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Informations occultées par les médias – Actualité insolite – Politiquement Incorrect – Créer un vrai changement de politique : Instaurer la Démocratie.


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    Johann Wolfgang von Goethe

Le libéralisme n’est pas responsable de la crise des subprimes

Posted by spqr sur mardi, 7 octobre, 2008

Par Philippe Jaunet :

 
1. Si l’on en croit les médias, la crise financière résultant du scandale des subprimes sonnerait le glas du système économique néolibéral. Pour beaucoup, elle démontrerait même l’erreur de ces libéraux tenants d’un « capitalisme sauvage » ; d’ailleurs, n’a-t-on pas vu ceux qui vantaient les mérites de la dérégulation en appeler aujourd’hui au secours de l’Etat ? Beaucoup croient pouvoir en déduire que le libéralisme est fini, presque mort et enterré. Pourtant, et pour peu qu’on se prête à une analyse sérieuse des faits, force est de constater que le libéralisme est hors de cause. (à dr. : Vente d’une maison saisie par des créanciers aux USA)

2. Contrairement à ce que les antilibéraux expliquent en permanence, les marchés financiers américains, loin d’être complètement dérégulés, font l’objet d’un contrôle très strict de la part de la Federal Reserve mais aussi des multiples « agences » de régulation dont la plus célèbre n’est autre que la Securities Exchange Commission (SEC), d’autant qu’interviennent, de manière sectorielle – justement en matière de prêts hypothécaires – deux entreprises crées par le Sénat, à savoir, Freddy Mac et Fannie Mae, en charge de la garantie des prêts insolvables. Aussi, si crise il y a, n’est-ce pas d’abord de la faute des régulateurs eux-mêmes, ces « super administrateurs » qui, manifestement, n’ont pas su prévoir – alors que c’est leur métier – les comportements à risques développés par certains opérateurs, ni prendre les mesures appropriées ?

3. Alors, faut-il plus de régulation ? On peut le penser ; ainsi, à la suite du scandale Enron de 2004 l’Europe a su adopter des règles justifiées comme par exemple la séparation organique entre les activités de conseil et d’audit (puisqu’on ne peut contrôler la société qu’on a en charge de contrôler).
D’ailleurs, aucun libéral – de Mises à Friedman en passant par Hayek ou Nozick – n’a jamais dit que le marché n’avait besoin d’aucun encadrement juridique, ne serait-ce que pour faire respecter les contrats librement conclus. Seulement, ce qu’il faut, c’est une régulation efficace, pas un « semblant » de régulation parce que, comme les libéraux l’ont toujours dit, si l’Etat n’a pas à faire œuvre d’opérateur, il lui revient de réguler la société. Mais il ne faudrait pas en profiter pour en revenir à un système profondément antilibéral où l’Etat est tout et l’initiative privée n’est rien. Aurions-nous déjà oublié le scandale du Crédit Lyonnais, cette banque publique et partant, régulée, qui a coûté au contribuable français la bagatelle de… 130 milliards de francs ?

 
4. Mais commençons par le commencement : la crise actuelle est née du subprime, un crédit hypothécaire (c’est-à-dire un prêt octroyé en contrepartie d’une créance portant sur un immeuble) accordé à des personnes à faible revenu, et présentant donc le risque d’être insolvables. Est-ce en soi contraire au droit ? Non : tout prêt repose sur une part de risque, et on ne peut jamais être certain qu’une personne soit ou non solvable. Or, le fait de prêter – du fait de cette part de risque – est un acte de spéculation qui doit évidemment être rémunéré, d’où des taux d’intérêt élevés.

5. Seulement si les banques peuvent tout à fait prêter à des personnes non solvables, elles le font à leurs risques et périls car – on oublie de le rappeler – pour le libéral, conformément à ses convictions individualistes (« aide-toi, le ciel t’aidera » étant le cri de ralliement de la jeunesse libérale du XIXe siècle) on ne risque jamais que ce qu’on peut se permettre de perdre, ce qui explique que les banques doivent disposer de fonds propres pour faire face aux risques d’impayés.
C’était le cas par le passé, mais aujourd’hui que la loi n’oblige plus de détenir des fonds propres qu’à hauteur de 7 ou 8 %, les banques se sont engouffrées dans les carences de la législation, d’autant que les exigences diminuent lorsqu’est en cause un crédit hypothécaire, justement parce qu’il y a hypothèque : ainsi, lorsqu’un client ne peut plus payer les intérêts de ses prêts, la banque vend sa maison en espérant que le prix de la vente couvrira ses frais… Encore faut-il que le marché immobilier soit au beau fixe ; et toute la crise actuelle vient de ce que les banques ne peuvent plus faire face aux impayés, les prix de l’immobilier étant trop bas.

