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Informations occultées par les médias – Actualité insolite – Politiquement Incorrect – Créer un vrai changement de politique : Instaurer la Démocratie.


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    "Nul n’est plus esclave que celui qui se croit libre sans l’être."
    Johann Wolfgang von Goethe

Qu’est-ce que la démocratie ?

Posted by Martin de Bruxelles sur mercredi, 11 juin, 2008

bêma de Pnyx

 

Qu’est-ce que la démocratie véritable ?

Il y a souvent une confusion entre les concepts de « démocratie représentative », « démocratie participative » et « démocratie directe ».

Le présent article explique quelle est la différence entre les prétendues « démocraties » que nous imposent les politiques au pouvoir depuis des décennies et la démocratie véritable.

Qu’est-ce que la démocratie ?

La démocratie est assurée par deux conditions indissociables :

  • La liberté d’opinion doit être garantie : cela signifie que les citoyens sont libres d’exprimer et de propager toutes les opinions quelles qu’elles soient.
  • Toutes les décisions doivent être conformes aux désirs de la majorité des citoyens, donc toute décision doit pouvoir être soumise à la validation par la majorité des voix des citoyens qui désirent s’exprimer.

Liberté d’opinion car il n’y a pas de vérité absolue …

Examinons pourquoi la liberté d’expression est indispensable à la démocratie.

Les convictions d’un individu sont partiellement le résultat de son histoire individuelle qui a pour conséquence qu’il remarque ou observe en priorité certains faits qui restent non remarqués ou inobservés par d’autres.

C’est une règle générale : tout le monde fonctionne ainsi. Par exemple il y a dans le domaine de l’économie des professeurs ou même des chercheurs ayant le prix Nobel. Ils connaissent très bien leur domaine d’activité. Mais souvent, entre eux, ils ne partagent pas les mêmes points de vue, leurs opinions sur les questions d’économie divergent parfois complètement. C’est ainsi parce que quand un individu construit son analyse, parmi les faits connus il choisit les faits qui lui semblent les plus importants, pas uniquement de façon rationnelle, mais aussi par des critères inexprimés d’expérience de la vie et de sensibilité personnelle.

Il est donc normal que les gens n’adoptent pas comme leurs tous les points de vue raisonnablement expliqués, même si à première vue les points de vue semblent expliqués logiquement. L’opinion d’un individu s’appuie toujours sur des arguments sélectifs. Les arguments opposés valables et pourtant négligés sont probablement toujours possibles. Les raisons sont nombreuses : par exemple parce que personne ne peut être certain qu’il connaît tous les faits qui concernent un sujet particulier ou qu’il a classé les faits connus selon leur ordre d’importance exact, ou par exemple parce qu’un individu ne peut pas être certain qu’il connaît toutes les interactions possibles entre une multitude de faits.

Les opinions opposées sont donc une chose normale. Cela ne signifie pas que pour imposer une décision dans une communauté nous devons crier les uns sur les autres ou pire. Et le fait que les opinions opposées sont donc une chose normale et que personne ne sait où est l’absolue, la suprême vérité, est la raison pour laquelle les règles de la démocratie sont nécessaires.

C’est pour cette raison qu’il est important de répéter encore et encore : en démocratie la liberté d’opinion doit être garantie sans restrictions et ce n’est pas un individu qui doit décider et imposer ses choix à la communauté, même quand c’est un individu qui parle mieux ou plus fort que d’autres, ou qui tient de l’argent ou une arme à la main1. En démocratie, le devoir des individus qui représentent le pouvoir – politique, éducation publique, médias officiels – est de respecter la liberté d’opinion et d’appliquer systématiquement et scrupuleusement les décisions qui viennent de la volonté de la majorité des citoyens.

Les citoyens doivent être libres d’exprimer et de propager toutes les opinions sans aucune censure ou interdiction

L’observation montre que quand elles existent, les lois qui interdisent la liberté d’expression ne reflètent pas les souhaits de la majorité des citoyens mais sont imposées par divers groupes de pression. Plusieurs lois de ce genre sont en application en France : les politiques, incités par les groupes de pression, décident ce que les citoyens ont le droit de penser, de croire, de dire. Les citoyens qui n’acceptent pas cette limitation de liberté d’opinion et de parole peuvent être punis par des amendes et par l’emprisonnement. La majorité silencieuse, soumise, doit incliner la tête et fermer la bouche.

