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Informations occultées par les médias – Actualité insolite – Politiquement Incorrect – Créer un vrai changement de politique : Instaurer la Démocratie.


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OGM, dépendance alimentaire, dépendance politique, bio-uniformisation

Posted by Daisy sur lundi, 26 mai, 2008

ogm_dependance_bio-uniformisation.png

Après le rejet le 15 Mai 2008 de la nouvelle loi sur les OGM à la suite d’une motion de procédure*, cette loi fut de nouveau présentée devant l’Assemblée Nationale le 20 Mai, devant le Sénat le 22 Mai 2008 et votée.

La Gauche prétend défendre les cultures biologiques face aux OGM. Rappelons que le maïs « Mon 810 »**, seule variété de plante génétiquement modifiée cultivée en France à des fins commerciales, a été autorisé en 1998 par la coalition rose, rouge et verte de Lionel Jospin et son Ministre de l’environnement, Dominique Voynet.

C’est l’occasion pour nous de présenter un point de vue sur la question des OGM et de leurs enjeux politiques, biologiques, nutritionnels, génétiques, économique et sur la santé, l’agriculture et l’indépendance alimentaire.

Par Martin de Bruxelles :

 
Les OGM reviennent par intermittences sur le devant de la scène médiatique.
En France, la question sur la législation autour des OGM implique notamment le ministre de l’Agriculture, le ministre de l’Ecologie, la FNSEA et d’autres interlocuteurs que l’on peut assimiler à des lobbies1, ainsi que les instances de l’Union européenne.
 
Les groupes de travail mis en place en Juillet 2008 dernier, voulus par le gouvernement français et préparant les travaux précisant les orientations françaises sur la politique de l’environnement, que les médias appellent abusivement le « Grenelle de l’environnement », vont terminer fin Septembre 2007 leurs propositions sur les OGM. Ces propositions vont en apparence dans le sens de la prudence face aux OGM.

Les réunions préparatoires ont, concernant les OGM, permis d’arrêter des positions telles que « le libre choix de produire et de consommer avec ou sans OGM », « le principe du pollueur-payeur », « la non-brevetabilité du génome ».

On constate que ces groupes de travail sur l’environnement n’ont pas choisi de proposer l’isolement obligatoire des OGM. Au contact de la nature, la dissémination non contrôlée des plants d’OGM pourra donc se produire.

La majorité des citoyens ne sont peut-être pas d’accord avec ce feu vert donné à la propagation incontrôlable des OGM. La propagation sera en effet incontrôlable car une fois lâchés dans la nature, dans des conditions favorables de reproduction et de croisement avec les plants traditionnels, les plants d’OGM se propageront de façon aléatoire.

Quoi qu’il en soit, il faut insister sur le fait que malgré le battage médiatique, les lois qui découleront des propositions que formuleront les groupes de travail sur l’environnement auront une portée limitée puisque, comme on vient d’en faire la remarque, le point le plus important à retenir est que les lois sur les OGM n’empêcheront pas la prolifération des plants d’OGM à travers le continent européen.

Il convient d’ailleurs de constater que la position que pourra éventuellement prendre l’État français, à travers les lois qui restent à mettre en place, risque par ailleurs d’être en conflit avec les orientations stratégiques qui sont suivies par l’Union européenne. La problématique des OGM se situe en effet dans un cadre plus large qu’impose l’Union européenne, le cadre défini par le rôle que l’Union européenne planifie pour l’Europe dans le scénario de la distribution des activités agroalimentaires au niveau mondial.

Le présent article situe donc au niveau de l’Union européenne la réflexion sur les OGM, sur la dépendance alimentaire, sur la dépendance politique et sur la bio-uniformisation.

I. Tout citoyen est concerné et peut comprendre quels sont les enjeux autour des OGM

Il n’est pas du tout nécessaire d’être un scientifique hautement qualifié pour comprendre la problématique posée par les organismes génétiquement modifiés (OGM). Le présent article s’adresse à tous les citoyens doués de simple bon sens.

Dans le débat sur les OGM, les arguments fréquemment évoqués concernent le danger potentiel pour la santé. Mais répandre les OGM dans la nature présente encore autres dangers.
Le présent article évoque deux sujets d’inquiétude sur les dangers liés aux OGM :
Le premier danger est que les OGM peuvent provoquer une réduction si importante de la biodiversité qu’elle risque de conduire vers la bio-uniformisation.

Le deuxième danger mis en avant dans cet article est que les OGM risquent d’instaurer la dépendance alimentaire de l’humanité envers les entreprises détentrices des brevets sur les OGM. La dépendance alimentaire a pour conséquence nécessaire et évidente la dépendance politique.

L’article évoque les décisions politiques qui poussent les Européens dans les bras du mondialisme. Le manque du respect des règles fondamentales de la démocratie dans les processus de prise de décision politique est également évoqué.

Il apparaît que les OGM sont un parmi les moyens de soumettre les nations à la globalisation des économies, en instaurant la dépendance agroalimentaire et en imposant l’uniformisation des organismes vivants, notamment ceux produits à des fins agroalimentaires.

II. La maîtrise de l’agroalimentaire conditionne l’indépendance politique de l’UE

En démocratie véritable les citoyens décident de leur avenir. Au moyen de la majorité des voix ils sont entièrement libres de décider. Ils décident les questions sur lesquelles ils décident, ils décident des critères selon lesquels ils décident. Ils décident de l’organisation de leur communauté, des valeurs auxquelles ils croient, de leur présent et de leur avenir.

Pour assurer à ses citoyens l’accès à la démocratie, une communauté structurée en État ou en Union d’États, doit être capable de refuser les ordres venant de l’extérieur et pour cela doit être organisée de manière à garantir son indépendance.

Pour être indépendante et démocratique, une communauté doit notamment avoir la maîtrise de sa production alimentaire et l’assurance de l’approvisionnement en matières premières et en énergie.

Lorsque l’approvisionnement en nourriture est de fait sous contrôle d’un État étranger, cet État a des moyens de pression et peut imposer ses décisions à ceux qui dépendent de lui pour leur nourriture.

