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Informations occultées par les médias – Actualité insolite – Politiquement Incorrect – Créer un vrai changement de politique : Instaurer la Démocratie.


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Nicolas Sarkozy : le Discours de Dakar

Posted by spqr sur samedi, 28 juillet, 2007

Le Président de République, Nicolas Sarkozy, a prononcé un discours remarqué à l’Université de Dakar, à l’occasion de sa visite officielle au Sénégal.

Ce discours fait couler beaucoup d’encre.

Les médias de gauche (oui, je sais, c’est un pléonasme) en citent les passages qui leur déplaisent le plus et qui semblent attaquer les africains.

Ce discours forme un tout et il est difficile d’en isoler des parties sans en déformer le sens profond. Je vous recommande donc de laisser tomber ces médias au jugement hatif et superficiel et de lire le texte intégral*

D’autres s’offusquent de phrases allant dans le sens d’une supposée repentance (1).

Depuis la décolonisation, les jugements concernant l’Afrique noire sont condescendants : « sous-développés », « en voie de développement », « aider l’Afrique », « aides au développement », « subventions », « soutien ». Tous ces mots impliquent une voie unique, celle qui va dans le sens sous-développés —> développés, celle qui sous-entend que la solution est d’imiter l’Occident.

Voici la phrase-clef du discours de Sarkozy, encore inédite jusqu’à ce jour :

« Votre sort est d’abord entre vos mains »

Voilà ce qui me parait l’essentiel du message : l’Afrique noire doit trouver elle-même et en elle-même sa voie. Chaque fois qu’elle acceptera « aides », « conseils » et subventions, elle s’en éloignera, car les « conseillers » ne diront jamais qu’une chose : « Faites comme nous ! »

Voilà un abcès de plus de crevé.

Un discours franc – une franchise qui a « déçu » certains assistants locaux dans leurs « attentes » (de sous ?) et audacieux tout en restant diplomate (2).

* Source et texte intégral : L’Élysée : Allocution de M. Nicolas SARKOZY, Président de la République, prononcé à l’Université de Dakar.

(1) « Ils ont eu tort. »
« La colonisation fut une grande faute. »

Oui, je suis d’accord avec Sarkozy, la colonisation au sens où elle a été faite par la France depuis 1875, a été une grande faute. Je pense que l’on ne peut coloniser (coloniser, pas conquérir) qu’une terre vide d’habitants ou presque (Amériques, Australie, Nouvelle-Zélande… colonisations qui ont été réussies).
C’est la IIIème République à partir de 1875 qui décida d’effectuer en Afrique une colonisation de peuplement, votée par la gauche de l’époque, la droite s’y opposant.

« Le colonisateur est venu, il a pris, il s’est servi, il a exploité, il a pillé des ressources, des richesses qui ne lui appartenaient pas. Il a dépouillé le colonisé de sa personnalité, de sa liberté, de sa terre, du fruit de son travail. »

C’est vrai aussi ; le comportement de certains colons envers la population est loin d’être irréprochable ; les exemples abondent. Ce n’est pas être tiers-mondiste et auto-flagellant que de le dire.

(2) Un exemple : « L’Afrique a sa part de responsabilité dans son propre malheur. On s’est entretué en Afrique au moins autant qu’en Europe. Mais il est vrai que jadis, les Européens sont venus en Afrique en conquérants. Ils ont pris la terre de vos ancêtres. Ils ont banni les dieux, les langues, les croyances, les coutumes de vos pères. Ils ont dit à vos pères ce qu’ils devaient penser, ce qu’ils devaient croire, ce qu’ils devaient faire. Ils ont coupé vos pères de leur passé, ils leur ont arraché leur âme et leurs racines. Ils ont désenchanté l’Afrique. »

C’est une parole de diplomate.

Publié par spqr le 28 Juillet 2007.

28 Réponses to “Nicolas Sarkozy : le Discours de Dakar”

  1. stella said

    Moi aussi j’ai aimé ce discours sans complaisance qui a remis les choses à leur place et qui devrait responsabiliser les africains.
    Je repars en farniente. Bon we

  2. Julius said

    c’est vrai comme tu dis chez moi qu’ii faut resituer dans le contexte

    et que le message aux africains est égalementa ssez rude

    mais à mes yeux la colonisation n’était pas une faute
    a+

  3. gense said

    je pense que ci il n’y avait pas eu de noir pour vendre des noir les blancs serraient repartits ou du moins il n’y aurrait pas eu esclavage (je dit bien des noirs et des blancs car il n’y a qu’ en france que l’on dit homme de couleur ce qui est de l’ypocrisie ) et de plus il faut césser de les assister car tout pousse sur la terre africaine

  4. schizo said

    Petit mot d’un petit-petit-petit-petit-petit-petit-petit-petit-petit-petit fils de colonisateur (la Nouvelle-France, ça vous dit quelque chose ?) :

    La colonisation des Amériques, une colonisation « réussi » ? Il est vrai qu’en terme de massacre de populations et de destruction de civilisations autochtones, la colonisation des Amériques (par les espagnols, les anglais et même les français) fut une réussite sur toute la ligne.

