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Informations occultées par les médias – Actualité insolite – Politiquement Incorrect – Créer un vrai changement de politique : Instaurer la Démocratie.


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Turquie et 20 questions sur l’élargissement

Posted by Martin de Bruxelles sur lundi, 11 mai, 2009

candidate-and-potential-candidate-countriesLes prochaines élections européennes sont l’opportunité de mettre à jour cet article sur l’adhésion de la Turquie à l’UE. Il montre comment les citoyens de France et d’Europe vont se faire rouler par des politiciens décidés à agir contre leur volonté.

La majorité de la population européenne ne veut pas de la Turquie dans l’Union européenne. À l’opposé les politiques au pouvoir dans l’UE veulent que la Turquie rejoigne l’UE. Les politiques européens ne veulent pas permettre que les citoyens européens expriment leur volonté car les politiques européens ne veulent pas faire ce que demande la majorité des citoyens. Les politiques européens parlent de la démocratie mais n’agissent pas de façon démocratique, ils ne sont pas démocrates.

L’Union européenne tente de justifier la position officielle dans un texte intitulé : « Mythes et réalités au sujet de l’Élargissement »

Ce document qui a la forme de 20 questions-réponses est disponible ici, sur le site de la Commission Européenne : Mythes et réalités au sujet de l’Elargissement

La suite de la présente contribution contient quelques extrait de ce document de l’UE – des questions-réponses concernant l’élargissement de l’UE à la Turquie – et mes commentaires.

Turquie et 20 questions sur l’élargissement. Ce que disent dans ce document les technocrates de l’UE :


Question numéro 4 :

Question numéro 4 : L’élargissement n’est-il pas antidémocratique et l’UE ne devrait-elle pas consulter l’opinion publique ?

Réponse des technocrates de l’UE : « Toute décision importante entraînant l’adhésion d’un pays est prise à l’unanimité par les gouvernements démocratiquement élus des États membres de l’UE. Les parlements nationaux doivent ratifier la décision.
Le Parlement européen, composé de membres directement élus, doit donner son avis conforme. Toutes les décisions essentielles sont donc prises par l’ensemble des organes compétents démocratiquement élus dans chacun des États membres et au sein de l’Union.
Pour toutes ses politiques, y compris l’élargissement, l’UE doit faire en sorte de gagner l’adhésion de ses citoyens. Tant les États membres que les institutions de l’UE doivent mieux communiquer les succès et les défis de l’élargissement. »

Ma remarque sur cette réponse des technocrates de l’UE à la question numéro 4 :

Il apparaît que malgré toutes ces précautions pour offrir des garanties démocratiques, l’opinion des citoyens européens n’a pas été respectée, puisque la majorité des citoyens européens est contre l’adhésion de la Turquie. La volonté de la majorité des citoyens européens n’est pas respectée donc la démocratie [2] n’est pas respectée.

Les cas sont nombreux quand les politiques, qui ont reçu le mandat du peuple, décident ce qui bon leur semble et ne respectent pas la volonté de la majorité de la population.

Exemple flagrant : le vote sur la Constitution de l’Union européenne, dans la version proposée aux citoyens européens en octobre 2004. En France, cette constitution avait été approuvée par le Président de la République française, puis avait été approuvée à 92 % par les parlementaires de l’Assemblée nationale française, avant d’être rejetée par 55 % des électeurs français lors du référendum de mai 2005. C’est une parmi les preuves que les politiques, qui ont reçu le mandat du peuple, ne reflètent pas la volonté de la majorité des citoyens.

Concernant l’adhésion des nouveaux États membres, le problème du non respect de ce que veut la majorité des citoyens est apparu avec l’invitation que les chefs d’État et de gouvernement ont faite à la Turque pour qu’elle vienne adhérer à l’Union européenne. La démocratie n’est pas respectée puisque la volonté de la majorité des citoyens n’est pas respectée.

La solution à ce genre d’erreurs anti-démocratiques faites par l’UE, quand la volonté des citoyens européens est ignorée, est dans l’amélioration des processus démocratiques de l’UE, notamment dans l’introduction des référendums, y compris des référendums sur l’initiative du peuple.[3]

Au lieu de faire ce que leur demandent majoritairement les citoyens européens, les politiques au pouvoir imposent aux citoyens leur idéologie qui est opposées à la volonté des citoyens.