6. Il ne faudrait pas oublier que si les banques ont pris de tels risques, c’est parce qu’elles étaient soutenues par l’Etat qui a toujours caressé l’idée de faire de chaque citoyen américain le propriétaire de son logement (témoin le trop peu connu Community Reinvestment Act). Mais les banques doivent-elles permettre la promotion d’une politique du logement déconnectée de la réalité économique ou doivent-elles tout simplement faire ce pour quoi elles ont été crées : du profit, en prenant le moins de risque possible pour les épargnants dont elles gèrent les fonds ?

7. On aura beau dire, critiquer la Bourse, les marchés financiers, le capitalisme… mais la crise est d’origine immobilière, et si elle s’est propagée dans d’autres secteurs de l’économie, c’est uniquement parce que les subprime mortgage lenders ont, par le mécanisme bien connu de la « titrisation », adossé à des titres financiers sûrs des crédits hypothécaires par essence peu sûrs, puisque portant sur des personnes insolvables ! Or, et quoi qu’on en dise, est un libéral authentique celui qui entend défendre la liberté et son corollaire inévitable, la responsabilité. Aussi l’un des préceptes de base du libéralisme est-il qu’il faut respecter la parole donnée car, comme le disaient déjà les Romains, pacta sunt servanda : les pactes lient ceux qui les font. En toute logique, un système authentiquement libéral implique le respect des conventions librement conclues, le contrat étant à la base même du libéralisme.

8. Mais vit-on dans une société libérale lorsque des contrats ne sont ni respectés ni véritablement négociés ? Vit-on dans une société libérale lorsque le financier que vous avez mandaté pour gérer votre épargne vous propose un produit prétendument « sans risque » alors qu’il y a sciemment introduit des crédits douteux ? Vit-on dans un système libéral lorsqu’une agence de notation (il y a peu encore, présentée par les Etats comme un habile moyen de réguler les marchés) qualifie de produit « sans risque » un crédit hypothécaire qui ne sera jamais remboursé ? Vit-on dans une société libérale lorsque ne pèse aucune obligation d’information sur les professionnels, ni aucun principe général de bonne foi dans les relations contractuelles ? Vit-on, enfin, dans une société libérale quand on ne peut plus avoir confiance avec ses partenaires commerciaux ?

9. La confiance, qui pourtant est à la base de l’économie de marché, a été bafouée certes par des banquiers véreux mais aussi, par l’Etat lui-même – l’Etat qui, via Fenny Mac et Fanny Mae, garantit les subprimes impayés (ce qui est par contre prohibé par la réglementation communautaire sur les aides d’Etat, droit que l’on critique, en Europe, pour son caractère éminemment libéral !) ou en jouant avec les taux d’intérêt par le biais d’une politique monétaire inconsidérée, a miné les fondamentaux d’une économie libérale. Qu’on en juge : en dévaluant le dollar, les autorités fédérales déstabilisent l’économie mondiale et conduisent à plus d’inflation, d’autant que celle-ci se nourrit puissamment des déficits publics qui, en Europe comme aux USA, réduisent les marges de manœuvre de nos politiques.

10. Bien sûr, devant l’ampleur de la crise, les gouvernements réagissent, avec raison ; or, parmi les mesures annoncées (rachat des créances douteuses, renforcement des normes comptables, etc.) on nous apprend que le mécanisme des golden hello et autres « parachutes dorés » va, semble-t-il, disparaître. Aussi étrange que cela peut sembler à certains, aucun libéral ne le regrettera.
Faut-il le rappeler ? Dans un système authentiquement libéral, les revenus dépendent du travail et du seul mérite personnel, aussi est-ce avec une profonde cohérence que les libéraux ont depuis longtemps cherché à faire comprendre que la rémunération d’un manager doit correspondre aux évolutions du chiffre d’affaires de l’entreprise, et à rien d’autre. Ainsi, lorsqu’un dirigeant, par une politique commerciale efficace, fait tripler le cours de l’action, rien ne s’oppose à ce qu’il triple son revenu ; en revanche, personne n’accepte de tripler le revenu des dirigeants sociaux inefficaces… surtout pas l’actionnaire qui a perdu son argent lorsque le cours de l’action chute vertigineusement suite à une gestion pitoyable de l’entreprise !

11. Malheureusement, les actionnaires sont souvent « pieds et poings liés » car, en Europe comme aux USA, le droit des sociétés est ainsi fait que, trop souvent, ils ne peuvent se prononcer sur les revenus des dirigeants ni sur ceux des principaux cadres ; refusant cet état de fait, les libéraux de la Corporate Governance souhaitent renforcer le contrôle des dirigeants sociaux en donnant plus de pouvoir aux actionnaires, ces « capitalistes » qu’on méprise et qui, pourtant, risquent quotidiennement leur épargne et sont rarement des gens fortunés ; toutefois, ces réformes n’ont jamais abouti parce que le patronat, et lui seul, ne le souhaitait pas. Ainsi, le MEDEF a longtemps vu dans le renforcement du pouvoir des actionnaires une mesure « démagogique » (c’était à l’époque du scandale Enron qui, lui aussi, aurait pu être évité si les actionnaires avaient été mieux informés de ce qui se passait au sein de l’entreprise).

