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Informations occultées par les médias – Actualité insolite – Politiquement Incorrect – Créer un vrai changement de politique : Instaurer la Démocratie.


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    Johann Wolfgang von Goethe

La Promotion de Petraeus

Posted by spqr sur jeudi, 1 mai, 2008

Une bonne chose pour l’Irak, pour le Moyen-Orient… et pour Mc Cain

mais pas pour les médias français*, ajouterais-je…! 😀

quotes_petraeus.jpg

Par Jeffrey Bell :

La décision du Président Bush d’élever le Général David Petraeus au poste de direction du Commandement Central n’est pas seulement un acte de courage, cela peut attester d’une transformation dans la guerre globale contre la terreur et même dans le cadre de l’élection présidentielle de 2008.

Dieu s’est  montré
particulièrement clément en donnant à l’armée américaine un grand général en cette période où il s’avérait indispensable, un fait évident que le président Bush se devait d’avoir le bon sens de reconnaître, et agir en conséquence. Cette action de Bush n’intervient ni trop tôt ni, sans doute, trop tard, pour conférer ces prérogatives à Petraeus.

Qu’est-ce qui m’autorise à placer Petraeus aussi haut ? Lorsqu’il est question de stratégie militaire, je demande aux autres (parmi eux, plusieurs qui écrivent pour ce magazine) de resituer ce commandement dans son contexte historique. Pour tous, excepté pour l’obstiné et l’aveugle, la promptitude de la réaction et le retournement de situation en Irak est indiscutable. Et pour quiconque portait un regard sévère sur l’armée américaine et ses tendances bureaucratiques, ce n’est pas seulement indiscutable, mais proprement stupéfiant.

J’étais un jeune conscrit sans-grade de 24 ans, un spécialiste de 4è classe, stationné avec une équipe de conseillers américains auprès d’une division d’infanterie sud-vietnamienne dans le Delta du Mekong, lorsque l’offensive du Têt survint en février 68**. Comme tout cela est aujourd’hui parfaitement connu, les unités américaines et sud-vietnamiennes se battirent avec détermination et l’ennemi subit un revers dévastateur en termes militaires. Mais l’armée américaine avait à sa tête un commandant général, William Westmoreland, qui n’avait pas la moindre notion de ce qui s’était réellement passé.

Nous avions alors près de 540 000 soldats au Sud-Vietnam. Westmoreland s’envola vers Washington et exigea du président Johnson qu’il envoyât 206 000 soldats supplémentaires. En procédant de la sorte, il mit fin à ses propres chances de succès au Vietnam ainsi qu’à ceux de Johnson, qui, dans le courant du mois, annonça sa décision de ne plus se présenter à sa propre réélection. La panique affichée par Westmoreland porta un coup terrible au soutien en faveur de la guerre au pays, juste au moment où l’ennemi venait d’être défait sur le champ de bataille. Voilà ce qu’un commandant bureaucrate réactif est capable d’accomplir en un seul mois.

Petraeus est aux antipodes de Westmoreland, et, sur ce sujet, de l’ensemble des généraux qui l’ont précédé aux commandes de nos forces en Irak. Depuis l’instant où il est arrivé, nos troupes ont été exposées aux plus grands risques et aux plus hautes exigences, auxquelles elles ont répondu de façon appropriée, parce qu’elles sentaient qu’il avait un plan et savait exactement ce qu’il allait faire.

Comme il a été rapporté dans la presse depuis le début, sa façon de vivre en proximité et de se mêler aux Irakiens a eu des effets réconfortants, provoquant parfois chez certains « faucons » une interrogation, se demandant si Petraeus ne laissait pas nos soldats s’exposer plus que nécessaire. Mais ces gestes en direction de l’environnement étaient motivés par des objectifs militaires, liés à la volonté d’obtenir des informations concernant Al Qaeda en Irak et ses intermédiaires.

La tactique fonctionna et les renseignements commencèrent à affluer parce que l’intuition de Petraeus était juste lorsqu’il pensait que la domination des djihadistes sur les locaux provenait moins de leur sympathie à leur égard que de la peur qu’ils inspiraient. Lorsque les Irakiens commencèrent à raconter à nos forces où se trouvait l’ennemi, les djihadistes virent leurs sanctuaires disparaître rapidement, et les troupes de Petraeus se transformèrent en une machine de guerre dévastatrice. C’est la raison pour laquelle le niveau de violence dans l’Irak sunnite se mit à décroître de façon aussi perceptible. Les Sadristes et les autres miliciens chiites soutenus par l’Iran sont tout à fait au courant de ce qui est advenu des djihadistes sunnites et seront profondément affectés par cela, alors que Petraeus et son fringuant aide de camp et successeur, le Général Raymond Odierno, seront aux commandes lorsque surviendra le temps de l’écrasement final.