  5. Daisy said

    Cela doit remonter loin ! Quel est cet ancêtre et en quelle année ?
    Depuis plus de 50 ans, la gauche répand une vision très manichéenne de la colonisation par les européens, une vision issue du mythe du “Bon sauvage” de JJ. Rousseaux : le méchant blanc colonisateur contre le gentil indigène pacifique et naturel.
    C’est très loin d’être aussi simple. En Afrique les européens commencèrent par établir des comptoirs sans pénétrer à l’intérieur des terres ; en Amérique du Nord, les indiens se faisaient constamment la guerre avant l’arrivée des blancs ; des tribus ont demandé l’appui des blancs contre d’autres. Il y avait des tribus alliées aux anglais, d’autres aux français.
    Enfin, les Indiens étaient 1-5 million en 1492 avant l’arrivée des blancs ; à l’échelle de la France, calculez combien cela ferait.

  6. Naibed said

    Voilà. Au nom de cette diarrhée rousseauiste qui a la vie dure, on est passé, dans un délire binaire, d’une version « Western » à son exact opposé. En faisant totalement l’impasse sur l’extrême violence et cruauté de la plupart des tribus indiennes dans le traitement de leurs ennemis (et ce, bien avant l’arrivée des colons): les rituels de torture, le scalp, l’antropophagie (p.e. : manger le coeur de son ennemi pour acquerir sa force), l’esclavage, les femmes ennemies considérées comme butin, etc. etc.

  7. Naibed said

    Quelques remarques sur le texte initial

    1. « Ils ont eu tort. » « La colonisation fut une grande faute. », etc…

    Non ! « Ils ont commis des torts. » « La colonisation fut en partieune faute ».

    2.1. « il s’est servi, il a exploité, il a pillé des ressources, des richesses qui ne lui appartenaient pas. »

    Quelle daube ! Il a exploité, c’est-à-dire : mis en valeur, des richesses dont tout le mode se foutait, et qui ne rapportaient rien, dans une économie précoloniale où le noir mourrait avant trente ans, où les enfants mourraient nombreux en bas âge, et les femmes, nombreuses en couche, et où la démographie était sévèrement limitée par l’absence d’hygiène, de santé, de nutrition convenable, d’éducation, en un mot de progrèss.

    « Le colonisateur est venu, il a pris, …[blah] » Il a donné aussi !. Entre autres, tout ce qui faisait partie du progrès, et qui est énuméré ci-dessus. Après, on peut, bien sûr, discuter de façon infinie sur le « taux de return », mais il reste que ce dernier est très élevé, quand même, surtout b>si on compare aux « progrès » que les noirs ont accomplis ensuite, lorsqu’ils ont été rendu maîtres de leur destin !!

    2.1. « Il a dépouillé le colonisé de sa personnalité, de sa liberté, de sa terre, du fruit de son travail. [OuiiinnnNN] »

    Nimportkwa !

  8. spqr said

    Bien sûr, mais le discours officiel de Nicolas Sarkozy se devait de rester diplomatique : faire comprendre l’essentiel sans vexer. Ce n’est pas un cours fait par un historien. Déjà comme cela, les réactions au Sénégal montrent de l’irritation ; dans l’amphithéatre, les auditeurs ont eu – d’après la presse sénégalaise – du mal à rester calme jusqu’à la fin. Alors imaginez qu’il leur ait dit ce que vous écrivez !
    Il faut maintenant que les sénégalais et les africains noirs en général, passé cet instant d’indignation, lisent et méditent ce discours.

  9. Naibed said

    Il faut maintenant que les sénégalais et les africains noirs en général, passé cet instant d’indignation, lisent et méditent ce discours.

    Ce qui, avec la merde gramscienne (ça me fait penser qu’il faut que je ponde un article sur le sujet sur mon blog: demain, demain…) qui a infiltré toute une frange du discours, et pas seulement à gauche, ne sera pas évident.

  10. spqr said

    Les clichés imbibent davantage le discours médiatique et universitaire en Occident qu’en Afrique :

    Entendu il y a quelques années l’interview d’un africain d’ethnie masaï, de formation anglophone, installé à Londres, fin et cultivé, parlant néanmoins le français sans accent (ni africain, ni anglais !), de passage à Paris, par un journaliste d’une importante radio qui lui demanda avec insistance si le génocide tutsi de 1994 par les hutus n’était pas en fin de compte à mettre sur le dos de la colonisation ? Il a démenti aussitôt en répondant : « Bien sûr que non ! ». C’était une affaire entre africains avant tout, et il y en avait déjà avant la colonisation (en gros, de mémoire).
    Le journaleux a cependant reposé deux fois la même question jusqu’à ce que ce masaï, pour avoir la paix et pouvoir reprendre le sujet, qui était l’Afrique de l’Est, finisse par répondre du bout des lèvres que la colonisation pouvait en effet être en partie une cause.
    Ce masaï donna ensuite des éclaircissements très intéressants et fort peu politiquement corrects (c’était avant le tumulte médiatique de 2006 sur « les aspects positifs de la colonisation », et le film « Indigènes ») sur l’origine du swahili et sur la traite arabe en Afrique de l’Est du VIIIe siècle au début du XXe siècle.