Deux aspects sont à considérer pour la maîtrise européenne de l’agroalimentaire :

  • la localisation de la production alimentaire,
  • la libre disposition et la libre reproduction des organismes produits pour l’alimentation.

III. La localisation de la production alimentaire.

L’Europe produit actuellement plus de nourriture qu’elle n’en consomme. Mais dans le cadre de la globalisation mondiale des économies, les dirigeants politiques ont attribué au Brésil le rôle de futur producteur d’alimentation destinée à l’Europe. La population européenne n’a pas eu le droit d’exprimer sa volonté sur cette question. À terme, le consommateur européen n’aura pas le choix : il devra majoritairement acheter des produits alimentaires fournis par les firmes agricoles situées au Brésil.

Pourquoi des pans entiers de la forêt amazonienne – 350 000 hectares – ont-ils disparu pour y cultiver du soja qui nourrit le cheptel européen, alors qu’un quart de la population du Brésil souffre de malnutrition chronique ? Pendant ce temps les surfaces agricoles européennes sont transformées en friches.

Pourquoi les dirigeants politiques, fidèles à leurs objectifs de globalisation planétaire, délocalisent-ils la production agricole européenne ? Avons-nous besoin de manger des fraises à Noël ou de faire parcourir des milliers de kilomètres aux fruits et légumes que nous achetons dans nos supermarchés ?

Premièrement, cette délocalisation de la production alimentaire ne contribuera pas à l’indépendance de l’Union européenne et donc nuira à la démocratie dans l’Union européenne.

Deuxièmement, dans l’optique de développement durable, un autre aspect doit être maîtrisé.

Parmi les procédés agroalimentaires possibles, il faut favoriser les types de production et de distribution d’aliments qui ont le meilleur bilan écologique : le moins de consommation d’énergie ou de ressources non renouvelables, le moins d’émissions de polluants.

Par conséquent une organisation des circuits de distribution de produits agroalimentaires, sciemment basée sur des transports sur de longues distances, par exemple entre le Brésil et l’Europe, serait contraire au principe de la gestion saine du potentiel écologique de la planète.
Les points de production des aliments doivent être répartis de manière à être proches des points de consommation. La stratégie des orientations économiques de l’Union européenne devrait en tenir compte.

IV. La libre disposition et la libre reproduction : le problème des OGM

Quant au rôle de propriétaire de brevets sur les OGM, il est actuellement occupé de fait par des multinationales de l’agro-alimentaire. Ces multinationales ont intérêt à ce que leurs OGM s’imposent à la planète entière.

Il n’est pas certain que la proposition des groupes de travail sur l’environnement concernant « la non-brevetabilité du génome » sera retenue dans la loi française et d’autre part cette loi locale française serait-elle applicable s’il s’avère qu’elle n ’est pas conforme au droit de l’Union européenne ?

Un problème majeur introduit par les OGM est que ces organismes se propagent en éliminant les organismes traditionnels non génétiquement modifiés.

Prenons l’exemple d’un champ de culture traditionnelle situé à proximité d’un champ de plants de même espèce mais à culture d’OGM dont les semences sont produites par une firme multinationale.

Le champ de culture traditionnelle est à terme contaminé par le croisement avec les plants d’OGM. À partir de ce moment-là le propriétaire du champ traditionnel contaminé par des OGM n’est plus propriétaire des semences produites sur son champ. La compagnie multinationale est propriétaire des semences OGM puisque elle dispose de brevets sur ces OGM2.

L’Union Européenne accepte ces modalités juridiques, les dirigeants politiques de l’Union européenne, au lieu de démocratiquement appliquer la volonté de la majorité des citoyens européens, ont préféré céder à la pression de la multinationale1.

Progressivement et sans le vouloir, sans pouvoir légalement s’opposer à l’envahissement des champs, sans avoir jamais semé des plants d’OGM, les agriculteurs de l’Union européenne deviennent entièrement dépendants des firmes disposant de brevets sur les OGM. Cela ne contribue pas à l’indépendance de l’Union européenne et donc nuira à la démocratie dans l’Union européenne.

Les OGM au contact de la nature sont une agression contre la biodiversité. Mais les citoyens européens sont souvent seuls, abandonnées des cercles politiques, face à cette menace des OGM d’uniformisation génétique et de disparition des types vivants.

Les initiatives des citoyens pour sauvegarder la variété du patrimoine génétique disponible sur la planète sont même combattues par la législation faite sur mesure pour favoriser les OGM.
Par exemple une association dénommée Kokopelli3 a pour but la sauvegarde des plantes cultivées en Europe parfois depuis des siècles.
Le lobby agroalimentaire a fait appel à la justice pour empêcher cette association d’agir : début 2007, le tribunal français de Nîmes a condamné l’association au paiement d’amende et lui a de fait interdit de distribuer les semences.
Les avocats du lobby ont parmi d’autres griefs trouvé le suivant : « les semences sont non conformes ». C’est-à-dire que ces variétés n’ont pas obtenu le permis de mise sur le marché comme doivent par exemple l’obtenir les produits de l’industrie pharmaceutique.

Ces semences ont pourtant été utilisées pendant de nombreuses générations par les paysans européens et le fait que les humains consomment ces plantes depuis des siècles est la preuve qu’elles ne présentent pas de dangers pour l’alimentation humaine.

Pour le lobby agroalimentaire la vraie gêne est dans le fait que ces semences anciennes, préservées par Kokopelli, sont fertiles sans limites, elles produisent à leur tour des semences fertiles et permettent à leur possesseur d’être en autosuffisance alimentaire – lui et ses descendants – sans limite dans le temps. Alors qu’avec les semences OGM, l’agriculteur est contraint de racheter au lobby agroalimentaire chaque année des semences qui ne se reproduisent pas.

Le lobby agroalimentaire pousse à la généralisation des OGM car il vise à instaurer un marché captif où il aurait le monopole du patrimoine génétique agricole.