La démocratie existe quand les décisions sont prises selon les souhaits de la majorité des citoyens. En démocratie le peuple doit décider sur toutes les questions qu’il souhaite, sans aucune limite, par conséquent chaque citoyen doit pouvoir exprimer et propager ses idées.

Il convient donc de répéter encore et encore que pour pouvoir garantir la démocratie il ne faut interdire aucune opinion, toute opinion doit pouvoir être librement exprimée et propagée. C’est un des deux fondements de la démocratie. D’autre part les politiques, c’est à dire les administrateurs de la communauté, ne doivent pas agir isolés des citoyens, uniquement selon les idéologies auxquelles ils se réfèrent ou selon les lobbies ou selon les groupes d’agitateurs qui cherchent à s’imposer. Les politiques doivent être en permanence à l’écoute des citoyens : chaque décision prise par les politiques doit être conforme à ce que désirent les citoyens dans leur majorité. C’est le deuxième fondement de la démocratie.

Chaque décision doit être conforme à ce que désirent les citoyens dans leur majorité

On peut distinguer trois types de « démocraties », mais une seule mérite le nom de démocratie.

Démocratie représentative :

Dans un système de « démocratie représentative » les politiques sont élus, ensuite ils prennent des décisions, écrivent des lois, signent les traités internationaux, engagent des dépenses que des générations futures devront rembourser etc. … sans vérifier si la majorité de la population est d’accord avec chacun de leurs actes, et même souvent en sachant que la majorité de la population n’est certainement pas d’accord avec certains de leurs actes.

Un exemple qui confirme que la « démocratie représentative » qui est actuellement en place – celle ou la volonté du peuple est bafouée, celle où les parlements décident ce qui bon leur semble et celle où les lobbies dictent les décisions – ne respecte pas la volonté de la majorité de la population : le vote sur la Constitution de l’Union européenne, dans la version proposée aux citoyens européens en octobre 2004. En France, cette constitution avait été approuvée par le Président de la République française, puis avait été approuvée par 92 % des parlementaires de l’Assemblée nationale française, avant d’être rejetée par 55 % des électeurs français lors du référendum de mai 2005. Même en Espagne où le référendum à donné un « oui », c’était 77 % de oui alors que le Parlement avait approuvé à 94 %.

Démocratie participative :

Dans un système de « démocratie participative » les politiques sont élus, ensuite ils font appel à certains groupes qui représentent certaines catégories de la population, pour participer à la définition des actions politiques. Les groupes auxquels font appel les politiques sont des représentants socioprofessionnels (industrie, services, syndicats, agriculture, bâtiment, enseignants etc.) ou des organismes, instituts, forums professionnels ou citoyens, financés par certains groupes d’intérêts, ou involontairement financés par les contribuables lorsque ces groupes ont la forme d’associations qui sont subventionnées par les municipalités, régions ou ministères.

Dans ce système participatif, les politiques au pouvoir agissent aussi en fonction de l’intensité du bruit que font certains groupes.

Par exemple quelques dizaines d’occupants des églises ou des salles de sport peuvent – soutenus par des associations, donc par les représentants de la démocratie participative – imposer aux municipalités4 de prendre en charge leur logement et leurs besoins alimentaires.

Par exemple, des voyous brûlent beaucoup de voitures, pour qu’un parti politique – conseillé par des associations représentant la démocratie participative – décide la mise en place de la « discrimination positive »

« positive » signifie qui est favorable aux groupes de population dont sont issus les brûleurs de voitures et qui en même temps est défavorable – « négative » – pour les autres groupes.

Peut-être que la majorité des citoyens qui sont concernés par ce genre de décisions sont d’accord, mais peut-être qu’ils ne sont pas d’accord – en attendant ce sont les politiques et les groupes les plus bruyants ou les plus agressifs qui décident et l’opinion de la majorité qui reste silencieuse est ignorée. Tous ces groupes auxquels font appel les politiques ne sont au mieux que des lobbies2.

En somme, en démocratie participative, ce sont les lobbies qui ensemble avec les politiques décident ce qui doit être imposé à la majorité silencieuse : la démocratie participative est la technocratie des lobbies. Si la démocratie était respectée, les lobbies ne pourraient intervenir que pour faire des propositions. Mais en démocratie c’est toujours (il faut souligner le mot « toujours ») la volonté de la majorité de la population qui devrait être respectée pour décider quelles sont les lois qu’il faut écrire et mettre en application, quelles sont les actions à engager, quelles sont les mesures à prendre. En « démocratie » participative ce n’est pas le cas.