  11. Naibed said

    Merci pour cet exemple qui éclaire bien ce que je veux dire (et un aspect de cette culture politique gramscienne antidémocratique qui gangrène tout débat, et où – pour faire court – la « lutte des groupes » a remplacé l’antique « lutte des classes »).

    Exemple très intéressant, car il permet de bien mettre en lumière aussi le double racisme implicite et machiavélique qui se cache dans le discours et le comportement du journaleux que vous citez :

    1. D’une part, il y a un racisme assez évident, bien que rarement dénoncé : un racisme contre le blanc, l’occidental etc. – par définition gramscienne – responsable, sinon coupable de tout.

    2. Mais de l’autre, il y a un racisme plus diffus (et qui fait toujours pendant au premier, dans une logique gramscienne) : celui qui fait du noir l’éternel colonisé, l’éternelle « victime », etc. – par définition gramscienne – responsable de rien, car toujours, peu ou prou, sous l’éternelle domination du premier.

    Ce second racisme est d’autant plus sournois, qu’il se réfère à des clichés apparemment sympathiques au premier abord: celui du brave type, du bon sauvage, etc.
    Mais aussi – implicitement – de l’irresponsable, de celui qui n’est pas capable – ou pas totalement – se prendre en charge, d’assumer ses choix, ses réussites et ses échecs, de répondre de ses actes– bons ou mauvais -, d’assumer pleinement ses erreurs.
    Ni, a fortiori, quelqu’un capable de poser un regard critique, intelligent, lucide, sur l’histoire, la culture, les agissements – bons ou mauvais – de ses « semblables » (1) . Bref, en un mot comme en cent, même si c’est pour les protéger, pour les défendre (2) les gramsciens font d’eux des « sous-hommes » (3)

    (1) au sens de cette même logique gramscienne des groupes, qui – signalons le au passage – enferme les individus dans des entités dont ils ont de plus en plus de mal à sortir.

    (2) souvent au prix de n’importe quelle contorsion intellectuelle.

    (3) On le voit particulièrement bien dans la condescendance incroyable dont fait preuve ce journaliste qui interviewe cet africain d’ethnie masaï dans votre exemple.
    Au fond, ce dernier a beau être fin et cultivé, anglophone, s’exprimer, en plus, dans un français impeccable, etc., il reste, osons le mot, un « bougnoule » dans l’esprit du gros beauf de journaliste qui l’interviewe ! Cet africain a beau faire montre d’une grande culture, d’une grande intelligence, d’une lucidité qui l’amène à porter un regard pertinent et critique sur un sujet dont il connaît visiblement bien les ressorts : les violences tribales et ethniques en Afrique, et particulièrement au Rwanda – il reste, à tout prendre, quelqu’un finalement d’inférieur ! C’est-à-dire, essentiellement un sous-homme, quelqu’un qui, « par essence » n’est pas capable de juger comme il convient des actes de ses « semblables » et que l’on regarde avec la condescendance de notre « savoir » supérieur.

    En essentialisant les individus, en les poussant à se fonder, non plus sur une identité individuelle, qui bien que découlant nécessairement – en partie – d’une identité collective, simple ou recomposée, reste avant tout, et à titre principal, une identité façonnée par l’individu, mais – au contraire – sur une reconnaissance « en tant que » (en tant que musulman, en tant que noir, en tant qu’homosexuel, voire …en tant que femme (4) , etc. le « gramcianisme » accentue au nom du relativisme culturel, et du multiculturalisme, le racisme qu’il prétend combattre.

    (4) dans un certain type de, hum ! « féminisme », hélas largement répandu, que j’ai appelé FBDP : «Féminisme» Bas-De-Plafond qui pollue ce que devrait être le véritable féminisme. En gros, des brêles « féministes » qu’on retrouve en masse dans des assocs comme CDG, La Meute, etc. (associations qui finissent par cesser d’être féministes pour se réduire à des lobbying « pro-femmes », ç-a-d guère mieux que les lobbies masculinistes qui fleurissent actuellement, sur le mode de l’action-réaction) et qui n’ont pas encore compris, depuis le temps, qu’on ne peut pas libérer un sexe sans libérer l’autre, tellement les deux sont imbriqués.

    Comme je n’ai pas encore écrit mon article sur mon blog, vous devez vous demander quel est ce « GRAMCIANISME » et qui sont ces « gramsciens », ces sortes de martiens dont je parle et que, dans une sorte de délire, je verrais partout. Disons que j’ai choisi de forger ce néologisme pour parler de ce qu’on connaît habituellement de « progressisme radical », voire de « post-modernisme » (joli post-modernisme, qui sape les conquêtes de la modernité pour nous ramener à une logique d’Ancien Régime, voire au Moyen-âge !) que l’on constate partout, tant chez les démocrates aux États-Unis, que chez « la gauche la plus bête du monde » (suivez mon regard !).