V. Les dirigeants politiques européens opposés à l’indépendance politique de l’UE

À long terme les dirigeants politiques européens semblent viser la création d’une Union mondiale. Cela expliquerait leur volonté de globalisation au détriment de l’existence des peuples européens indépendants des pressions mondiales. Comme c’est le cas trop souvent, les dirigeants politiques européens n’ont pas demandé aux citoyens quelle est leur volonté sur cette orientation politique fondamentale – le mondialisme – qui œuvre pour la création d’une Union mondiale.

En tout cas, les politiques au pouvoir raisonnent dans une vision de répartition de l’activité économique sur l’ensemble de la planète et d’interdépendance des régions de la planète. Mais en cas de catastrophe – naturelle ou causée par l’activité humaine (guerre, blocus, embargo, NdlR) – les voies de transport risquent de devenir impraticables.

La décision prudente serait de répartir sur l’ensemble de la planète des zones de production alimentaire près des centres de consommation.

Une autre voie existe hors de cet mondialisme dirigiste visant à spécialiser chaque région du globe dans une production donnée et qui pousse à la globalisation et hors de l’alter-mondialisme.

VI. Quelles décisions prendre sur la politique agroalimentaire européenne ?

Les opinions exposées dans la présente contribution ne traduisent pas obligatoirement l’opinion majoritaire des citoyens. Certains citoyens européens sont favorables à la création d’une Union mondiale et donc favorables à la globalisation des économies et à la perte d’indépendance politique en général et en particulier à la perte d’indépendance alimentaire.

D’autres Européens aimeraient que l’Union européenne soit véritablement européenne, c’est-à-dire qu’elle justifie son existence par la défense qu’elle apporte aux Européens et à leurs intérêts.

Certains citoyens sont pour la généralisation des OGM, d’autres sont contre.

La première condition pour respecter une démocratie véritable c’est de garantir aux citoyens la liberté complète d’expression. Toute entrave à cette liberté complète d’avoir des opinions et de les propager est signe de dictature4.

La deuxième condition pour respecter une démocratie véritable est que chaque décision politique à prendre doit être le reflet fidèle de ce que veut la majorité de la population. Cela concerne également les décisions concernant les questions soulevées dans le présent article :

– la généralisation des OGM ;
– l’abandon de la diversité biologique des organismes utilisés dans l’agriculture ;
– la création d’une Union mondiale avec la répartition de l’activité économique sur l’ensemble de la planète, avec l’interdépendance des régions de la planète, avec la disparition de la souveraineté politique européenne.

Les groupes invités à apporter des propositions pour les lois sur l’environnement ne sont pas une garantie suffisante de décisions démocratiques concernant les OGM. Ces groupes sont composés de femmes et d’hommes. Chaque femme et chaque homme peuvent être soumis à des pressions et, surtout lorsque les intérêts financiers sont en jeu, à des chantages. Il n’est pas garanti que ce processus impliquant les groupes représentatifs aboutisse à des orientations qui préservent l’intérêt général. Il n’est pas garanti que les lois qui seront votées répondent aux souhaits de la majorité de la population. Et au niveau de l’Union européenne, il est certain que les textes de droit sont écrits sous la dictée des lobbies1. Par conséquent, pour garantir la démocratie véritable, il faudrait procéder autrement.

Pour éviter la situation où les politiques au pouvoir ignorent la volonté de la majorité des citoyens, la solution pour la démocratie sont les référendums, notamment les référendums sur l’initiative du peuple5 qui devraient être garantis par la Constitution.

Les référendums sont un outil souple, ils peuvent avoir aussi la forme de questionnaires à choix multiples – par exemple sur « le libre choix de produire et de consommer avec ou sans OGM », « le principe du pollueur-payeur », « la non-brevetabilité du génome », etc. – et la majorité des voix exprimées par les citoyens européens sur chaque question devrait emporter la décision. La démocratie véritable implique la liberté au sujet de la question posée dans le cadre de référendum d’initiative populaire et au sujet des critères de décision proposés dans le référendum d’initiative populaire. En démocratie véritable, les citoyens doivent avoir le droit à tout moment, sur toute question, selon les critères de leur choix, de décider par référendum.

Concernant les OGM, comme concernant les autres questions qui relèvent des décisions politiques, les articles que l’on peut écrire, sur SPQR ou ailleurs, peuvent-ils amener les politiques qui sont au pouvoir à respecter les règles fondamentales de la démocratie véritable ?

Quelles actions faut-il entreprendre pour obliger enfin les politiques au pouvoir à mettre en application la démocratie véritable, la démocratie dans laquelle chaque décision politique répond aux souhaits de la majorité des citoyens qui se sentent concernés par la décision ?

notesNotes :
1. Note de spqr plus bas (NdlR)
2. Ibid.
3. L’association Kokopelli a pour but de préserver la biodiversité semencière et potagère.
Voir le site de Kokopelli parlant de cette affaire : Libération des semences et de l’humus
Futur site de Kokopelli : http://www.kokopelli.fr/
Lisez l’interview du président de l’association Kokopelli.

4. Vous pouvez lire d’avantage dans mon article publié sur SPQR : « La liberté d’expression est une condition de la démocratie »

5. Vous pouvez lire d’avantage dans mon article publié sur SPQR et qui explique quelle est la différence entre les soi-disant « démocraties » que nous imposent les politiques au pouvoir depuis des décennies et la démocratie véritable : « Qu’est-ce que la démocratie ? ». La démocratie directe – avec la possibilité donnée aux citoyens de déclencher les référendums – n’élimine pas les éléments de « démocratie représentative » ni les éléments de « démocratie participative ». La démocratie directe laisse aux uns et aux autres la possibilité de faire des propositions et laisse aux politiques la responsabilité de gérer les affaires de la communauté au quotidien. Mais elle exerce sur les politiques et sur les lobbies le contrôle permanent du respect de la règle démocratique : « pour toutes les questions qui touchent la communauté, c’est la volonté de la majorité des citoyens qui décide ».

Martin de Bruxelles

Addendum de spqr :

* maïs « Mon 810 » : c’est un maïs OGM produisant de lui-même un insecticide contre la pyrale du maïs, papillon qui dévore cette plante. Il fut mis au point par le firme Monsento, sur laquelle font rage des polémiques depuis plusieurs mois.