Les critiques de ce système (celui de la démocratie participative, NdlR) le qualifient parfois par le terme qui est censé être péjoratif : « populisme ». Le terme « populisme » voudrait dire que ce système politique repose sur les décisions voulues par le peuple dans sa majorité. Mais ce système politique de « démocratie participative » permet simplement aux politiques en place de dire « le peuple a décidé que… » alors qu’en vérité le peuple, dans sa majorité, n’a pas été consulté pour « décider que … ». En ce sens ce système politique est un déguisement de la volonté du peuple, c’est un « populisme de façade », cynique, car il justifie des décisions autoritaires, mais soutenues par certains lobbies, proches du parti au pouvoir, comme étant soi-disant « voulues par le peuple » alors qu’en vérité ces décisions n’ont pas l’appui de la majorité des citoyens.

La « démocratie participative » est un terme marketing destiné à asseoir un système politique qui est en vérité basé sur la technocratie anti-démocratique des lobbies.

Démocratie directe :

La « démocratie directe » est la seule qui mérite vraiment le nom de démocratie. Dans ce type de démocratie, l’outil politique fondamental est le référendum, qui permet à la population d’intervenir directement dans les décisions de politique et de gouvernement, d’intervenir donc sans intermédiaires, afin de valider les décisions que les politiques doivent ensuite traduire en lois ou afin de corriger les décisions de ceux qui gouvernent.

De façon collective, la masse des citoyens n’est pas souvent génératrice d’idées constructives. Certaines grandes idées qui apportent le progrès à la communauté viennent d’individus qui sont capables d’exposer leur vision, de l’argumenter et de convaincre les citoyens. Ces individus font progresser l’humanité parfois en étant au départ contre l’opinion du plus grand nombre. Mais il est important que ces individus n’imposent pas leurs idées contre la volonté de la majorité des citoyens : ils doivent convaincre les citoyens et c’est toujours l’opinion du plus grand nombre qui doit décider.

Le droit aux référendums, référendums d’initiative populaire et référendums obligatoires pour certaines décisions5, doit être garanti dans la Constitution de l’Union européenne et devrait être garanti dans les constitutions des États membres.

Le référendum d’initiative populaire est l’outil qui permet aux citoyens d’intervenir à tout moment pour corriger les décisions anti-démocratiques prises par les politiques ou pour éviter que ces décisions ne soient prises3.

Le référendum doit être obligatoire pour un certain nombre de questions5 qui touchent aux fondements mêmes ou à l’identité de l’UE ou des États membres. Au niveau de l’UE, ces questions concernent notamment :

  • – La Constitution,
  • – Chaque élargissement à un nouvel État membre,
  • – La politique d’immigration en provenance d’autres continents,
  • – Les règles d’attribution de la citoyenneté,
  • – La politique sociale,
  • – La globalisation de l’économie,
  • – etc.

La démocratie directe n’élimine pas les éléments de « démocratie représentative » ni les éléments de « démocratie participative ». La démocratie directe laisse aux uns et aux autres la possibilité de faire des propositions et aux politiques la responsabilité de gérer les affaires de la communauté au quotidien. Mais elle exerce sur les politiques et sur les lobbies le contrôle du respect de la règle « pour toutes les questions qui touchent la communauté c’est la volonté de la majorité des citoyens qui décide ».

Les critiques opposées à la démocratie directe manquent d’arguments

Les arguments contre le système politique qui inclut la démocratie directe sont de deux types :

  •  » c’est du « populisme » » ;
  • « ça ne peut fonctionner qu’à un niveau géographique restreint ou dans une petite communauté, au niveau des municipalités ou des régions, mais un grand pays ne peut pas être gouverné d’après des décisions issues des résultats des référendums. Ça ne peut qu’engendrer des instabilités. »

Le mot « populisme » fait partie du vocabulaire que les opposants à la généralisation des référendums utilisent lorsqu’ils sont à court d’arguments. C’est avec des intonations péjoratives qu’ils prononcent le terme « populisme » qui signifie que ce système politique repose sur les décisions voulues par le peuple dans sa majorité.

