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    Johann Wolfgang von Goethe

A la dérive

Posted by spqr sur lundi, 20 avril, 2009

Paul Krugman

Dans les premières mois de cette crise nous écrivions que la culture économique des responsables politiques américains, leur foi inébranlable dans les dogmes de l’école de Chicago, les rendaient peu aptes à comprendre la situation et donc à agir efficacement. L’équipe constituée par Obama semble atteinte du même mal. Nationalisation reste un mot tabou, honteux, que la nouvelle administration se refuse à évoquer, alors même que le cours de l’action de la banque Citigroup flirte avec le dollar – c’est à dire l ’éviction de la cote new yorkaise – et que de tous côtés les appels se font de plus en plus pressants pour une prise de contrôle publique. Ce blocage psychologique, ce vertige devant la transgression, se traduisent en acte par un aveuglement qui confine à l’absurde. On ne peut entendre la récente déclaration d’Obama affirmant que le privé est « plus efficace » pour gérer le système bancaire sans ressentir un malaise devant cette forme d’humour involontaire. Au nom de quoi faudrait-il donc continuer à révérer des idoles qui pourtant s’effondrent avec fracas sous nos yeux, entraînant dans leur chute de trop nombreuses victimes ? Car il y a urgence à agir. Les politiques menées sur les deux rivages de l’Atlantique ne sont pas à la hauteur des périls, avertit Krugman, qui déplore également la courte vue dont font preuve les dirigeants européens devant le risque systémique posé par l’Europe de l’Est et se demande dans quel monde vit Jean Claude Trichet lorsqu’il estime que le risque déflationniste n’est pas à l’ordre du jour. Dans une séquence de déflation de la dette, tout délai, tout retard à agir, se traduit par une contagion d’un processus de liquidation généralisé qui gagne peu à peu en force et en élan et rend plus difficile le retournement de cycle. Il faut donc trancher dans le vif au plus tôt, trier les banques, constater les faillites, et le cas échéant nationaliser. Roubini estime qu’il faudra sans doute six mois pour que l’inévitable soit enfin accepté. Si c’est le cas, ce sont six mois de perdus alors que gagne l’incendie.

Par Paul Krugman :

Triste spectacle : des deux côtés de l’Atlantique, les décideurs politiques continuent à viser trop court et la probabilité que cette crise se transforme vraiment en une Grande Dépression numéro II continue d’augmenter.

En Europe, les dirigeants ont rejeté les demandes appelant à la mise en place d’un plan de sauvetage des économies de l’Europe de l’Est en difficulté. Ils se sont seulement engagés à fournir un soutien au « cas par cas ». Cela se traduira par une lente hémorragie de fonds, et n’aura aucune chance d’inverser la spirale descendante.

Ah ! J’allais oublier Jean-Claude Trichet, qui déclare qu’il n’existe pas de menace de déflation en Europe. Quel temps fait-il sur sa planète ?

De ce côté-ci de l’Atlantique, Tim Geithner semble convaincu que les banques doivent rester privées, même si elles sont en faillite, parce que… Et bien, juste parce que. Tout ceci exaspère l’économiste James Kwak :

Pour être franc, cela sonne comme le slogan « le privé, c’est mieux » , que nous avons entendu durant l’administration Bush, et auparavant durant l’administration Clinton (quoique légèrement moins). Bien sûr, la plupart des gens sont d’accord, et ne souhaitent pas que toutes les décisions d’octroi de crédit soient prises par les bureaucrates de Washington. Mais ce n’est qu’un argument de circonstance. Il y a de vraies raisons pour débattre si la nationalisation constitue la meilleure solution : par exemple, s’il fallait prendre le contrôle de Citigroup, et ce même pour un court laps de temps, cela ne compromettrait-il pas la situation de la Bank of America à un tel point que sa prise de contrôle devienne également nécessaire ? Et que dire du cas de la JPMorgan Chase ? Mais ce n’est pas ce que dit Geithner. Il dit seulement « le privé, c’est mieux. »

Idem pour le pourtant très modéré Tim Duy, au sujet de l’insistance des responsables politiques à affirmer que la « valeur réelle » des actifs est plus élevée que tout ce que le marché est réellement prêt à payer :

« Les décideurs politiques partent de l’hypothèse que la restauration du bon fonctionnement des marchés du crédit – et de la confiance en général – se traduira par un rebond des prix de l’immobilier. Ils semblent incapables d’envisager un monde dans lequel ce ne soit pas le cas. Ces oeillères les empêchent de chercher à élaborer des politiques basées sur l’acceptation du fait que nombre des actifs détenus par le système bancaire sont tout simplement « mauvais ». Pour Bernanke et Geithner, il n’y a pas de mauvais actifs. Seulement des actifs mal évalués.

Et nous assistons au spectacle de James Baker – James Baker ! [1]attaquant l’administration Obama sur la gauche en appelant à la nationalisation temporaire des banques zombies dans le cadre des mesures de recapitalisation.

Le sentiment désagréable que les choses partent à la dérive, le sentiment que les responsables politiques refusent de faire face à la dure réalité et s’agitent vainement alors que l’incendie gagne l’économie mondiale, ne cesse de se renforcer.

Paul Krugman
Professeur d’économie et de relations internationales à l’université de Princeton,
éditorialiste au New York Times,
Prrix Nobel d’économie de 2008


[1] James Baker a occupé les fonctions de Secrétaire au Trésor dans l’administration Reagan et de Secrétaire d’Etat sous la présidence de George Walker Bush.


Source : Blog de Paul Krugman, NYT, 02 Mars 2009 (en anglais)

Découvert sur : Contre Info


Additif par spqr :

notesNotes :
– nous avons choisi cet article, non seulement pour son intérêt quand à la situation aux USA, mais parce ce que ce qui y est décrit s’applique aussi en grande partie aux banques des pays occidentaux francophones.

Publié par spqr le 20 Avril 2009

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