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La Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen, 217 ans après

Posted by spqr sur lundi, 5 février, 2007

L’article qui suit nous a été envoyé par Angelina sur la page Publier un article et le voici en ligne :

Par Angelina :

Moi, citoyenne de l’État français (entre autre), du haut de mes 19 ans (et ce n’est certes pas l’école, publique et privée, qui m’a aidé dans ce raisonnement, sinon par contradiction), remarque, à nouveau, que l’ignorance, l’oubli et le mépris des droits de l’Homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements, et me résous d’exposer, dans une déclaration solennelle, que les droits naturels, inaliéables et sacrés de l’Homme, partout en France (et partout dans le monde), par le peuple et par le gouvernement, par des lois illégitimes et des discours dangereux, sont bafoués, continuellement, et dans une évolution antagoniste et destructice, dans une inconscience des plus affligeante, afin que cette déclaration, qui, de manière tout à fait fortuite, pourrait bien se présenter à tous les membres du corps social, puisse leur rappeler enfin leurs droits et leurs devoirs; afin que les actes futurs du pouvoir législatif et ceux du pouvoir exécutif, pouvant être à chaque instant comparés avec les problèmes soulevés par cette déclaration, en soient résolus définitivement; afin que les réclamations que je formule, fondées sur des principes simples et incontestables, permettent enfin le respect des droits de l’Homme et du citoyen, en France, et le bonheur de tous.

En conséquence, je reconnais et déclare, en présence et sous les auspices d’une de mes amies imaginaires (qui me demande de ne pas veiller trop tard, donc j’espère que ça ne prendra pas trop de temps), les problèmes suivants, par rapport à la l’état des droits de l’Homme et du citoyen, 217 ans après la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen, du 26 août 1789, et 78 jours avant le premier tour de l’élection présidentielle (non pas que j’y accorde le moindre interêt, étant donné l’inutilité et la dangerosité du vote, par rapport à la simplicité, à l’efficacité, et à la justesse, de la raison pure, et du consensus absolu).

Article premier – Les hommes naissent et demeurent oppressés, et inégaux en droits sociaux, tout aussi bien dans leurs besoins fondamentaux (boire, manger, dormir, sentiment de sécurité), que dans l’exercice de leurs occupations quotidiennes, pour des “excuses” pseudo-économiques, de “classe sociale”, de “hiérarchie”, de “nationalité”, de physique, d’idées, de préjugés, et de beaucoup d’autres choses encore. Les distinctions sociales ne sont jamais fondées sur l’utilité commune, mais uniquement sur une hiérarchie de “pouvoirs” et de “privilèges”, complètement arbitraire (et il ne pourrait en être autrement), fondements même de l’oppression et de l’inégalité des hommes.

Article 2 – Les associations politiques ne recherchent qu’à mal représenter, une partie, souvent minoritaire, du peuple, et ignorer le reste, sans se soucier le moins du monde, des droits naturels et imprescriptibles de l’Homme, en dehors de quelques mots, au sein d’un programme, ou d’un discours très quelconque. Ces associations politiques pérenisent et développent l’oppression, la complexité, l’incertitude, l’insécurité, les préjugés, et limitent ainsi les possibilités de résistance, puisque l’individu ne peut s’épanouir pleinement, dans ce système, et que les menaces et les actes de répression violente, se banalisent (notamment avec les armes “non létales” -”mais on est jamais à l’abris d’un accident, si elles sont mal utilisées”-, notamment basées sur des “projectiles souples”, sur l’électricité, les sons violents, et diverses autres ondes, produisants une chaleur violente, ou des modifications directes du mental -confusion, désorientation, mal de tête violent, disparition de la volonté, perte temporaire de mémoire, endormissement, etc.).

Article 3 – Tous les pouvoirs sont corrompus, à tous les niveaux, par absolument n’importe qui, dans des buts qui vont toujours à l’encontre de la Nation (ce qui se répercute toujours sur ceux qui corrompent, et se laissent corrompre, d’une manière ou d’une autre). L’autorité n’émane jamais de la Nation.

Article 4 – La liberté, l’exercice des droits naturels de chaque homme, est limitée et corrompue par tout un tas de lois, sans aucun rapport avec l’assurance de permettre aux autres membres de la société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes sont non seulement déterminées par les lois, mais, également par de nombreux préjugés, et par une morale bancale.