12. Alors, vit-on vraiment dans un monde « libéral » ? Pour nous, on ne peut l’affirmer mais, finalement, l’essentiel n’est pas là ; le problème, éminemment plus pratique, est ailleurs : avec les « parachutes dorés », on est loin de la responsabilité véritable de la crise
financière, et on peut se demander si ce n’est pas plus par démagogie que l’on s’en prend aujourd’hui aux golden boys qui, hier adulés, aujourd’hui honnis, semblent être des boucs émissaires idéaux. Mais pourquoi s’en prendre aux marchés financiers – qui, on l’a dit, ne sont pour rien dans la crise, la titrisation n’ayant fait que propager des créances dont ils ne connaissaient pas le contenu ?

13. Le problème, le problème essentiel, c’est celui de savoir quel sera demain l’encadrement des marchés financiers.
Donnera-t-il plus de force aux contrats et plus de pouvoir aux actionnaires (conformément à la logique du droit de propriété) ou en reviendra-t-il, au contraire, aux mêmes errements qui ont causé la crise des subprimes, à savoir : une régulation inefficace (parce que reposant sur des règles inadaptées) et une perte de confiance généralisée dans la parole donnée ?

14. Mais on préfère disserter sur la prétendue « crise du capitalisme ». Ce n’est pas une nouveauté ; et, déjà, en 1955, Georges Ripert rejetait la confusion qu’entretiennent les adversaires du libéralisme dans l’esprit des gens, rappelant qu’« Un homme peut commettre des actes coupables pour s’enrichir : s’il vole pour acquérir un bien il ne faut pas en déduire que la propriété soit le vol (…). Si un patron exploite indignement ses clients ou ses ouvriers ou ses prêteurs, il commet un acte moralement ou pénalement coupable, il ne s’agit jamais que d’un acte individuel détachable de l’exercice du droit. »
Aujourd’hui, il me semble que rien n’a changé, les adversaires du libéralisme continuant de confondre un système qui a pourtant fait ses preuves avec les comportements – répréhensibles – d’une minorité. A nous de ne pas commettre la même erreur qu’eux.

Philippe Jaunet

Publié à l’origine sur le blog de Philippe Jaunet qui a aussi créé un groupe Facebook sur ce sujet.

Publié par spqr le 07 Octobre 2008.

Addendum de spqr :

Publié par spqr le 07 Octobre 2008

N.B. : si vous souhaitez écrire un commentaire, cliquez sur “commentaire(s)” ; l’e-mail est facultatif.

6 Réponses to “Le libéralisme n’est pas responsable de la crise des subprimes”

  1. Deborah said

    Je signe ma visite et te souhaite un excellent weekend SP
    Deborah

  2. stella said

    Bonjour SPQR,
    Le libéralisme est un bon système. Il a seulement besoin d’encadrement, de règles car sans cela il a des excès, on vient d’en faire l’amère constatation.
    Balladur qui rentre des Etats Unis le disait il y a quelques années et le redit. On ne peut pas tout faire même en régime libéral, il faut réfléchir aux conséquences, un libéralisme maîtrisé serait l’idéal.
    Et puis, juste pour le plaisir, honte à tous les gauchos qui prennent la crise en otage en croyant être politiquement gagnants : quel manque de civisme, quel mépris des gens, honte à eux.
    bon dimanche,
    Stella

  3. Deborah said

    Bonjour SP!
    Ceci est un message collectif pour t’informer que tous vos commentaires se sont bizarrement évanouis de la surface de mon blog, tandis qu’ils subsistent dans mon administration… Phénomène étrange et insolvable pour le moment…
    Aurais tu un conseil, une suggestion pour régler le problème?
    Si tel est le cas, merci de bien vouloir me contacter via le lien tout en bas de la page : contact ou via mon adresse email perso.

    Bises et à bientôt
    Deborah

  4. […] Le libéralisme n’est pas responsable de la crise des subprimes […]

  5. Zienpric said

    11. Et les actionnaires et les dirigeants ne sont-ils pas également confondu ? Voyez par vous même le système de rémunération des technostructures.. Donner plus de pouvoir aux actionnaires, c’est en donner plus aux dirigeants..

  6. spqr said

    « Donner plus de pouvoir aux actionnaires, c’est en donner plus aux dirigeants.. »
    Plutôt contradictoire, ce que vous écrivez  😕
      
    Savez-vous ce qu’est un actionnaire  ❓
    Je n’ai pas l’impression que vous ayez vraiment lu l’article, ou alors vous restez fixé sur des préjugés dont parle justement cet article  ❗

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