Ils sont donc péjoratifs uniquement parce qu’ils estiment que les décisions politiques doivent être réservées à une « élite » – c’est là le véritable argument caché de ceux qui sont contre le « populisme » : ils ne disent pas clairement qu’ils sont opposés à la démocratie. Car si les décisions doivent être réservées à une élite, alors la démocratie n’existe pas. Rappel : en démocratie toutes les décisions doivent être conformes aux désirs de la majorité des citoyens, de tous les citoyens qui souhaitent exprimer leur volonté. Si la règle est que les décisions politiques doivent être seulement conformes aux désirs d’une certaine « élite » alors on ne se situe pas dans un système démocratique.

Le système politique qui fait appel aux référendums de façon généralisée peut être mis en place quelque soit la taille ou le poids économique ou démographique du pays.

Les États Unis d’Amérique sont un exemple de grand pays qui pour certains types de décisions met en œuvre les référendums.

Le seul pays au monde qui met parfaitement en pratique les référendums, dans le respect complet de ce qu’exige la véritable démocratie, est un pays européen. Mais ce n’est pas un pays membre de l’Union européenne.

Là où la véritable démocratie est déjà en place, avec les référendums garantis aux citoyens, comme c’est le cas depuis longtemps en Suisse, existent la stabilité politique et la paix civile. En Suisse existent historiquement deux religions chrétiennes et quatre langues officielles. Les cantons suisses appliquent certaines lois ou règlements locaux, mais la plupart des lois et les orientations de politique générale sont décidées et appliquées au niveau fédéral. Le dispositif politique suisse doit sa stabilité et sa légitimité, et le peuple suisse doit sa bonne entente, à la garantie offerte aux citoyens de disposer de référendums d’initiative populaire au niveau des cantons comme au niveau fédéral.

Quel autre État avec plusieurs religions et plusieurs langues se permettrait-il de demander à tous les citoyens conscrits ou réservistes de conserver chacun chez-soi son arme de guerre avec munitions de combat ? La Suisse se le permet, elle ne craint pas les émeutes, parce que son système politique a depuis longtemps éliminé les tensions sociales par la voie de la démocratie directe, par les référendums. Avec son système politique basé sur la démocratie directe et avec son organisation fédérale, la Suisse pourrait être un modèle pour les États Membres de l’Union européenne et pour les instances de l’Union européenne (Commission européenne, Conseil de l’Union européenne) qui ont pris l’habitude de prendre des décisions non conformes à la volonté de la majorité des européens.

Peu importe le nom que certains utiliseront pour qualifier le système politique suisse. Si dans le vocabulaire de certaines personne le mot « populisme » s’impose, alors il est certain que ce « populisme » helvétique est le modèle, l’exemple à suivre par tous ceux qui veulent instaurer la démocratie véritable.

Résumé des deux conditions de la démocratie véritable

Les deux conditions qui permettent de reconnaître la mise en place de la démocratie dans une communauté sont :

  • tout citoyen a le droit d’exprimer et de propager des opinions ou des idées quelles qu’elles soient, sans censure, sans interdit ;
  • les propositions qui concernent la communauté sont toujours appliquées suivant ce que décide la majorité des citoyens, donc toute décision doit pouvoir être soumise à la validation par la majorité des voix des citoyens qui désirent s’exprimer.

En démocratie, le devoir des individus qui représentent le pouvoir – politique, éducation publique, médias officiels – est de respecter la liberté d’opinion et d’appliquer systématiquement et scrupuleusement les décisions qui viennent de la volonté de la majorité des citoyens.

Martin de Bruxelles

Addendum par Daisy :

notesNotes :
– Cet article est une version corrigée de celui que nous avions déjà publié le 5 Mars 2007.
1., 2. , 3. : rédaction ultérieure.
4. donc aux frais des habitants de ladite commune.
5. nous pensons que cela pourrait s’appliquer aussi, et c’est faisable tout de suite, à un grand nombre de décisions au niveau communal, départemental et régional.
Voici ce qui se passe quand le peuple n’a pas son mot à dire : 10 ans de gestion socialiste dans les régions : le dépôt de bilan

Vous a-t-on consultés pour ces dépenses ?

Publié par Daisy le 11 Juin 2008

N.B. : si vous souhaitez écrire un commentaire, cliquez sur “commentaire(s)” ; l’e-mail est facultatif.