– En Avril 2007, le gouvernement allemand a décidé de suspendre l’autorisation du maïs MON810 et par conséquent la vente de semence en attendant la mise en place d’un plan d’observation sur l’environnement.

– Le maïs « Mon 810 » la seule variété d’OGM cultivée en France de façon commerciale à raison de 30 000 ha en moyenne chaque année.

**En votant contre le texte gouvernemental, la gauche a voté contre la transposition d’une directive européenne qui a été signée par Lionel Jospin et Dominique Voynet en 2001. Ceci, par une étrange coïncidence rejoint les reproches fait par le même auteur dans son article que nous avons publié il y a 10 jours : Réforme des Institutions : le cas de l’Assemblée nationale et du Sénat

– L’affaire Kokopelli citée au chapitre IV rappelle l’affaire du purin d’ortie, un exemple de lobbying des vendeurs de désherbants chimiques. Voir :

Aujourd’hui, il n’est plus interdit de communiquer au public la recette du purin d’ortie, vous n’êtes donc plus hors-la-loi si vous visitez les sites ci-dessus.

En effet, Mme Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie, nommée en Juin 2007 après l’élection de Nicolas Sarkozy à la Présidence de la Répblique, Secrétaire nationale de l’UMP chargée de l’écologie s’est battue contre cette absurdité et a obtenue très rapidement la levée de l’interdiction de ces produits naturels.

Dans sa version d’origine, l’auteur met en opposition les firmes multinationales en précisant qu’elles sont américaines, opposant implicitement les États-Unis et l’Europe. Exceptionnellement, nous avons apporté des retouches en remplaçant « américaine » ou « États-Unis » par « multinationales ».

Nous avons également modifié le terme « ultralibéralisme », vocabulaire typiquement français utilisé tant par l’extrême-gauche que par l’extrême-droite, pour le remplacer par la politique de spécialisation. Ce phénomène n’est pas du « libéralisme » (au sens français), ultra ou non mais plutôt dû justement au manque de libéralisme.

Dans une vraie société libérale, cette tendance monopolistique ne se produirait pas. Un exemple éclatant est cette affaire Kokopelli ou celle du purin d’ortie, impensables dans une société libérale. Ces affaires résultent de la pression de lobbies utilisant des lois d’un système étatiste et autoritaire à leur profit exclusif.

En effet, nous ne sommes pas d’accord avec cette vision opposant méchamment les États-Unis à l’Europe : si le raisonnement de l’auteur s’avère juste, les États-Unis seront tout autant victime de ces multinationales cherchant à obtenir des positions de monopoles ou d’oligopoles.

Ces firmes ne sont pas « américaines », elles travaillent pour elles-mêmes – ce qui tout à fait normal – et leur siège peut être n’importe où, leurs laboratoires aussi. A la limite, elles pourraient être toutes installées en Europe que cela ne changerait rien. Le jour où un gouvernement, que ce soit celui d’un pays d’Europe ou le gouvernement américain, voudra les surveiller un peu plus, elles déménageront.

Publié par Daisy le 20 Mai 2007

Une première version de cet article avait été publiée dans une version moins complète, peu avant le rapport des groupes de travail sur le futur Grenelle Environnement : OGM, dépendance alimentaire, dépendance politique, bio-uniformisation (V1)

Autres articles sur le même sujet :
Les utopies généticiennes
Discours de Grenelle : les procédés des médias
OGM, démocratie, référendums
Nicolas Sarkozy : le Discours de Grenelle
Jusqu’où iront les ayatollahs verts ?
Les écolos et la mort d’un agriculteur

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23 Réponses to “OGM, dépendance alimentaire, dépendance politique, bio-uniformisation”

  1. Lisa said

    Sur la question des ogm, je suis très partagée…
    D’un côté, je suis intimement convaincue qu’on a sûrement besoin de ces cultures pour la recherche médicale.
    D’autre part, en ces temps de crise alimentaire mondiale, je me demande si ces cultures ogm ne pourraient pas être une partie de la solution ?
    Ensuite, je sais que les ogm permettent d’éviter l’utilisation de pesticides, dont la toxicité et la nocivité ne sont plus à démontrer.
      
    Mais d’un autre côté, je me dis que de très nombreux drames médicaux surviennent après des années d’utilisation de produits dont personne ne connaissait les conséquences à long terme, et c’est le cas des ogm : personne ne peut savoir quelles en seront les conséquences, sur la santé des gens, dans 10 ou 15 ans..
      
    Je pense que les ogm, on peut en cultiver, en utiliser notamment pour la recherche… mais la prudence doit à mon avis rester le maitre mot ; sous prétexte de progrès, le monde de la recherche et de la biomédecine n’a en aucun le droit de jouer les apprentis sorciers avec la santé des gens. J’étudie tout ce qui est erreurs médicales, dérives de l’industrie pharmaceutique… Et il faut reconnaître qu’un puissant lobby tient notre santé en otage, qui compte pour du beurre à côté des intérêts financiers en jeu.. Les sociétés genre Monsanto ne font certainement pas exception à cette règle ; je ne sus pas en train « d’accuser » Monsanto , je dis simplement qu’il faut être très prudent, et ne pas leur accorder une confiance démesurée. Ces gens là veulent rarement le bien de l’humanité.

  2. stéphane said

    Je pense qu’il y a un autre point de vue intéressant qui peut aussi être vu en complément du vôtre : http://ecologogo.hautetfort.com/
      
    Certains OGM offrent de réelles avancées. Et la bataille des brevets se joue aussi en Europe et en France.

  3. spqr said

    @Stephane:
    Merci pour ce lien ; j’étudierai leurs articles avec intérêt.