    Un mouvement planétaire dont le philosophe John Fonte ramène fort justement, dans un article paru en 2000 dans le « Policy Review » de décembre 2000-Janvier 2001 : Why There is a Culture War, l’origine idéologique à Antonio Gramsci (1891-1937) et aux marxistes hégéliens. Bref une idéologie d’extrême-gauche qui a, depuis belle lurette, quitté les sentiers de l’extrême-gauche, et même ceux de la gauche, pour se propager, non seulement par les ONG et autres officines de gauche, mais aussi via les grandes fondations américaines (notamment Ford, Rockefeller, Carnegie, Mac Arthur – excusez du peu !), les universités, et les entreprises transnationales et multinationales (5).
    Un mouvement dont le socle, le discours contemporain de la « société civile » est entièrement fondé sur la Critique Gramscienne, c’est-à-dire … des concepts de pouvoirs de groupe et de moralité de groupe directement issus de la pensée gramscienne et hégéliano-marxiste !

    (5) à commencer par, dès 1996, une partie importante des industriels de Washington, qui, sous la férule de Bill Gates père, ont fait massivement des dons en faveur due « Non » à la «Proposition 209» de 1996 en Californie, proposition qui avait pour but de proscrire les discriminations positives, raciales et sexuelles, en matière d’embauche : Boeing, Weyerhauser, Starbucks, Costco, Eddie Bauer…

    On pourrait approfondir, et montrer comment cette idéologie devenue une véritable religion séculaire en matière sociale, d’où le choix de mon néologisme « gramscianisme » dont se revendique le « progressisme radical » a non seulement envahit tout le champ social et politique, mais se conjugue parfaitement avec cet autre grand danger pour la démocratie, qu’est le djihadisme mondial, pour ébranler la démocratie libérale.
    Comme l’explique très bien Trigano Shmuel dans l’éditorial du N°5de l’excellente revue « Controverses » consacré à La fracture démocratique : vers une démocratie post-libérale ? (voir sommaire ici)
    Ce sera l’objet d’un prochain article sur mon blog, que de tenter de fournir une synthèse des excellentes analyses donc fourmille ce numéro de Controverse, prochainement.
    (à suivre donc)

  12. spqr said

    Votre analyse de mon exemple (post #10) est excellente. Ce journaliste sans s’en rendre compte, certainement persuadé lui-même d’être un antiraciste chevronné, fait montre de ce double racisme que vous démontrez.
    Votre point 2. : c’est bien cela ; le journaliste considère – et derrière lui tout une kyrielle de pseudo-historiens – que que c’est à lui de juger et de savoir ce qui se passe en Afrique mieux que les africains.

    Féminisme : je vais venir lire vos articles sur ce sujet.
    Gramsci : je connaissais déjà ; selon lui, les marxistes doivent d’abord prendre le pouvoir sur le plan culturel, prendre le pouvoir dans les esprits, avant de pouvoir, tout naturellement, le prendre tout court.
    Je lirai votre article avec intérêt.
    Point (5) : je connaissais pas. Un article sur la discrimination positive aux USA et en France est prêt qui doit sortir en Septembre en principe. J’y ajouterai cela.
    Merci aussi pour tous ces liens intéressants.

  13. ginette said

    La colonisation a été, à lépoque une chose obligée, il faudrait s’imprégnier de cette page d’histoire,
    nous en avons profité e avons voulu inculquer aux peuplades de ce continent notre manière de faire et de voir
    des missions se sont installées ( là ce n’était plus l’affaire de Gambetta, mais l’affaire d’une église droitière qui n’a rien trouvé de mieux de leur apprendre l’histoire de nos ancêtres les gaulois ( tout le monde hausse les épaules maintenant mais je me souviens d’avoir été très fière dans mon enfance parce que éduquée dans l’enseignement libre) des conquêtes de la FRANCE
    IL Y AVAIT LES PETITS CHINOIS (qui eux ne se sont pas laissé faire complètement) et la mentalité de l’époque était bien loin de la réalité actuelle
    le commerce s’en est mêlé, les échanges internationaux aussi tout ça par dessus la tête des africains eux-même, mais si nous ne l’avions pas fait, d’autres s’en seraient chargés..C’est la suite qui devient intéressante car l’afrique et son peuple grâce ou à cause de nos différents soutiens veut relever l tête et c’est là que le bât nous blesse car il ne peut s’agir que d’un remodèlement de la planète .Nicolas Sarkozy à beau jeu de dire, vous êtes assez grands, débrouillez vous alors que nous sommes maintenant tellement englués par nos économies de marché et que les grands trust se sont constitués avec lesquels il faut nous aussi nous débrouiller.
    non, la vérité c’est qu’il faut refuser ENSEMBLE que le pouvoir, soit détenu par quelques uns ( M SARCOZY étant à leur service) car, mine de rien nous serons ,bientôt au même rang que les anciennes colonies si nous n’y prenons garde..IL faudra bientôt qu’il y ait des prises de conscience en Europe, la première erreur ayant été d’accepter le traité que vous savez ( difficile à écrire ).réfléchir ensemble sur le devenir des populations, blanche noires grises ou jaunes (!!!) nous n’avons jamais regardé que notre nombril..il y a du boulot.
    amicalement

  14. Naibed said

    Pour trancher avec le méli-mélo indigeste précédent, un excellent article du 31/07/2007 de Gérard Pince de freeworldacademy : Adieu l’Afrique