Quand Petraeus obtiendra le contrôle opérationnel sur la guerre en Afghanistan, quelque chose de similaire arrivera aux Talibans. Je dis cela, non pas parce que je crois que le défi que représentent les Talibans en Afghanistan est totalement identique à celui d’Al Qaeda en Irak. Je dis cela parce que Petraeus est un grand général et parce qu’il saura à quel point il doit adapter (ou pour ce que j’en sais, renverser) l’approche qui a marché pour lui en Irak. Si les Talibans ont le moindre doute à ce sujet,
ils apprendront dans les mois et même peut-être, dans les semaines suivant son arrivée à Tampa qu’ils ont affaire à un général américain qui sait comment les éliminer.


Lorsqu’il était commandant régional durant une phase antérieure de la guerre d’Irak, Petraeus a été surnommé le Roi David, pour sa capacité à obtenir des arrangements mutuels bénéfiques avec les Cheikhs locaux et les chefs tribaux. C’est un bon pari à prendre que Petraeus, qui est un général au sens politique aiguisé disposant de capacités qui le mettent dans la même catégorie que George Marshall ou Dwight Eisenhower, saura utiliser ses compétences sous la forme de la carotte et du bâton, face aux seigneurs de guerre dans les provinces du Nord-Ouest du Pakistan. Osama Ben Laden, Ayman Al Zawahiri et leurs principaux associés arabes ne devraient jamais être sous-estimés, mais ils apprendront que leur sécurité physique est soudainement devenue plus incertaine que lorsque leur principal souci était le général Musharraf et les services de renseignements éminemment ambivalents et complexes basés à Islamabad.

Le changement au Commandement Central devrait aussi faire la démonstration qu’il est loin d’être rassurant pour Téhéran. Au premier coup d’œil, le Président Mahmoud Ahmadinejad et les Gardiens de la Révolution pourront certainement accueillir favorablement l’annonce du  départ d’Irak de Petraeus, avant qu’il n’ait eut l’opportunité d’en finir avec leurs clients Sadristes comme il le fit avec les djihadistes sunnites dans le Nord. Mais ils savent déjà que le Général Odierno ne sera pas parti faire une promenade dans le parc. Et la transition entre l’ancien chef du Commandement Central – le bouffon, général-marketing et colérique Amiral William « Fox » Fallon, tout à ses menaces semi-publiques de ne laisser Bush envahir l’Iran qu’après lui être passé sur le corps – et le Général Petraeus, le premier homme que Fallon avait publiquement et en privé dédaigné autant qu’il le pouvait alors qu’il était son commandant en chef, représente sans doute plus qu’un simple petit désagrément pour Téhéran.


L’Iran et sa course à l’acquisition des armes nucléaires est le défi central pour la politique étrangère américaine, quel que soit celui qui deviendra le prochain président. Mais les jours qui apportaient sans aucun doute de hautes satisfactions à Téhéran, où le Commandement Central concevait sa mission comme consistant à menacer de saboter toute action répressive sur l’Iran décidée par le président, seront à jamais révolus. Et tout cela sans calculer la réaction d’Ahmadinejad, des Gardiens de la Révolution et de l’Ayatollah Khamenei, à la possibilité que Petraeus inflige bien des tourments aux djihadistes d’Afghanistan, à l’Est de l’Iran, comparables à ceux récemment éprouvés en Irak, sur leur Ouest immédiat.

De quelle façon la promotion de Petraeus au CentCom, qui devrait prendre encore 4 mois, peut-elle avoir autant d’importance, alors même qu’il ne restera à l’Administration Bush elle-même qu’à peu près 4 autres mois avant de partir? La réponse, c’est que cette nomination peut virtuellement aussi bien transformer le sens du jeu politique que les enjeux dans la guerre globale.

Il est vrai que George W. Bush sera probablement de retour à Crawford avant que l’affectation de Petraeus ait eu le temps de produire ses premiers fruits militaires. Mais sur quelle base les Démocrates pourraient-ils s’opposer à la nomination de Petraeus, ou (si jamais l’un des leurs était élu président) le renvoyer le 20 janvier 2009? Ce sont bien eux, après tout, qui n’ont de cesse de dire que l’Irak ne constitue qu’une diversion à l’égard de l’action réelle qui devrait être menée en Afghanistan et au Pakistan. Le général qui (autant qu’eux-mêmes puissent le concéder) aura grandement amélioré la situation en Irak, la guerre qui résultait d’un « aveuglement » de Bush, considérée au tout début comme ingagnable, pourrait-il ne pas être autorisé à poursuivre la « vraie » guerre en Afghanistan, que tous parmi eux soutiennent ?