  4. spqr said

    @Lisa:
    Le principe des OGM permettant d’éviter l’utilisation des pesticides est très séduisant, car en effet leur nocivité n’est plus à démontrer, comme vous le dites (oiseaux, insectes utiles, nos propres organismes etc.) ; cela dit c’est aussi en partie grâce à eux que l’on a évité des famines comme il y eut dans les siècles passés.
    L’ennui, c’est qu’il semble, d’après les recherches, que ce ne soit pas si merveilleux que cela : l’insecticide produit par la plante OGM elle-même pour lutter contre ses prédateurs semble toxique pour certaines autres variétés d’insectes. Il semble aussi que les prédateurs de la plante OGM deviennent au fil du temps résistant à cet insecticide auto-produit. Voir : Les utopies généticiennes, § commençant par « Qu’en est-il des PGM réellement cultivées » avec les feuilles de soja à gauche.

  5. Lisa said

    Que les prédateurs deviennent résistants à l’insecticide, j’y crois absolument, puique dans la nature, il n’est pas rare de constater que de nombreuses espèces s’adaptent à ce qu’on appelle un « nouveau terrain ». C’est valable aussi (j’en parle dans mon article sur les vaccins) pour les virus : quand on procède à des vaccinations massives, la pensée dominante croit que le vaccin éradique le virus, or le virus ne disparaît pas avec le vaccin, il réapparait sous une autre forme, plus virulente, et s’adapte au nouveau terrain que sont les gens vaccinés. C’est pour cela que la grippe est de plus en plus virulente chaque hiver, au fil des campagnes de vaccinations gratuites, payées en fait pas le contribuable, et destinées à écouler les stocks que le labo ne veut pas garder sur les bras (les intérêts financiers en jeun donnent le vertige…).

  6. Commissaire said

    Le fait de ne pas utiliser les pesticides est malheureusement un faux discours, car selon les infos (audio malheureusement donc que je ne peux fournir ici)que j’ai eu à ce sujet lors de l’interview d’un généticien, c’est que le pesticide produit par la plante reste un pesticide et n’enlève en rien la nocivité de celui-ci, le seul gain est le fait qu’il ne soit plus nécessaire de le répandre et de risquer parfois des surdosages.
    Il est évident que le génie génétique a sont importance pour ce qui concerne la médecine et le développement de médicament, mais selon cette même source (il faut que je la retrouve vraiment car c’était très intéressant). Le développement et l’expérimentation de culture à ciel ouvert pour la production médical n’a aucune réelle nécessité puisqu’il est déjà possible de développer facilement et rapidement ces molécules à grande échelle en laboratoire. Donc le prétexte des lobbies OGM selon lesquelles il faut pouvoir cultiver à ciel ouvert ces plants OGM pour la recherche médicale n’est pas fondé.
    Il n’en reste pas moins qu’il ne faut pas stopper la recherche, car elle nous permettra de très nettes avancées dans beaucoup de domaines, mais il faut par contre ouvrir les yeux sur les régions qui ont cultivé Monsanto et se retrouve avec des terrains complètement stériles suite à une surexploitation de ces surfaces.
    Ces lieux sont loin de chez nous et souvent loin des intérêts médiatiques donc on n’en tien pas compte, mais je pense que la prudence reste de mise. Surtout quand il s’agit de mettre entre les mains d’industries à but lucratif la nourriture qui remplisses nos assiettes. Nous ne sommes malheureusement déjà pas énergétiquement indépendant, il ne faut pas que l’Europe ou à plus petite échelle, la France, devienne dépendant sur le plan des ressources en nourriture…je ne veux pas noircir le tableau, mais à ce rythme, bientôt nous allons devoir payer l’air que l’on respire.

  7. Nocciolo said

    Nous espérons une bonne chose pour l’avenir de la truffe

  8. stella said

    Il y a 10 ans, les premières cultures génétiquement modifiées étaient autorisées en Europe. Depuis la France est divisée entre pro et anti : rien n’est plus caricatural comme la gauche s’y emploie de réduire la question des OGM entre gentils défenseurs de la nature et méchants agro-capitalistes.
    Aucun danger, depuis 10 ans aux Etats Unis, en Argentine, au Bréseil, en Chine ou ailleurs n’a été mis en évidence par les scientifiques.
    Mais chez nous, en France, au nom du sacro-saint principe de précaution érigé en système de fonctionnement à propos de tout, on fait des lois extrêmement restrictives et encore il s’en trouve pour maugréer. Le principe de précaution ? Quelle bêtise ! ne faisons pas du feu, ça peut brûler, ne construisons plus de piscines on peut s’y noyer. Au temps du Far West, la construction des lignes ferroviaires étaient censée être source de tous les malheurs de la terre. De tout temps on a eu peur de ce qu’on ne connaissait pas bien.
    Le principe de précaution, l’a-t’on appliqué dans l’affaire du sang contaminé, et qui sont les responsables (mais pas coupables comme tout le monde le sait ?)
    Je reste convaincue et des scientifiques l’ont dit, que les cultures OGM pourraient sauver des millions d’êtres humains de la faim.
    Je déplore la frilosité de certains députés de la majorité, tel Alain Marc député de l’Aveyron (de ma circonscription) qui n’ont pas eu de courage et se sont abstenus de voter, il fait partie (désolé Alain, je t’aime bien en tant que personne, mais je le pense de toi en tant que politique) de ceux qui vont garder le cul entre 2 chaises, espérant ne pas s’attirer les foudres des gens de gauche qui pourraient ou ont voté pour eux.
    Hé bien moi, je fustige les députés UMP qui trahissent leur électorat en semant le trouble. Quand on a été élu avec une étiquette, la discipline de groupe doit prévaloir.
    Pardonne moi de n’avoir pas su faire court, mais le sujet est sensible chez moi, et me donne la rage. Et puis tu comprendras mieux quand tu sauras qu’habitant à 20 kms de Bové et devant supporter ses conneries depuis + de 30 ans qu’il nous emmerde, les thèses qu’il défend par populisme m’insupportent.