  15. ginette said

    L’article est excellent de votre point de vue, pas du mien et, en tous cas aussi indigete que mon méli mélo venant de mes pauvres capacités intellecuelles, évidemment, je pourrai aussi vous copier coller un article de journalistes très compétents, allant dans un autre sens, mais je crois ue ça n’en vaut pas la peine et moi j’ai envie de dire BONJOUR L’AFRIQUE

  16. Naibed said

    > en tous cas aussi indigete que mon méli mélo
    Non, cet article est limpide, et propose des options claires basées sur des faits vérifiables, objectif et solidement argumenté. Rien d’indigeste donc. Et comportant encore moins de méli-mélo ou, a fortiori, de mélo gnangnan. Maintenant, que vous ne l’aimiez pas, que ça ne soit pas conforme à vos, hum !, « opinions », ça c’est une autre histoire. Mais, disons qu’on se fout royalement de « l’opinion » des brêles gaucho-gnangnans, vous comprenez ?

    >copier coller
    Non. Je n’ai rien copié-collé du tout : j’ai fourni un lien.

    > .. de journalistes très compétents, allant dans un autre sens
    très compétents en matière de noyage de poisson et en relativisme culturel, je parie ?

    > et moi j’ai envie de dire [blah]
    J’avais bien compris que vous « résonniez ». Vous deviez, AMHA, tenter votre chance sur des forum de gauche. Surtout que vous avez la chance, en France, d’avoir la gauche la plus bête du monde : vous pourriez même, qui sait, y briller (vous savez bien : royaume des aveugles, borgnes, toussa…)

    Cependant, il n’est pas question de « résonner », mais de raisonner dans l’article cité. Et de le faire, comme je l’ai dit, sur des bases objectives, sans « vibrations » gaucho-gnangnans . Ce qui amène à se poser la question (politique) de quelle attitude tenir face à l’Afrique. L’auteur préconise de tenir un discours, clair et ferme, basé sur un choix clair et radical : celui de proposer un partenariat d’égal à égal, sur base commerciale, tout en rompant avec la coopération, et en mettant fin aux abus de celle-ci. Dont les relents victimaires, et l’afflux de sans-papiers qui sont surtout, en réalité des profiteurs sans scrupules que la gauche la plus bête du monde (suivez mon regard) aime à faire passer pour des vîïîctimes.

    Ce qui suppose un changement de ton radical, une rupture nécessaire, tant dans le discours que dans les actes, avec l’auto-flagellation, l’autocritique, la culpabilisation, la repentance et autres mensonges gaucho-gnangnans préconisés par les « crapules-aux-bons-sentiments-qui-puent » de gauche et d’extrême-gauche. Des discours de crapules d’extrême-gauche hégéliano-marxistes qui ont réussi à envahir et à contaminer tout l’univers du discours depuis trente ans, au point de faire apparaître comme normal un multiculturalisme et un relativisme culturel basé sur une logique de groupes, une logique gramscienne, qui vise ni plus ni moins qu’à détruire la démocratie occidentale, en se faisant la complice du djihad mondial et du grignotage de l’espace démocratique au nom de l’idéologie musulmane.

    Un multiculturalisme et un relativisme culturel devenus tellement puants, qu’on voit même des anciennes « féministes historiques » s’ingénier à trouver, par exemple, toutes les excuses possibles et inimaginables aux comportements communautaristes violents et maffieux, empreints de racisme antioccidental et anti-blanc et d’un machisme virulent, des « jeunes » des banlieues/ Alors même que ces derniers, dans le même temps, instaurent l’insécurité, privent de liberté les femmes, et les enferment dans un espace de non-droit, un espace tribal du marécage maffioso-ethnico-islamiste, où s’épanouissent entre autres, les trafics de dogue, les crimes d’honneur, les viols en tournante qui menacent les femmes qui cherchent à s’émanciper (et même les autres), mais aussi les mariages forcés, l’excision des petites filles, etc. etc. .

    Un multiculturalisme et un relativisme culturel qui tendent à projeter à l’extérieur, l’image de l’homme noir, de l’homme musulman comme soi-disant éternelle victime du méchant oppresseur blanc, occidental, etc. par définition responsable, voire coupable de tout.
    Une stratégie qui a clairement pour but de propager la haine de l’occident, de la démocratie libérale, tout en dédouanant les africains et les islamistes de toute responsabilité, tant dans la conduite de leurs pays, que dans leur responsabilité par rapport à la prolifération de l’immigration illégale en occident, et enfin d’exacerber la « concurrence des victimes »..

    Face à tout ça, il faut un discours ferme, un discours adulte, signifiant que la donne a changé, que l’occident refuse d’encore se laisser faire, et qu’on traite désormais les africains en égaux, en adultes à part entière et non plus en « bons sauvages » ou autres qualificatifs aussi erronés que paternalistes. Des adultes priés donc de s’assumer eux-mêmes, d’assumer leur propres choix, et de ne plus continuellement rejeter leurs propres erreurs, leur propre corruption, leur propre incompétence sur autrui (avec la complicité d’une gauche et d’une extrême gauche irresponsables), bref, à foutre tout sur le dos de l’occidental, de l’homme blanc, etc. (refrain connu).