12 Réponses to “Qu’est-ce que la démocratie ?”

  1. commissaire said

    Merci! 😛 🙂
      
    En temps que franco/suisse, je suis heureux de voir que notre petit pays, souvent bêtement caricaturé par nos voisins avec des vaches, du chocolat et des montres, mais aussi souvent jalousé pour cette tranquillité et qualité de vie; malgré certaines boulettes en politique extérieure, peu servir à autre chose qu’à encaisser les coups des critiques de ces voisins lors de maladresses en politique extérieur ou encore lorsqu’il est question de notre politique fiscale sur les entreprises.
    Politique fiscale jalousement enviée par certains pays européens qui considèrent qu’ils ont le droit de faire de l’ingérence fiscale et de mettre leur grain de sel sur la façon dont un pays, qui ne fait pas partie de l’UE, taxe ou offre des avantages fiscaux aux entreprises qui s’installent sur leur territoire et crée donc de l’emplois.
    Cette politique étant, pour la plus grosse partie des taxes prélevées sur les personnes physiques autant que sur les personnes morales, gérée et réglementée non pas au niveau fédéral, mais au niveau cantonal, donne à chaque canton la liberté (selon ses possibilités et sa gestion des finances cantonale) d’offrir plus ou moins d’avantages fiscaux. Ce qui a pour conséquence que sur les 23 cantons que constitue le pays, tous ne peuvent offrir de telles avantages.
      
    Il est d’ailleurs amusant de constater que certaines attaques(pas toutes)sur la fiscalité suisse ont été justement lancées par des pays de l’UE offrant eux aussi des avantages fiscaux aux entreprises s’installant sur leur territoires, mais ne pouvant peut-être pas rivaliser avec certaines offres suisses et se voyant donc perdre le marché, trouvent tout d’un coups la pratique illégale alors qu’eux même l’utilise chaque fois qu’ils le peuvent.
      
    Pour ce qui concerne la démocratie directe, il est vrai que les suisses en général on un respect très ancré en eux du résultat des urnes, car ils savent qu’en cas de désaccord, ils peuvent toujours lancer une nouvelle initiative ou un référendum en collectant le nombre de signatures requis pour chaque cas et ainsi faire repasser l’objet devant le peuple.
    Comme cela prend un certain temps, les initiants peuvent aussi revoir leur copie en modifiants ou adaptant les points qui ont fait pencher les votes du mauvais côté et ainsi il peut arriver qu’un vote « contre » puisse avec le temps, le changement de conjoncture etc… quelques année plus tard se changer en vote « pour ».
      
    Il est vrai aussi que le consensus est généralement de mise dans la façon de gérer la politique fédérale ou cantonale, c’est d’ailleurs la raison pour laquelle, les 7 ministres, élus tous les 4 ans(7 pour éviter que lors de vote au sein du conseil, il y ai égalité parfaite), que constitue le conseil fédéral, se partageant la direction du pays et qui, à tour de rôle pour 1 ans, sont élus président ou présidente de la confédération, sont en général, une représentation de chaque courant politique majoritaire que constitue le conseil national (équivalent de l’assemblée nationale pour la France) et que le nombre de sièges accordés au conseil fédéral par mouvance et en général aussi en rapport avec le nombre de représentant de chaque partis élus au conseil national.
      
    Un autre petit point dont je suis assez fier par rapport à certains de nos voisins est le fait que, malgré que pour certaines choses, la Suisse soit considérée encore comme très voir, trop conservatrice, le conseil fédéral est constitué de 7 ministres , mais que sur ces 7 ministres 3 soit des femmes et que ces femmes n’ont pas été élues pour respecter un cotât, car elles n’ont pas toutes été élues en même temps.
    Et qu’elles ont, ou seront, parce que pas encore pour certaines, élues présidente de la confédération quand leur tour arrivera.
      
    Un petit clin d’oeil à certain pays encore un peu trop machos pour considérer qu’un femme puisse gouverner un pays… la preuve également faite avec l’Allemagne ou à l’époque de Mme Tachter l’Angleterre etc…
      
    Le respect des institutions politiques, même s’il y a parfois des désaccords, et le fait de la possibilité d’agir de façon directe en temps que citoyen sur cette politique est gage d’une certaine forme paix civique et donne aussi une autre forme de conscience et responsabilité nationale individuelle. On attend pas que le gouvernement face à notre place ce que l’on peu faire soit-même.
      