  9. spqr said

    Lisa a écrit : « …, en ces temps de crise alimentaire mondiale, je me demande si ces cultures ogm ne pourraient pas être une partie de la solution ? »
    Stella a écrit : « Je reste convaincue et des scientifiques l’ont dit, que les cultures OGM pourraient sauver des millions d’êtres humains de la faim. »
    Au passage, tu es tout à fait pardonnée ; sur ce genre de sujet, il est difficile de faire court ! 🙂
      
    Les OGM, même cultivés à grande échelle, ne feront que différer le problème majeur qui est la natalité excessive de certains pays du tiers-monde. Il arrivera un moment, arrivé en limite du supplément de productivité fournis par les OGM, et ces populations ayant encore crû, où le problème se posera de nouveau, en pire.
      
    Avant même de parler d’OGM pour résoudre le problème de crise alimentaire, il faudrait aussi que certains pays cultivent tout court :
    Prenons simplement l’exemple du exemple du Zimbabwé (ex-Rodhésie, autrefois auto-suffisante et même exportatrice de nourriture), dont le dirigeant dès son arrivée au pouvoir, a décidé « d’africaniser le pays » et a incité à l’expulsion, au massacre des fermiers blancs (pourtant là depuis plusieurs générations donc africains eux aussi), à l’incendie des fermes et au saccage des exploitations. Pour en rien arranger, le dictateur local avait choisi une forme de régime pour son pays dérivée du marxisme-léninisme, qu’il a apellé le « socialisme scientifique » (sic). Nous avons vu dans ce pays tout récemment des émeutes dues à la faim.
    Il faudrait donc déjà que certains de ces pays cultivent tout court. Les fermiers blancs du Zimbawé auraient pu cultiver des OGM que cela n’aurait rien changé !
      
    Quand on voit ce qui se passe sur le terrain dans certains pays, les problèmes d’alimentation n’ont rien de surprenant. Un proverbe kabyle dit : Une figue ne vous tombe jamais droit dans la bouche. Celui qui a inventé ce proverbe devait savoir de quoi il parlait 😉
      
    Quant à l’article : ATTENTION, il ne porte pas sur l’éventuelle dangerosité des OGM pour la santé , point abordé dans Les utopies généticiennes) , mais sur les risques de monopoles de production, de perte d’indépendance alimentaire et pour la bio-diversité.

  10. Durandal said

    Post déplacé vers le fil : Qui sommes-nous ?

  11. Commissaire said

    Ce qui m’étonne tout de même depuis très longtemps maintenant, c’est que l’on parle de crise alimentaire et qu’il faut à tout prix utiliser des OGM pour y remédier, alors que cela fait des années que certains pays crève de fin avec pour conséquences le déclenchement d’actions d’ONG ou de « mini » initiatives gouvernementales pour se donner bonne conscience, mais sans pour autant que cela ne déclenche une « guerre » spéculative et boursière et une crise alimentaire, pourtant la crise alimentaire, dans ces pays ils la vivaient et la vivent encore chaque jour depuis des décennies. Et pendant ce temps, de notre côté, on foutait et on fout encore allègrement à la poubelle par camion entier, le résultat de la surproduction et de la surconsommation, pour éviter que les prix baisses!!! Aujourd’hui, on nous dit « il n’y a plus de riz, il n’y a plus de blé, il y a une crise alimentaire, il faut donc utiliser des OGM pour résoudre le problème »
    Moi je dire encore que c’est un discours commercial en provenance de lobbies qui souhaites vendre leur produits. Depuis que la PAC existe des milliers, voir des millions de M2 de terres cultivables ont été mise en jachère, pourquoi? Uniquement dans un but économique, afin de ne pas faire effondrer le prix des matières premières!! Il est clair qu’il faut que nous ayons des échanges commerciaux avec les autres pays du monde, mais il est tout de même incroyable de s’entendre dire qu’il faut importer des matières premières que l’on à la possibilité de produire sur place. Que l’on importe des choses qu’il ne nous ai pas possible de produire soit, mais que l’on se mette à se point à la merci du bon vouloir d’industrie, de groupe privé ou de pays étrangers, pour la fourniture d’aliments de base sans se garantir une marge de manoeuvre c’est comme le fait de vouloir mettre toute ses économies sur un seul et même produit d’actions boursière comme les subprimes, c’est tout simplement scuicidaire.
      
    La question des OGM me dérange plus sur le fait de la dépendance totale de l’agriculteur vis à vis de l’industrie que sur sont éventuelle nocivité pour l’homme. Du fait de la stérilité totale des semences OGM et que s’il veut pouvoir replanter l’année suivante il est contraint et forcé d’acheter ses semences à Monsanto plutôt que de se garder une parti de la récolte de côté, ça c’est point qui m’insupporte tout particulièrement.
    Le second c’est l’impossibilité de contrôler l’éparpillement de celles-ci dans les environs proches ou lointain. Un agriculteur ne peut empêcher les oiseaux de venir picorer la terre et donc d’emporter avec eux des semences OGM qu’ils perdront peut-être en vol et qui iront se planter au milieu d’un autre champs lui sans OGM.
      
    La question de la nocivité pour l’homme est un autre point et je pense qu’un jour, il est possible que cela devienne le nouveau débat de la politique de santé publique, comme on peu le voir aujourd’hui avec la cigarette ou l’alcool. Pendant des millénaires, l’homme a fumé et a bu sans que cela ne soit un sujet de société, aujourd’hui ça l’ai devenu parce que l’on a découvert que la fumée tue, que l’alcoolisme est une maladie mortelle etc… Et que malgré tout ce que les scientifiques ont l’air de vouloir dire, en ce qui concerne la génétique, malgré le fait qu’il soient très fort, il n’en sont tout de même qu’à la genèse de leur connaissances, ce qui équivaux aux médecins des temps jadis qui ne savaient diagnostiquer la relation entre la cigarette et le cancer du poumons.
    Je ne dis pas que les OGM feront de même, mais nous savons aussi aujourd’hui qu’à cause de certains produits répandus allègrement dans les champs avec la bénédiction des chimistes, des savants et du gouvernement, les abeilles meurs par millions, sans que cela n’ai l’air d’émouvoir qui que ce soit et que si beaucoup de gens ne savent pas que les abeilles ne servent pas seulement à faire du miel, il faut rappeler tout de même que sans elle, les fermiers agricoles, les maraîchers ou les producteurs de fruits peuvent tout simplement fermer boutique car elles se charges de la pollinisation des plantes et donc du passage de celles-ci de l’état de fleurs à l’état de fruits ou autres légumes.
    Maintenant, cela ne se fait pas en une deux ou trois saisons de culture, cela se fait tout doucement, jusqu’au jour ou l’on réalise qu’il y a un problème, et qu’il faut faire quelque chose, mais là c’est trop tard! Et ça coûte des millions voir des milliards pour réparer la bévue.
    Il est clair aussi que si nous réagissons comme cela pour tout nous n’avancerons jamais et rien ne se fera, mais il y a certaines chose pour lesquelles nous pouvons mesurer les risques éventuelles.
    Là personnes ne peut les mesurer, et le jour ou la terre sera stériles de quoi vivront nous? Payerons-nous la baguette de pain avec du platine ou des diamants?…Bon d’accord je force le trait exprès, mais s’il est bon de prendre des risques pour certaines choses, il est aussi bon de rester prudent pour d’autres.