    Un discours ferme qui signifie aussi clairement que l’occident en a marre de ces éternelles doléances à propos d’une colonisation déjà bien ancienne, qui, si elle certes connu des tâches, des errements, et des fautes, n’est, globalement, pas un épisode dont l’occident ait à rougir. Et surtout, un discours qui signifie clairement qu’il n’est plus question d’admettre quelque repentance que ce soit, prétexte commode pour les « candidates-victimes » de tous poils.

    Pour cela, il ne faut pas hésiter à rappeler, haut et fort, que globalement, contrairement à ce qu’en disent les brêles d’une gauche bêlante, les africains n’ont pas été les perdants de la colonisation, loin s’en faut ! Et que si nos pays leur ont causé des torts, dans un passé déjà lointain, ce ne fut certainement pas à sens unique. Un passé sur lequel, d’ailleurs, il n’y a plus à revenir : les africains sont maîtres – et donc responsables – de leur destin depuis plus d’un demi-siècle, voire trois quart de siècles : ils n’ont plus aucun compte à réclamer à l’occident, et qu’ils doivent cesser ce chantage scandaleux visant à exacerber la « concurrence des victimes ».
    D’autant que ces mêmes pays causent, dans le même temps, bien d’avantage de préjudices, à ces pays occidentaux « honnis », notamment en ne faisant aucun effort pour contrôler leur émigration essentiellement d’allocataires sociaux (tout ceci vaut également, a fortiori, pour les pays du Maghreb), et en se posant systématiquement dans le rôle de la victime.

  17. ginette said

    Je ne peux vous répondre, il y a des choses vraies dans votre exposé, des choses auxquelle je ne saurai répondre ( trop gnangnan sans doute )
    mais que je ne sens pas car je n’ai pas les mêmes bases que vous.
    je ne suis pas ici pour porter contradiction mais pour m’exprimer et je me sens un peu mise à la porte par votre clouage de bec.
    vous sa vez, vous me faites penser au communiste dans leurs heures de  » gloire  » si vous aviez le malheur de ne pas penser comme eux, même arrogance, même mépris, même intolérance.DOMMAGE

  18. spqr said

    Naibed, tu as été trop dure envers Ginette.
    Ginette n’a rien d’une gauchiste ; un petit tour sur son blog avant t’aurais montré qu’elle n’est pas vraiment politisée ❗
    Sur le fond, je suis d’accord avec ton post, mais là, tu t’es trompée de cible, il ne fallait pas que tu t’adresses à elle.
    Tu as démarré au quart de tour, cela aurait été bien sur d’autres fils, tel « La plus bête du monde… » , où nous ne nous sommes pas privés de leur rentrer dans le lard, mais pas ici.

  19. ginette said

    merci de prendre ma défense, mais après cela je vais rester très prudente, ne voulant pas tomber dans des affrontements stériles et n’étant pas suffisamment armée pour le faire, non, je donne mon opinion avec ce que je suis, ce que je ressens, ce que je sais, ce que je vois sans aucun lien avec quelque parti que ce soit, je me sens donc très libre pour m’exprimer, je peux me tromper, bien sûr mais qui ne se trompe pas ? J’ai appris à regarder les choses et les gens sans a priori, en essayant toujours de comprendre l’autre, et ces guéguerres droite gauche, à mon sens, sont complètement dépassées.
    j’ai voté pour Sègolène ( ça vous vous en seriez douté) d’après vos liens il semblerait que nous avons évité la catastrophe…. a priori elle semblait prête au dialogue..maintenant nous avons un président de droite qui pendant un temps a été elle aussi le plus bête du monde, non et non je le répète les vrais changement sont dans l’écoute, la justice pour tous et l’échange productif.NOUS VERRONS BIEN

  20. jc durbant said

    J’ai pas lu la totalité du discours mais je suis tout à fait pour le langage de la vérité face aux Africains …

    Par contre ce qui me gêne, c’est le manque de propositions concrètes: rien apparemment sur notre protectionnisme notamment agricole (la honteuse PAC pour nos 2-3% de pollueurs de rivières et de nappes phréatiques et accessoirement proverbiaux surproducteurs de montagnes de beurre et de lacs de lait subventionnés par nos impôts) qui leur ferme nos marchés et donc les principales possibilités de décollement économique chez eux (l’agriculture étant logiquement, avec la petite industrie, le domaine le plus approprié à des pays de main-d’oeuvre abondante mais peu formée)…

    Mais aussi la gênante impression du deux poids deux mesures :

    Aux pauvres (sénégalais), problèmes d’immigration obligent, les leçons et aux riches (libyens ou gabonais), pétrole et gros contrats obligent, le tapis rouge!

    http://jcdurbant.blog.lemonde.fr/2007/07/29/afrique-qu%e2%80%99est-ce-qui-nous-profite-another-look-at-sarkozy%e2%80%99s-new-francafrique/

  21. spqr said

    « …notre protectionnisme notamment agricole … qui leur ferme nos marchés et donc les principales possibilités de décollement économique chez eux »
    Hum… Cela signifierait que seule l’exportation de produits agricoles pourrait les faire « décoller » (je met des guillemets car je pense qu’on tombe dans le travers décrit dans l’article).
    ➡ Contradiction aussi dans cette phrase : ne serait-ce pas les mettre dans les griffes des importateurs agro-alimentaires ?