Concernant John Mc Cain, de l’autre côté, aucun ajustement ou départ ne sera requis. Après tout, il a soutenu oralement l’affectation de Petraeus au commandement en Irak et endossé la recommandation de Petraeus du renforcement des troupes en Irak, lorsque virtuellement personne au Congrès, Républicain ou Démocrate, ne souhaitait souffler le moindre chuchotement pour soutenir la décision du Président Bush de le réaliser. Assurément, Mc Cain plaidait en faveur d’un Surge des troupes en Irak et de la nomination de quelqu’un tel que Petraeus pour l’exécuter, bien avant que Bush lui-même ne s’y résolve.

Assumant pleinement que Petraeus soit confirmé dans ses fonctions, Mc Cain, dans le cadre de sa campagne, s’exprimera sans nul doute possible en faveur de la préservation à ce poste du général américain le plus doué du dernier demi-siècle, jusqu’à ce que la totalité de la tâche soit réalisée – jusqu’à ce qu’aussi bien l’Irak que l’Afghanistan soient pacifiés, Osama Ben Laden expédié, et l’Iran empêché d’acquérir des armes nucléaires. Si les Démocrates ont une façon de penser différente, ils auront alors à dire précisément quelle partie du contrat global ils contestent, quel général et quel plan militaire ils ont à l’esprit comme capable de finir le travail, pour autant qu’ils sachent le définir. Bonne chance.

Jeffrey Bell
traduction M. Brzustowski

Jeffrey Bell est membre occasionnel au centre d’éthique et de politiques publiques (EPPC), où il a rédigé un ouvrage sur le conservatisme social américain qui sera publié par Encounter Books en 2009.

Version originale anglaise : The Weekly Standard The Petraeus Promotion

Découvert sur le blog drzz

Addendum de spqr :
C’est un effet un nouveau coup dur pour certains médias français qui persistent à faire croire :
– que « les américains ne peuvent pas gagner la guerre en irak » (une guerre gagnée en 2003, mais passons…et non seulement les américains mais leurs 34 pays alliés, mais passons aussi),
– au « bourbier irakien », au « fiasco », au « nouveau Vietnam », à « l’enlisement »,
Civ+Cas+Iraq.jpg 
– à la légende de « Plus d’un million d’Irakiens tués depuis 2003, selon une étude (sic) (AFP) » : 

la réalité est entre 81 000 et 88 000 victimes civiles depuis le début de la guerre en Irak, chaque mort étant recoupée pour la confirmer (source : ONG Iraq Body Count).

Leur Monde de désinformation est en train de s’écrouler.

*de gauche à 94% (je mets 94% car, d’après les plus récentes estimations, 95% serait un tout petit peu trop.

Vietnam, un adroit mensonge.jpeg 
**L’auteur a fait un utile rappel ; sur l’Offensive du Têt, Westmoreland et la décision de Johnson, un excellent film, que je vous recommande : Vietnam, un adroit mensonge (A Bright Shining Lie) de Terry George avec Bill Paxton (1998).

Sur l’offensive du Têt, un bon article : Avril 1968, l’Amérique gagne le Têt et perd la guerre

Je ne résiste pas à vous reproduire le début de cet article :
thucydide.gif« Bien des erreurs furent commises et tout particulièrement l’expédition de Sicile. Pourtant s’il y eut faute dans cette affaire, ce fut moins parce qu’on avait sous-estimé l’adversaire auquel on s’attaquait, que parce que les hommes qui avaient fait partir cette expédition se rendaient mal compte des moyens qu’il fallait mettre à sa disposition. Tout occupés à s’entre déchirer dans la compétition engagée dans la direction du peuple, ils affaiblirent le corps expéditionnaire et provoquèrent dans la cité même les premiers troubles politiques. (…) Athènes ne succomba que lorsqu’elle se fut épuisée dans les discordes intérieures. »

Thucydide (env. -460 -395), La guerre du Péloponnèse. II, 65, 12-13.