  12. spqr said

    « … surproduction et de la surconsommation, … »
    Bien observé ; il y en effet là un paradoxe : pendant des dizaines d’années, on nous a raconté qu’il y avait surproduction (blé, sucre, beurre, lait…), sans doute en partie due au mécanisme des subventions, et maintenant on nous dit qu’il faut absolument des OGM pour produire plus 🙄
      
    De mon côté, je suis aussi un peu étonné et amusé du glissement des arguments des pro-OGM (Nota : je ne suis pas non plus anti-OGM, que ce soit clair) : au début ils nous ont vanté les modifications ADN pour rendre les plantes résistantes aux insectes et aux maladies. A priori, pas d’objection à cela. Je ne me rappelle cependant pas qu’il ait été mis trop en avant le fait qu’elles produiraient leur propre pesticide pour se défendre !
    Maintenant, je constate que l’argument le plus mis en avant est l’augmentation de la production.
      
    Jachère : un des objectifs est peut-être d’éviter l’effondrement des cours, en cas de surproduction, ce qui est normal après tout : pourquoi produire si cela reste invendu ?
    Le but principal de la jachère est de laisser reposer la terre et reconstituer l’humus.
      
    Au début des années 1960, on trouve des écrits se moquant des paysans du Moyen-âge qui laissaient en permanence 1/3 des terres en jachère, de manière rotative. « Mais nous au XXe siècle, on est beaucoup plus malin, on est moderne, on est intelligent, instruit, très savant, on sait ce que produire veut dire », et les jachères ont été supprimées.
    Résultat : en moins de 50 ans, on a réussi a faire ce que des milliers d’années de cultures n’avaient pas réussi à faire ; la terre arable a en moyenne baissé de moitié en France ; en Beauce, région célèbre pour le blé, la roche-mère est presque atteinte en certains endroits.
      
    Faudrait peut-être revenir à une agriculture raisonnable et raisonnée, qui n’exclut pas les techniques les plus modernes mais sans tout dévaster en cherchant le rendement maximum dans le minimum de temps et en laissant un désert après.

  13. Commissaire said

    @ Spqr #12…
      
    AMEN!!

  14. Commissaire said

    @ Spqr encore
    En ce qui concerne la jachère, je suis d’accord sur le fait qu’en temps normal c’est pour reposer la terre, et qu’il est préférable de ne pas surproduire pour éviter la chute des cours, mais aujourd’hui l’occident demande aux pays producteur de prétrole d’augmenter leur production pour empècher la hausse des prix du baril, alors que de son côté l’OPEP dit « Vous n’avez qu’a un peu mieux contrôler les spéculateurs et les empècher de faire nimporte quoi » ce qui n’est pas faux non plus, mais alors pourquoi ne pas faire de même chez nous, et réouvrir certaines parcelles à la culture pour éviter que les prix du blé ou du sucre ou autre ne flambe, c’est le « faites ce que je dit, mais pas ce que je fais » parce que lorsque cette jachère est imposée par la PAC, et que l’on voit ensuite certaines de celles-ci déclassées pour en faire des zones construcibles, adieu le repos de la terre et on continu à épuiser les autres parcelles…

  15. spqr said

    La jachère se planifie ; on ne peut pas décider comme ça du jour au lendemain de recultiver une parcelle en jachère ; selon ce qu’on y a planté et selon ce que l’on prévoit d’y cultiver ensuite, il faut entre 3 et 5 ans pour remettre une jachère en culture de façon exploitable.
      
    Pour ce qui est de l’augmentation des prix de la nourriture, justement le prix du pétrole en est en partie la cause : hausse des frais d’exploitation et de transport.

  16. Commissaire said

    Je n’ai pas encore retrouvé la source dont je parlais dans mon commentaire #6, mais dans mes recherche, j’ai trouvé sur le site de la radio suisse romande un sujet audio très intéressant sur les « OGM et le sol » qui date du mois de février dernier et également une émission sur la télévision suisse cette fois qui s’appel « A bon entendeur » qui aborde toute sorte de sujet pour les consommateur et qui là traite durant toute l’émission des OGM dans nos assiettes.
    Le sujet que j’ai mis en lien est l’interview d’un professeur en biologie moléculaire qui met en évidence certaines pratiques des généticiens des entreprises d’OGM.
      
    http://www.rsr.ch/la-1ere/impatience/selectedDate/21/2/2008#jeudi
      
    http://real.xobix.ch/ramgen/tsr/abe/2008/abe_02192008-451k.rm?start=00:20:02.000&end=00:24:50.333

  17. Commissaire said

    PS. # 16 pour ce qui concerne le sujet audio il est possible de l’écouter en direct mais aussi de le télécharger.

  18. […] OGM et sol ABE – Nocivité des OGM ABE – L’Espagne, nid d’OGM en Europe SPQR – OGM,dependance alimentaire, dependance politique, bio-uniformisation […]

  19. Marie said

    Moi je ne sais pas trop quoi penser. C’est pour ça que je n’ai pas encore écrit de com. Je pense que les OGM ça peut aider les gens qui meurent de faim et faire progresser la recherche médicale. Enfin du moins c’est ce qu’on m’a dit et ce que j’espère. A-t-on vraiment la preuve que ça peut nuire à la santé?
      