    Attention ça n’est pas non plus le paradis sur terre!!! Il y aussi des conflit sociaux; il y a aussi, malheureusement des travailleurs pauvres, des chômeurs et des patrons pas très honnêtes (rappelons-nous de l’affaire Swissair ou encore maintenant le patron de l’UBS et les Subprimes, et j’en passe encore d’autres) et tous n’est pas si rose qu’il pourrait y paraître, cherté du coût de la vie, cherté du système de santé et d’assurances sociales, et pour certains cantons, cherté fiscale. Raison pour laquelle un parti populiste comme l’UDC arrive encore à être un des plus gros parti de suisse et c’est constitué parti de l’opposition depuis la non réélection au conseil fédéral de son leader Zurichois Christophe Blocher.
      
    Mais bon, je pense que l’UE, comme les états de chaque pays de l’UE auraient trop peur de donner autant de pouvoir au peuple, non pas parce que comme certains défenseurs du système actuel le disent, « le peuple n’a pas les compétences et les connaissances suffisantes pour prendre certaines décisions », le peuple n’est tout de même pas un conglomérat de demeurés à qui il faut dire quoi faire, et comment faire, mais parce que c’est une perte certaine de leur pouvoir d’action et de décision dans certains domaines sans avoir à rendre de comptes.
      
    Il faut savoir tout de même qu’en Suisse en cas d’urgence et en cas de besoin le gouvernement en place est à même de pouvoir prendre certaines décisions sans devoir consulter le peuple ou alors d’organiser une consultation en urgence, si besoin est.
      
    Par exemple, pour reprendre l’exemple de Martin avec l’armée, en cas de conflit armée, il n’a pas besoin du vote populaire pour mobiliser les troupes, seulement du vote du conseil national, en fin si je ne me trompe pas (il y tellement de truc aussi), je crois aussi qu’en France, si je ne m’abuse, il y a un vote à l’assemblée pour de pareil cas.
      
    Et en Suisse du fait du système, de la petitesse du pays et du peuple (seulement un peu plus de 7 millions d’habitants, il faut dire aussi que 70% du territoire est composé de montagnes) et donc de l’impossibilité de n’avoir uniquement qu’une armée professionnelle, l’armée de milice comme elle est constituée avec le fait que chaque homme encore actif dans l’armée possède non seulement son arme, mais également tout son matériel de corps militaire à domicile, peut-être entièrement mobilisée et prête à fonctionner en 48h maxi.
      
    Pas mal pour, comme le dit Martin, un pays avec 2 confessions officielles (plus toutes les autres), 4 langues, et 23 cantons donc 23 gouvernements indépendants, mais unie dans la confédération…. 😛

  2. stella said

    Il est tard, je ne vais pas faire un commentaire très long, je reviendrai demain. Je me suis particulièrement sentie interpelée par le passage sur la liberté d’expression. Tu comprends pourquoi.
    Pour le reste j’acquiesce dans l’ensemble.
    Bonsoir, merci d’être passé commenter mes articles.
    A demain

  3. Deborah said

    Bonjour SP,
      
    Je suis toujours ravie de lire tes commentaires, mais comprends bien que ta vie ne tourne pas exclusivement autour des blogs amis!! ;o) De plus, il est évident que la rédaction de tes articles doit monopoliser une bonne partie de ton temps!
    Moi meme, je ne suis pas omniprésente sur la bloggosphère!!
    Bisous
    Deborah

  4. commissaire said

    OUPS!!! Petite erreur dans mon commentaire…il s’agit de 26 cantons et non 23… :-/

  5. […] Quel bilan tirer dur résultat irlandais… Après l’article de Martin de Bruxelles sur ce qu’est une vraie démocratie, et le résultat des urnes irlandaises, une question se pose. Voir Qu’est-ce que la démocratie […]

  6. […] Autres articles sur le même sujet : Qu’est-ce que la démocratie ? […]

  7. […] nous imposent les politiques au pouvoir depuis des décennies et la démocratie véritable : « Qu’est-ce que la démocratie  ». La démocratie directe – avec la possibilité donnée aux citoyens de déclencher les […]

  8. […] démocratie, r… sur La liberté d’expression est…OGM, démocratie, r… sur Qu’est-ce que la démocratie…Jeanne sur Turquie : Le gang de la mort p…Louise sur L’allocation […]

  9. Deborah said

    Cet article est très intéressant, je te remercie de m’avoir suggéré de le lire; c’est chose faite!
    Deborah

  10. Serge said

    Je pense que le système le moins nocif est la démocratie, sur l’adjectif qu’il faut mettre avec il faut être prudent, car la foule, j’entend les citoyens, est très versatile, il faut des règles, car du jour au lendemain ils peuvent détruire ce qu’ils ont adoré.