Relisons encore une fois cette partie de la réponse des technocrates de l’UE : « Pour toutes ses politiques, y compris l’élargissement, l’UE doit faire en sorte de gagner l’adhésion de ses citoyens. Tant les États membres que les institutions de l’UE doivent mieux communiquer les succès et les défis de l’élargissement. » En somme, les politiques qui sont aux commandes et les technocrates de l’UE avouent que leur démarche est antidémocratique, ils reconnaissent que les citoyens n’adhèrent pas à ce projet d’adhésion de la Turquie et les politiques qui sont aux commandes le savent puisque « l’UE doit faire en sorte de gagner l’adhésion de ses citoyens ». Les mots « gagner l’adhésion de ses citoyens » et « communiquer les succès et les défis de l’élargissement » signifient que les politiques qui ont décidé élargissement à la Turquie comptent sur la propagande officielle pour laver les cerveaux et implanter les pensées politiquement correctes. Les politiques au pouvoir ont prévu que la phase finale d’adhésion de la Turquie n’aura pas lieu avant 2020 et ils se sont donné largement du temps pour permettre à la propagande officielle d’imposer contre la volonté des citoyens l’idéologie mondialiste de ceux qui gouvernent en Europe.

Pour tenter de parvenir à ce changement d’opinion publique, les politiques ne seront pas aidés seulement par la propagande officielle. Ils seront aidés par la hausse du nombre de citoyens européens musulmans qui sont en majorité favorables à l’adhésion de la Turquie. Cette hausse est le résultat des forts flux d’immigration musulmane en provenance d’autres continents et de la forte natalité des musulmans. Ils seront aussi aidés par la baisse du nombre des Européens d’origine (des Blancs européens) qui sont en majorité opposés à l’adhésion de la Turquie. Cette baisse est le résultat de la natalité beaucoup trop faible des Européens d’origine : 1,4 enfants par femme alors que le renouvellement de la population exige 2,1 enfants par femme.

En temporisant, en étalant dans le temps la procédure d’adhésion de la Turquie, les politiques espèrent éroder l’opposition de la population européenne. Ces politiques au pouvoir dans l’UE, qui dans leurs discours utilisent souvent le mot « démocratie », appliquent cyniquement leurs procédés antidémocratiques. En démocratie, le devoir des individus qui représentent le pouvoir – politique, éducation publique, médias officiels – est de respecter la liberté d’opinion et d’appliquer systématiquement et scrupuleusement les décisions qui viennent de la volonté de la majorité des citoyens.

Pour chaque pays candidat, il faudrait AVANT de commencer la procédure d’adhésion (et pas seulement à la fin de la procédure !) demander aux Européens d’exprimer leur accord ou désaccord.

La procédure d’adhésion dure des années et coûte de l’argent aux contribuables européens, par conséquent il ne faut démarrer la procédure d’adhésion que si les Européens ont démocratiquement exprimé leur accord. Un référendum serait approprié, car il permet aux citoyens de s’exprimer sans l’intermédiaire des politiques, qui souvent pour le moins déforment la volonté majoritaire des citoyens, et parfois l’ignorent délibérément. Lorsqu’à la fin de la procédure, qui peut durer des années, le pays candidat semble avoir rempli les conditions économiques et législatives (c’est l’objectif de la procédure d’adhésion) il faut un deuxième référendum pour confirmer que les Européens n’ont pas changé d’avis et qu’ils sont d’accord avec les politiques qui prétendent que le pays candidat a rempli les conditions.

Si l’Union européenne était une fédération, la procédure démocratique exigerait que le référendum en vue d’une adhésion d’un nouvel État membre soit un référendum unique, commun à l’ensemble des Européens. Mais l’Union européenne n’est pas une fédération.

L’Union européenne est de fait une confédération d’États indépendants. Autrement dit, les États de l’Union européenne sont des États souverains. Sur la scène internationale, ces États sont des entités légalement individualisées : elles agissent indépendamment dans les relations d’État à État. Dans ce contexte de souveraineté, selon les principes démocratiques du respect de la volonté majoritaire des citoyens de l’État souverain, la procédure démocratique exige qu’en vue d’une adhésion d’un nouvel État membre, soit organisé un référendum séparé dans chaque État membre de l’Union européenne. La Constitution actuelle de certains États membres ne permet pas d’organiser les référendums. Ce n’est pas un obstacle. La Constitution n’est pas parole divine, c’est un texte de lois comme un autre, écrit par des humains pour des humains, et il doit pouvoir être corrigé quand le besoin s’en fait sentir. La Constitution française a d’ailleurs été modifiée environ une fois tous les trois ans au cours de ces dernières décennies. Donc si les Constitutions doivent être modifiées pour pouvoir généraliser l’utilisation de référendums, alors il faut les modifier.

Si dans le passé et jusqu’à présent les politiques européens ont pris l’habitude d’agir de manière antidémocratique, cela ne signifie pas que les citoyens européens doivent continuer à subir cette dictature. Il est temps de changer les mécanismes selon lesquels fonctionnent les institutions politiques dans les États membres ainsi que les institutions politiques de l’Union européenne. Il est temps d’introduire et de généraliser la démocratie à tous les niveaux.