    Exemple : je n’ai jamais acheté les haricots verts du Kenya que l’on trouve en hiver en France. Le paysan kenyan est sous la coupe des multinationales agro-alimentaires : « C’est ça (les haricots verts) ou rien ! ». Alors que c’est une culture maraîchère inadaptée à l’Afrique (demande beaucoup d’eau), ne faisant pas partie de l’alimentation de base (c’est un accompagnement agréable et riche en fibres), uniquement destinée à l’export alors qu’il y a des cultures beaucoup plus adaptées aux sols africains (mil, manioc, millet, sorgho, fèves et aussi pommes de terre et riz dans certaines régions), répondant aux besoins de l’alimentation de base et qui pourraient profiter au marché local.
    Idem pour le blé dont le pain est devenu une part importante de l’alimentation africaine alors que sa culture n’est pas non plus adaptée aux sols locaux.

    Ici, l’exportateur devient dépendant de l’importateur et non l’inverse. Le jour où l’acheteur cesse d’acheter, c’est la faillite

    Ceci me rappelle aussi la politique de beaucoup d’industriels français dans les années 1970 : « Exporter ou crever » (aujourd’hui, ce serait plutôt « Délocaliser ou crever ! ») ; résultat : désindustrialisation complète de la France (et d’autres pays occidentaux, tels les USA).

    ➡ Inversement l’UE subventionne des productions par l’Afrique de produits destinés à l’exportation alors que l’Europe est pour certaines déjà très excédentaire : bœuf, volaille, sucre, blé, coton, aubergines…
    En même temps l’Afrique est inondée de la production sucrière européenne à bas prix qui vient concurrencer la production africaine… 😕

  22. […] Aire…spqr on FAQdeborah on Première neige à Buenos Aire…Leviathan on FAQspqr on FAQspqr on Nicolas Sarkozy : le Discours …University Update – … on Première neige à Buenos […]

  23. Naibed said

    @ginette : je ne cherche en aucun cas à faire d’attaque personnelle. J’ai répondu pour clarifier mon point de vue, et dissiper le brouillard (1) que vous avez été tentée de déployer au simple motif que vous supportez mal les raisonnements acérés qui décapent votre vision gentillette et gnangnan du monde, et sans apporter d’autres arguments que vos « résonnements » . Ce que je veux faire comprendre, c’est d’une part, que les Africains sont des gens comme les autres, et donc aussi – le cas échéant – des salopards comme les autres (2). Ce ne sont ni d’éternels enfants, ni de « bons » sauvages selon le mythe rousseauiste, non : ce sont des adultes comme nous, envers qui toute complaisance serait déplacée.

    Et d’autre part, que l’occident doit donc apprendre à se déculpabiliser et se libérer de l’emprise gramscienne culpabilisatrice et défendre ses propres intérêts sur des bases objectives, et en ne cédant plus au chantage aux « bons sentiments » qui servent « d’arguments » gramsciens (3).

    Par exemple, comme je l’ai expliqué plus haut, en ne segmentant pas le problème des effets pervers de l’immigration (4) en provenance d’Afrique, de Turquie, et des pays du Maghreb de la coopération, et de la politique d’échange avec ses pays. Quitte à menacer ces pays, le cas échéant, de fermer la porte !

    Mon conseil : si vous voulez parler de géopolitique, frottez-vous préalablement les yeux avec du papier de verre.

    (1) Il est très facile de déployer des écrans de fumée, sans contre argumenter, p.e. en racontant n’importe quoi, ou en faisant du déni de réalité : les islamistes et leurs compagnons de route, et autres gauchistes tiers-mondistes font ça tout le temps. Je pense que vous valez mieux que ça.

    (2) voire pire, en raison de l’ethnicisme et du tribalisme qui sont en pleine recrudescence un peu partout en Afrique, pour des motifs qu’il serait trop long de développer ici, mais qui sont encouragés par la même extrême-gauche, et la même gauche dite « bien pensante ».

    (3) « arguments » gramsciens propagés depuis des années par une gauche et une extrême-gauche que je qualifie sans hésiter de rapules-aux-bons-sentiments-qui-puent, dans une guerre culturelle infecte et revancharde contre l’occident, une guerre culturelle mise au point pour remplacer la lutte des classes, par une lutte de soi-disant groupes « dominés » contre un soi-disant groupe « dominant », toujours le même (suivez mon regard).

    (4) comme p.e. les effets de tribalisation et d’islamisation des banlieues françaises, ou encore ceux de substitution de population.

  24. Naibed said

    Je salue au passage JC Durbant (et dont je constate avec plaisir qu’il suit les liens que je laisse sur extreme-centre ).

