte de pouvoir multipartite approximative.

    Un retrait américain en Afghanistan, serait plus un gâchis qu’une défaite et à coup sur le retour d’une guerre civile et d’un pouvoir islamiste et une nouvelle base arrière d’Al queda.

    Un petit rappel; L’Afganistan fut dans les années 60, une démocratie naissante, détruit par le communisme. Voir mon billet sur le sujet:

    http://leblogdjetliberte.blog.tdg.ch/archive/2010/01/10/l-afghanistan-que-le-communisme-detruit.html

    D.J

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s