 
Toujours au sujet de l’offensive du Têt, si on consulte les archives de la presse de l’époque, il n’y a rien sur les charniers de Hué, entre autres, en dehors de quelques hebdomadaires semi-confidentiels (une scène du film sus-mentionné les évoque).

affiche_Berets_verts_1968_1.jpgCommunistes et gauchistes avaient manifestement verrouillé les médias, déjà à l’époque. Le film « Les bérêts verts » (The green berets) de John Wayne et Ray Kellog (1968) avait été, de fait, en raison des menaces et manifestations violentes devant les cinémas, interdit de sortie en France. Ce qui est une excellente raison pour vous le procurer.
Evidemment, il montrait des aspects de la guerre et du Vietnam assez éloignés de ceux que les communistes voulaient faire croire.
Les médias de l’époque reprennent en effet la thèse officielle nord-vietnamienne selon laquelle aucun soldat régulier nord-vietnamien ne se trouvait au Sud-Vietnam et qu’il n’y avait au Sud que les viet-congs.

Têt : nuit du 30 au 31 Janvier 1968 ; nous sommes donc dans les mois qui ont précédé Mai 68 😉

Publié par spqr le 1er Mai 2008.

Autre article sur le même sujet :
La revue de presse de SPQR – semaine du 3 Mars 2008

N.B. : si vous souhaitez écrire un commentaire, cliquez sur “commentaire(s)” ; l’e-mail est facultatif.

7 Réponses to “La Promotion de Petraeus”

  1. Adamastor said

    il est vraiment chuper ce texte

  2. Adamastor said

    ;-#

  3. stella said

    Très franchement je n’ai pas le temps de le lire maintenant car j’ai du monde, mais je repasserai plus tard dans l’après-midi
    Ça s’est bien passé ce 1er mai ? Plein de muguet, plein de bonheur en perspective ?
    J’espère bien que oui.
    Nous avons tant besoin de petites trèves (ensoleillées si possible) pour oublier la morosité ambiante et cette folie dans laquelle le monde actuel nous entraîne.
    Je t’embrasse, et si tu fais le pont, profite bien de ce week-end.

  4. Deborah said

    Je te souhaite un excellent weekend SP!
    BIses
    Deborah

  5. Léviathan said

    Ça fait des années que j’essaie de comprendre… comment pouvait-on soutenir le VN du Nord contre celui du Sud? Comment pouvait-on soutenir Khomeiny contre le Chah? Comment pouvait-on soutenir Mao contre Tchang Kai Shek? La liste est longue…
      
    Raymond Aron s’en amusait, cyniquement, tristement même en expliquant qu’après tout, les objectifs du régime de Castro consistaient à produire plus de sucre ce qui, assurément, est très prosaïque, voire bassement matérialiste (Staline alignait les tonnes d’acier, Mao les fourneaux artisanaux).
      
    Il y a quelque chose qui tient de la servitude volontaire, une volonté de s’asservir à un bourreau dont la cote d’amour est fonction de sa lubricité. Appel de Thanatos? Élan orgiaque? Séduction du mal?
      
    Voir: Raymond Aron sur la crise de civilisation
    Un certain regard
    ORTF – 07/12/1969 – 00h08m48s
      
    http://www.ina.fr/archivespourtous/index.php?vue=notice&id_notice=I00019259

  6. spqr said

    Pour y répondre, il faudrait, non pas un post, mais plusieurs articles voire un livre entier ❗
    Pour le VN Nord, c’est assez simple : une politique étrangère française anti-américaine à partir de 1964 (retrait de la France de l’OTAN) dont les raisons remontent à … 1940.
    Un parti communiste puissant (jusqu’à 30% des voix entre 1946 et 1960, puis 18 à 20% jusqu’en 1981) et des mouvements gauchistes très actifs, organisés et violents.
    Abandon des médias à la gauche – surtout aux communistes, trotskystes, gauchistes – à partir de 1958, domaine négligé par le Général De Gaulle qui a sous-estimé leur importance.
    Enfin, ce qui rejoint ton post : un certain phénomène de mode, des « bourgeois » affectant d’être de gauche pour tenter de se faire pardonner d’être des bourgeois se donnant le grand frisson sans danger (le mot « bobo » n’existait pas encore). Manifester contre les américains, brûler leur drapeau était et est toujours sans risque (même aux USA !).
    Les mêmes n’auraient pas manifesté plus de 5 minutes à Moscou ou à Hanoï contre les communistes.
    En France dans les années 1960-70, ils se seraient au mieux fait traiter de « suppots de l’agresseur impérialiste américain, voire fait casser la g…
    Même chose pour cette pamoison devant Mao, son Petit Livre Rouge et la « Grande Révolution Culturelle Prolétarienne » avec la censure totale de ce qui s’y passait réellement.
      