    Non, spqr, jc durban ne dit pas que « seule l’exportation de produits agricoles pourrait faire “décoller” » ces pays, ni ne cherche à faire abstraction des autres facteurs positifs ou négatifs, voire pervers de la globalisation (cfr. l’exemple des multinationales d’achat que vous citez), de la géopolitique, etc. mais aussi de facteurs locaux (1). Je pense que nous savons tous et toutes que la problématique est complexe, et ne saurait se réduire à tel ou tel facteur.

    JC Durban se contente d’une part, de pointer l’interventionnisme européen (2), et le manque de cohérence de la politique européenne en matière de libre-échange. Et je suis d’accord avec lui, quand il pointe la PAC – financée par l’Europe, et qui profite essentiellement à quelques grosses sociétés françaises – qui est une aberration et un scandale, tant vis-à-vis des autres pays européens que des partenaires extérieurs de l’Europe.

    Et d’autre part (dans le lien qu’il donne) , de mettre en évidence le deux poids deux mesures de Sarkosy, selon qu’on s’adresse aux pays les plus pauvres d’Afrique, ou au Nigeria ou à la Lybie, p.e. pétrole oblige. Certes, il faut rompre une bonne fois pour toute avec le paternalisme en Afrique qu’affectionnait Chirac, et la politique d’intervention militaire de la France (dont on sait à quelles dérives elle a donné lieu, notamment au Rwanda). Mais la « realpolitik » , qui n’est, en fait, que rarement « real », mais bien plutôt – au contraire – souvent une politique à courte vue, à court terme, et au « cas par cas » – ne peut non plus apparaître comme un « blanc-seing » aux politiques de pays islamiques, comme la prise en otage des infirmières bulgares pratiqué par la Lybie , ou comme les troubles, et exactions diverses commis au Nigéria, qui ne protège pas les droits de sa population, encourage en sous-mains les fauteurs de trouble, les prises d’otages, et la radicalisation religieuse (dernier exemple en date : 18 homosexuels ont encore été arrêté récemment, et risquent la peine de mort en vertu de l’application de la sharia )

    (1) d’où vient, p.e. le niveau important de prévarication et de corruption de l’Afrique et du Moyen Orient, l’un des plus élevé au monde, p.e. ? Ou encore : son incapacité à faire fructifier les efforts de coopération, alors que ça a très bien marché pour les nouveaux pays émergeants du SE asiatique, qui étaient, eux aussi en situation de sous développement il n’y a pas si longtemps …sinon d’un climat délétère et mafieux entraînant le retour au tribalisme, à l’obscurantisme, aux pratiques ancestrales, à l’islamisation, et résultant d’une part, d’une mise sous coupe réglée de ces pays par leurs classes dirigeantes, et d’autre part, d’une infantilisation des populations depuis des années sous l’influence du paternalisme occidental, renforcé par le gramscisme (oui je sais : j’enfonce le clou !) qui a contaminé tout l’espace public occidental ?

    (2) sans faire d’angélisme, hein ! Je suis d’accord que, dans une guerre commerciale mondiale, des mesures de rétorsions de type interventionniste (quotas, taxes à l’importation, etc. ) soient prises. Le Japon, ou les Etats-Unis, via la FDA (Food and Drug Administration) ne font pas autre chose. Ce que je dénonce, c’est l’interventionnisme quand il est permanent, non justifié par une agression commerciale ou un dumping social (comme il serait justifié de le pratiquer vis-à-vis du textile chinois, p.e.). Et cet interventionnisme en matière de produits agricoles est effectivement nuisible à l’Afrique – indépendamment de tous les autres facteurs – internes aussi bien qu’externes – qui entravent son développement.

  25. spqr said

    Merci pour tes deux messages, Naibed et pour tous ces éclaircissements très instructifs.
    Je note en particulier ta près bonne définition de la « Realpolitik ».
    Pour ce qui est est de ma réponse à JC Durbant, j’ai répondu sur ce seul post et pas sur l’ensemble. J’aurais du faire un tour, moi aussi sur sur son blog avant et je serais aujourd’hui plus nuancé. Cela dit, cela ne change rien à la suite de mon post sur les choix des plantes à cultiver.

  26. Daisy said

    Tu aurais du m’en parler ; j’avais justement mis un lien sur un article de JcDurbant dans ma dernière revue de presse. Ayant parcouru les articles de son site avant sur les questions africaines, je n’aurais pas tourné ma réponse de cette façon.

  27. Adja said

    L’Afrique n’a pas besoin de la France. De grace arretez vos aides au soi disant development et on s’en portera mieux. Vous croyez vraiment qu’on en a a faire. Les Africains n’ont jamais vu la couleur de ce que vous « donnez » et tres bientot vous les Francais et la France verrez que c’est vous qui avez besoin de nous.
    La Cote d’ivoire ne donnera plus de projets a Bollore qui dailleur a perdu le development du port de Dakar, Areva n’a plus l’exclusivite de l’extraction de l’uranium au Niger et j’en passe. Sarkozy, l’homme et son discours sont sans interets. Allez pluot l’envoyer chez Bush pour qu’il lui vende vos yaourts danones, vos vins et vos fromages.

  28. loan said

    wow 🙂
    its very unconventional point of view.
    Good post.
    realy good post

    thank you 😉

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