Question numéro 16 :

Question numéro 16 : Pourquoi la Turquie pourrait-elle adhérer à l’UE ?

Réponse des technocrates de l’UE : « L’Europe a besoin d’une Turquie stable, démocratique et plus prospère, qui adopte nos valeurs, nos règles de droit et nos politiques communes. »

Ma remarque sur cette réponse des technocrates de l’UE à la question numéro 16 :

Ce faux argument est souvent mis en avant par les lobbies, les politiques et les technocrates qui sont en faveur de la Turquie dans l’UE : « la procédure d’adhésion à l’UE oblige la Turquie à devenir démocratique, ainsi, le résultat sera que l’Europe et le monde en général bénéficieront d’une Turquie démocratique et stable ». Dans ce cas pourquoi ne pas directement démarrer la procédure d’adhésion avec les États tels que le Yémen, l’Irak, le Pakistan, l’Iran ou l’Ouganda, puisque l’Europe et le monde en général bénéficieront de la démocratie et de la stabilité au Yémen, Irak, Pakistan, Iran ou Ouganda ?


Question numéro 17 :

Question numéro 17 : Pourquoi faire entrer un pays non chrétien ?

Réponse des technocrates de l’UE : « L’UE ne s’est pas construite sur la religion. L’Union est fondée sur des valeurs européennes communes telles que le respect de la dignité humaine, l’État de droit, la tolérance et la non-discrimination. En tant que communauté de valeurs, l’une de nos forces est l’union dans la diversité. »

Ma remarque sur cette réponse des technocrates de l’UE à la question numéro 17 :

En démocratie c’est aux citoyens de décider sur quelles valeurs repose leur communauté. Le politiques qui imposent leurs vues à la population ne respectent pas la démocratie.

À partir de la fin du 19ème siècle, en Europe, d’une part les religions chrétiennes ont perdu des pratiquants et d’autre part la proportion des agnostiques ou des athées a augmenté, puis au milieu du 20ème siècle, la forte immigration des non-Européens a rendu les musulmans majoritaires parmi les religions pratiquées dans certaines régions dans l’ouest de l’Europe. Néanmoins, en ce début du 21ème siècle, l’Europe est très majoritairement chrétienne par l’ascendance culturelle, par les valeurs chrétiennes auxquelles se réfèrent ses populations.

Il y a en Europe une certaine répartition des religions. Les valeurs dominantes de la société européenne ont été façonnées à partir des références chrétiennes qui dominent en Europe. Cela participe à l’identité européenne. Cela ne signifie pas obligatoirement que la majorité des Européens sont aujourd’hui chrétiens pratiquants. Cela signifie que les valeurs auxquelles croient en majorité les citoyens européens, leurs repères culturels, moraux ou philosophiques sont issus de valeurs chrétiennes. Dans la plupart des pays européens, les musulmans, les juifs, les agnostiques, les athées et tous ceux qui ne sont pas chrétiens convaincus, vivent dans un milieu très majoritairement dominé par l’héritage chrétien, et se comportent en conséquence, en respectant les coutumes quotidiennes et la façon de vivre qui ont été influencées par la chrétienté. Par contre dans les pays européens où les musulmans commencent à être une large partie de la population ils commencent à imposer leurs coutumes et leur vision de la société.

Si en Europe la répartition des religions change en faveur de l’islam, la nouvelle identité européenne et les valeurs dominantes de la société européenne seront issues des références musulmanes.

Concernant la laïcité voulue par les pouvoir publics, on observe que c’est une attitude équivalente à dire « je ne m’en mêle pas » donc c’est une attitude qui tacitement permet à l’islam de progresser. Le cas de la France le démontre. L’islam progresse dans la France laïque, parce qu’il n’y rencontre pas de résistance, la laïcité constitue en effet un terreau fertile, propice à la propagation des religions nouvelles en France, et notamment propice à la propagation de l’islam.

En démocratie c’est la population, par l’expression de sa volonté majoritaire, qui doit décider si elle souhaite évoluer vers une plus grande proportion de valeurs d’islam dans la composition des valeurs qui forment l’identité de la société européenne.

Peut-être qu’aujourd’hui, la population européenne, dans sa majorité souhaite que l’Europe devienne majoritairement musulmane par le changement d’ascendance culturelle, par les valeurs musulmanes auxquelles se référera dans le futur la population européenne dans la majorité, si les tendances de l’adhésion de la Turquie et de l’immigration massive des musulmans continuent.
Mais peut-être que non.


Questions numéro 15 et 18 :

Question numéro 15 : Où et quand tout cela s’arrêtera-t-il ? Ne devrions-nous pas fixer une fois pour toutes les frontières de l’UE  ?