    De toute manière on bouffe de la merde depuis longtemps. On va se repayer du poulet chloré. Les légumes et les fruits n’ont plus de goût. On fait venir des centaines de milliers de femmes maghrebines en Espagne (les femmes, parce qu’on pense qu’elles ne resteront pas dans le pays après la récolte) pour cueillir les fraises horribles qu’on produit dans ce pays. Le poisson quand il y en a encore est plein de plomb…….
      
    Alors un petit coup d’OGM là-dessus ça ne changera pas grand chose ! :-))
      
    Tant que j’y suis, pourrais-tu conseiller à mes amis australiens des choses à voir sur leur parcours entre Paris et le Sud cet été ? (c’est sur mon blog). Je ne connais pratiquement rien à la France (honte à moi).

  20. Commissaire said

    @Marie
    😛
    Voilà ce que l’on appel une pensée positive… 😛

  21. Commissaire said

    @ Marie bis,
      
    Une chose est sûr, même si on ne connait pas encore les effets sur le corps humain, les essais ont été bâclés, est-ce que 3 mois de nourriture OGM donnée à des rats de labo suffisent pour rendre un rapport cohérent, alors que pour tout autre produit pouvant être ingéré par l’homme on pratique des essais sur 2ans?! Bien évidement que non, mais comme toujours il faut toujours aller plus vite pour contrer la concurrence, parce que tous ces gens ne pensent pas au bien être des populations pauvres et à la famine dans le monde(peut-être que les chercheurs oui, mais pas les industries de production), il pense rentabilité, bénéfices et dividende aux actionnaires! Par contre, les effets sur la terre et sur la nature sont déjà mesuré en Amérique latine. Car les agriculteurs faisant pousser du soja OGM en suivant les conseils des fabricants sont en train de voir mourir leur terre parce du fait de la tolérance du soja au pesticides, et du fait de la résistance toujours plus grande des parasites ou des ravageurs à ces produits, le culture et la terre se prennent maintenant jusqu’à 10x plus de produit que la dose initiale recommandée. Après ça vient dans nos assiettes. Ecoute le lien audio (le premier des deux)que j’ai mis au #16 c’est édifiant. Le deuxième lien est vidéo et parle des tests bâclés.

  22. spqr said

    Merci pour les liens audio et vidéo (post #16), très intéressant.
    Des intervenants s’expliquant sans passion,sans invectives et sans être interrompus : c’est agréable; sur la vidéo, on voit bien la différence entre la TV suisse et les médias français, ces derniers confondant information et commentaire.
      
    Un point intéressant de l’audio est que finalement les OGM semblent peu intéressants, peu rentables. La vidéo le confirme : si peu rentables que des tests sérieux faisant perdre le peu de bénéfices qui en est tiré.
    En tous cas, ce qui se dit dans ces émissions refroidit sur les OGM ; comme on dit : « La mariée était trop belle ».
      
    Le débat qui fait rage depuis des années sur les OGM finira-t-il par s’arrêter de lui-même… suite à l’abandon des OGM ?   :mrgreen:
      
    @Marie : je te les recommande. Pour la faim : lis le post #9 (surpopulation et natalité débordante de certains pays du tiers-monde).
      
    Je viens de lire ton article : La fille qui danse
    Dans un de tes posts (n° 3), tu écris « Quand on aime l’Afrique, ce qui est mon cas, on a envie de la voir se développer et on a envie de voir les Africains mener des vies « décentes » (au sens anglo-saxon du terme). Pour qu’elle se développe, il faut qu’elle puisse remettre en question certaines traditions qui ne sont pas imputables à la colonisation, comme l’excision, le gavage des femmes, le non-contrôle des naissances et certaines croyances inhumaines et stupides. »
    N’ayant jamais entendu parlé du gavage des femmes, j’ai cherché : coutume pratiquée particulièrement en Mauritanie, pays où pourtant sévissent régulièrement des famines (souvenez-vous du Sahel).

  23. commissaire said

    Sur le lien audio il s’agit d’un entretien et non d’un débat, donc pas de risque d’invective, sur le lien vidéo l’émission étant une émission pour la défense des consomateurs, selon quel est l’invité qui se trouve sur le plateau, il arrive qu’il soit un peu sur le gril, mais sans pour autant en venir au point de certain débats ou émissions françaises. Maintenant il existe quelques autres émissions suisses télévisées ou radiophoniques, où là le débat est un peu plus animé qu’il ne l’ai dans ces deux cas. Mais il est vrai, je le reconnais, que certaines émissions sont vraiment interessantes non seulement par le sujet dont il est question, mais aussi par la façon dont il est traité. ça n’est malheureusement pas une généralité de l’offre des médias suisses, mais fort heureusement ces émissions ne sont pas reléguées aux heures tardives du milieu de la nuit ou l’audimat n’a que peu d’importance, mais passe plutôt en journée ou en début de soirée. C’est vrai c’est agréable.
      
    Effectivement, au final, le bénéfice que l’on peu tirer des OGM en l’état actuel des choses est NUL, et même plutôt NEGATIF, car si on prend en compte les dégats provoqué sur la nature, il faut aussi se rendre compte qu’en Amérique latine, lorsque la terre est morte et n’arrive plus à produire à causes de la trop forte concentration de pesticides dans le sol et que plus aucun micro-organisme ne peu y survivre histoire d’apporter un quelconque nutriment à la plante. Eh bien c’est pas grave, ils razent quelques hectars de forêt supplémentaire juste à côté et recommence les même bêtises!
    Ils voient que ça tu leur sol, il voient qu’il s ne vont rien laisser de vivant et de cultivable à leur enfants, mais ça leur ai égale!!!
    J’en ai des frisson dans le dos, et je le dit et je le répète, je suis loin des écolo bourgeois extrèmistes qui veulent tellement tout taxe que bientôt la pauvreté sera interdit parce qu’anti-écologique!

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