    Intéressante vidéo : cela montre quelles étaient les préoccupations de l’époque ; mon attention a été particulièrement attirée par le mot « ennui ».
    J’avais déjà lu que les gens de cette époque parlaient de « problèmes des jeunes », jeune n’ayant pas le sens que les médias lui donnent aujourd’hui, et ces « problèmes » n’ayant rien à voir avec ceux d’aujourd’hui.
    Parmi ces jeunes, il y avait ceux, surtout ces jeunes bourgeois qui feront ou avaient fait Mai 68, qui se plaignaient de « ne pas savoir quoi faire de leurs loisirs » et craignaient de « s’ennuyer » dans cette société de production industrielle, de consommation, de progrès technique et scientifique qu’on leur promettait.

  7. Léviathan said

    C’est vrai que cet ennui se perpétue de nos jours… des jeunes passant au JT de 20H ne disent-ils pas qu’ils s’ennuient? Qu’il n’y a rien à faire? Qu’ils n’ont aucun avenir? Pas de travail? Aucun moyen de s’en sortir?
      
    Mais aujourd’hui, contrairement aux 68tards, ils réclament du travail…
    Ceci étant, je ne les prendrais pas trop au mot. Ils réclament du travail car ne pas avoir du travail leur semble être une belle excuse pour ne pas chercher à en avoir.
      
    Mais nous sommes passés d’une langue de bois à l’autre: hier, être cadre en entreprise était le summum de l’ennui, de l’absence de sens donné à la vie et, de ce fait, justifiait la révolte.
    Au contraire, aujourd’hui, être manoeuvre est devenu un Graal, apprendre à rédiger un chèque souvent un savoir convoité, porter la tunique le symbole de l’intégration. En être privé justifie l’émeute.
      
    C’est curieux car après tout, voilà des emplois ennuyeux, plus encore que ceux que les 68tards refusaient d’occuper.
      
    Les jeunes (j’en suis un il est vrai) sont-ils donc devenus des idiots pour manquer à ce point d’imagination?
      
    Peut-être que le péché original tient à leur éducation et à leur appartenance sociale. Ils portent les stigmates de parents appartenant aux « classes laborieuses ». Ils s’identifient volontairement à leurs aïeux – quand bien même ils n’en partagent pas la condition – et convoitent le statut de victime.
      
    Les associations et autres collectifs « gauchisants » fabriquent alors un discours « social » dans lequel les mots clés de inégalité, paupérisation, exclusion et précarité encadrent et exploitent un ressentiment auquel il faut donner une signification politique.
      
    Ce faisant, les « jeunes en difficulté » se voient offrir une sorte d’immunité sociale: ni la paresse, ni leur mauvaise éducation, ni leurs incivilités, ni leur violence ne peuvent plus leur être reprochés.
      
    C’est Alain Finkielkraut qui disait lors de la crise du CPE que la jeunesse de nos jours ne faisait plus preuve d’imagination. Elle est devenue conformiste, elle demande encore un instant à la réalité, elle demande à se blottir, encore un peu, dans ce doux cocon de l’assistanat, de la victimisation, de l’irresponsabilité.
      
    L’ « exclusion » est donc devenue le fond de commerce d’un certain nombre d’acteurs, politiques, sociaux, religieux. De sa perpétuation dépendent leurs emplois, leur visibilité dans l’espace publique, leur ascension sociale propre. Est-ce une raison pour plaindre doublement les « jeunes » qui sont en difficulté? Non puisqu’ils sont les collaborateurs actifs des premiers dans un partenariat inégal.
      
    Il faudrait peut-être en finir avec la Victime, le Martyr, et rendre Christ à lui-même ou le tuer sans remord : lui seul est mort sur la croix pour le salut de l’Homme (si on veut bien le croire) et il n’est légitime pour personne de l’imiter, même symboliquement. C’est la prérogative de Dieu seul ou alors cela doit être imposé, contre la volonté de l’individu qui s’y verrait acculé. Il ne peut exister, il y a contradiction a être volontairement une victime ou une victime consentante.
      
    NB: Un parallèle intéressant peut-être dressé avec l’attentat-suicide en Israël… les médias de gauche fabriquent l’image d’un Palestinien familier, un Palestinien de banlieue désoeuvré, exclu et réprimé qui va se suicider en tuant des bourreaux que, dans son immense bétise de pauvre tiers-mondiste en guenilles qui n’a pas eu la chance d’aller à l’école, il ne reconnaît qu’à leur race et les confonds donc les innocents et les coupables, de 7 mois à 77 ans.
      
    Alain Finkielkraut analyse la crise du CPE

      
    Itw Raymond ARON sur la violence dans nos sociétés industrielles
    VARIANCES
    ORTF – 13/12/1974 – 00h08m09s
    http://www.ina.fr/archivespourtous/index.php?vue=notice&id_notice=I00019276

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