  11. Commissaire said

    @Serge,
    Peut-être que la foule est très versatile parce qu’elle se sent impuissante face aux décisions prises par leur leader.
      
    Pas plus tard qu’aujourd’hui à la radio suisse j’ai entendu un débat sur une prochaine votation (une de plus) qui fait suite à une initiative populaire sur le fait que le peuple étant souverain pour élire tant sur le plan cantonal que fédéral ses dirigeants politique, n’est actuellement pas souverain pour relever de ses fonctions ces mêmes leader élus par le peuple lorsqu’il viendrait à ne pas répondre aux attentes de ses électeurs. Actuellement comme en France, le seul pouvoir que le peuple a est d’attendre la fin du mandat et ne pas réélire ce leader…
      
    Au US il y a l’action de l’empeachment qui est une action pénale. En Suisse ils débatent de cette possibilité avec ou sans la question pénale de la sanction.
      
    La démocratie directe existe finalement en Suisse depuis le 19e siecle après plusieurs tentatives infructueuses et guerres avec leur voisins.
    Mais je pense sincèrement que le fait que le peuple se sente personnellement impliqué dans les décisions de la législation du pays tant locale que nationale, rend ce peuple plus civique et responsable. Et le résultat n’est pas si mal pour un pays qui en plus d’un gouvernement national se partage en 26 cantons et donc 26 gouvernements locaux et 4 langues et surtout une pays civique malgré un mélange de mentalité avec la partie germanqique (suisse allemande) et la partie latine (suisse romande ou francophone et suisse italienne).
      
    Je pense aussi que trop de leaders politiques ont cette condescendence et cette vanité de penser que le peuple est trop « stupide » pour comprendre les enjeux de ce qu’il serait bon de voter et qu’il n’est juste bon qu’à voter pour eux et ensuite faire ce qu’on lui dit de faire.
    Que ces leaders soient de droit ou de gauche, une vraie démocratie laisse le peuple souverain et s’en remet à lui. Les politiques ont alors la mission non pas la mission de diriger le peuple, mais d’aider celui-ci à se diriger tout seul, à l’aider à comprendre pourquoi cette loi est importante, pourquoi il faut accepter ou refuser cette initiative ou ce referendum etc…
      
    Un peuple qui participe activement aux décisions de sa gouvernance est de loin bien plus consensuel et plus respectueux de sa nation. Bien sûr la perfection n’est pas de ce monde, et bien sûr il y a parfois des couacs, mais je pense que si les français, dirigés par la droite ou la gauche participaient aux décisions finales, il y aurait alors bien moins de raisons de faire grève ou de manifester contre les décisions du gouvernement.
      
    Le système actuel à cela de frustrant que s’il n’est pas d’accord avec une décision prise par le gouvernement ou l’assemblée (HADOPI par exemple), il n’a aucun recours pour stopper les choses, alors que tout de même, ces politiques ne sont théoriquement pas là pour leur compte bancaire, mais pour répondre aux attentes du peuple qui les a élus.
      
    Je pense aussi que sur la base des résultats de 2007 pour les présidentielles, si le peuple avait pu prendre la décision de l’adoption ou non de telle ou telle réforme, parce que les politiques auraient eu la charge d’expliquer ces réformes pour qu’elle soient comprises, du fait qu’ils avaient élus le président pour réformer le pays, elles seraient aujourd’hui beaucoup mieux acceptées, plutôt que de suciter de l’incompréhension et de la crainte.
    Enfin moi je dis ça, c’est juste mon points de vue de « petit » franco/suisse.

  12. […] et la femme pol…stella vidal sur Cette crise ne sera pas résolu…Deborah sur Qu’est-ce que la démocratie…convertman sur Jeune fille kurde lapidéePerso sur La dispense de recherche …Ludo […]

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