Réponse des technocrates de l’UE : « …Les frontières de l’UE sont définies par des décisions prises à l’unanimité au plus haut niveau politique… »

Question numéro 18 : Pourquoi laisser l’Ukraine de côté et accepter la Turquie ?

Réponse des technocrates de l’UE : « …L’UE n’a jamais offert de perspective d’adhésion à l’Ukraine et une décision de cet ordre devrait être prise à l’unanimité par tous les États membres. »

Ma remarque sur ces réponses des technocrates de l’UE aux questions numéros 15 et 18 :

Pourquoi attendre le bon vouloir « au plus haut niveau politique » avant de se décider un jour, on ne sait pas quand, de se rapprocher éventuellement d’autres pays du continent européen ? Ne serait-il pas démocratique, de demander aux citoyens européens vers quels pays ils souhaitent que s’ouvrent les pourparlers en vue de l’adhésion ? Pourquoi attendre avant de soumettre ces questions aux Européens, pourquoi les chefs d’État et de gouvernement se réservent-ils le droit de décider en s’opposant à la volonté majoritaire des citoyens ?

Le système reposant sur les décisions prises souverainement « au plus haut niveau politique » est archaïque. Il date d’une époque très lointaine (des siècles et des millénaires) quand les citoyens n’avaient pas la possibilité de communiquer instantanément avec les centres de décisions. Il fallait alors introduire la délégation. Les déléguées (les politiques) ont actuellement trop tendance sur des questions précises à ne pas tenir compte des volontés majoritaires de la population. Aujourd’hui, il est techniquement possible que beaucoup de décisions politiques soient prises au moyen de procédés de démocratie directe.

En démocratie les politiques devraient agir selon les exigences du peuple. La solution pour que l’UE devienne réellement démocratique, et pas seulement dans la forme, est notamment dans l’introduction des référendums, y compris des référendums sur l’initiative du peuple.


Le référendum est la garantie de la démocratie

Les référendum peuvent être regroupés et peuvent avoir la forme de questionnaires à choix multiples. La majorité de voix de citoyens européens concernant chaque questions devrait servir comme décision de base permettant la mise en application par les instances « au plus haut niveau politique ».

Au niveau des institutions de l’Union européenne, mais aussi dans les États Membres, nous vivons dans une dictature technocrate déguisée derrière un certain vocabulaire de démocratie.

En démocratie les politiques devraient agir d’après la volonté de la majorité de la population. Les politiques ne doivent pas démarrer un processus politique, surtout un aussi fondamental que l’élargissement de l’UE, s’il n’ont pas reçu l’autorisation explicite de la population européenne. La solution pour que l’UE devienne démocratique est dans l’introduction de référendums.

Le référendum d’initiative populaire est l’outil qui permet aux citoyens d’intervenir à tout moment pour corriger les décisions anti-démocratiques prises par les politiques ou pour éviter que ces décisions ne soient prises.

En démocratie les citoyens doivent avoir le droit à tout moment, sur toute question, selon les critères de leur choix, de décider par référendum. Les citoyens doivent avoir la liberté complète de parole (1) , liberté au sujet de la question posée et au sujet des critères de décision. Toute entrave à cette liberté complète est signe de dictature.

Le référendum doit être obligatoire pour un certain nombre de questions qui touchent aux fondements mêmes ou à l’identité de l’UE ou des États membres. Au niveau de l’UE, ces questions concernent notamment :

  • – La Constitution,
  • – Chaque élargissement à un nouvel État membre,
  • – La politique d’immigration en provenance d’autres continents,
  • – Les règles d’attribution de la citoyenneté,
  • – La politique sociale,
  • – La globalisation de l’économie,
  • – etc.

Le droit aux référendums, d’initiative populaire et aux référendums obligatoires pour certaines décisions, doit être garanti dans la Constitution de l’Union européenne et devrait être garanti dans les constitutions des États membres.

-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.–.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-
Notes :

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(1) Lire la contribution «La liberté d’expression est une condition de la démocratie».

Martin de Bruxelles

Additif par spqr :

Cet article est une mise à jour de notre article publié le 06 Mars 2007 ; les prochaines élections européennes de Juin 2009 en sont l’occasion.

Autres articles sur le même sujet :

[2] Lisez l’article sur SPQR : « Qu’est-ce que la démocratie ? » 

[3] Lisez l’article sur SPQR : « Comment contrer les lobbies de toute sorte et comment aller vers la démocratie » 

Publié par Martin de Bruxelles le 11 Mai 2009

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2 Réponses to “Turquie et 20 questions sur l’élargissement”

  1. […] … sur « Au nom du tiers état » de Fr…Deborah sur Turquie et 20 questions sur…Aurélie sur Tests ADN pour l’im…commissaire sur Le Pape, le préservatif et […]

  2. Deborah said

    Je passe te saluer et te souhaiter une belle journée SP!
    Deborah

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