Article 5 – La loi promouvoit tellement d’actions nuisibles à la société et aux hommes, qu’il serait bien difficile de trouver quoi que ce soit à conserver, dans le cadre d’une refonte complète, pour définir un système législatif ne défendant que les actions nuisibles à la société. Dans les faits, la loi bénéficie à des groupes limités de personnes, toujours au détriment des autres, ou, au “mieux”, en les ignorant complètement. En plus des lois, de très nombreuses actions, tout à fait positives à la société, sont muselées et empêchées, par les préjugés et une morale vaseuse, de même qu’ils contraignent à des actes en contradiction complète avec la loi du bien social et individuel.

Article 6 – La loi est l’expression de la volonté de quelques-uns. Les citoyens ne participent jamais, que ce soit personnellement, ou par le biais de représentants dignes de ce nom, à sa formation, et le système pérenise et développe cette situation. Elle est différente pour tous, qu’elle “protège”, ou “punisse”. Tous les citoyens, étant différents à ses yeux, seuls quelques-uns sont admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, sans aucun rapport, et souvent en complète contradiction, avec leur capacité, leurs vertus et leurs talents (de manière tout à fait neutre, bien entendu -il s’agit juste de reconnaître qu’ils n’apportent aucun bénéfice à la société, et que c’est bien souvent tout l’opposé, peu importe la “bonne volonté” de certains, et que beaucoup ne souhaitent même pas être là, et seraient bien plus épanouis, ailleurs).

Article 7 – Tout homme peut être accusé, arrêté et détenu, de manière tout à fait arbitraire, sans aucune forme prescrite. Ceux qui sollicitent, expédient, exécutent ou font exécuter des ordres arbitraires sont généralement protégés par la corruption et la hiérarchie, quand ils ne sont pas simplement “sacrifiés”, pour protéger un “donneur d’ordre” quelconque; mais tout citoyen appelé ou saisi en vertu de la loi du bien social et individuel, qui n’obéirait pas à l’instant, est généralement rendu coupable par la résistance, et rapidement “rappelé à l’ordre”, souvent de manière violente et dégradante.

Article 8 – La loi établit un nombre infini de peines inutiles et strictement contre-productives, oppressantes et dangereuses, et quand une loi n’a pas encore été établie et promulguée antérieusement au délit, il est généralement trouvé des moyens pire encore, pour dégrader l’individu, parfois jusqu’à la mort ou au “suicide”.

Article 9 – Tout homme étant rapidement présumé coupable, à grand renfort médiatique, à vie, il est toujours arrêté, et toute rigueur est alors pleinement justifiée, pour obtenir des aveux, sans qu’aucun recours soit possible, avant que les faits soient passés depuis longtemps. La loi réprime sévèrement toute résistance.

Article 10 – Tous peuvent être inquiétés, et bien plus encore, pour ses opinions, surtout religieuses, notamment quand l’individu ne fait rien d’autre que porter un chapeau, une barbe, ou une croix quelconque, en allant chercher son pain, par un beau matin de printemps.

Article 11 – La libre communication des pensées et des opinions, bien qu’un des droits les plus précieux de l’Homme, est bafouée par les préjugés, les tabous, et la loi, qui définit, avec force et menaces, notamment, des notions “d’ordre public”, et de “sécurité nationale”, ainsi que de très nombreuses limitations de la liberté de communication, en complète contradiction avec le bien social et individuel, en plus de définir, de la même manière, le concept de propriété intellectuelle, et de droit d’auteur; tout citoyen ne peut donc pas parler, écrire, imprimer librement, dans le plein exercice du bien social et individuel.

Article 12 – La force publique est instituée au détriment de tous, et pour l’utilité particulière de ceux à qui elle est confiée.

Article 13 – Pour l’entretien de la force publique, et pour les dépenses d’administration, la contribution commune est infiniment supérieure aux besoins réels, et sert bien davantage à la dégradation de la société, par l’abus et le gaspillage, qu’à une quelconque administration digne de ce nom; son coût oppresse les citoyens, dans tous leurs actes quotidiens.

Article 14 – Les citoyens sont exclus de toute constatation, par eux-mêmes ou par un quelconque représentant légitime, de la nécessité de la contribution publique, à laquelle ils sont forcés de consentir, sans pouvoir en suivre précisément l’emploi, sans jamais contrôler la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée, qui sont imposés.

Article 15 – La société demande des comptes à tous les agents publics de son administration, quotidiennement, sans aucune conséquence, ni aucun suivi.

Article 16 – Les droits et la séparation des pouvoirs sont bafoués, quotidiennement, par tout le monde.

Article 17 – La propriété est un droit limité et bafoué, dont tout le monde peut être privé, arbitrairement, sans aucun rapport avec le bien social et individuel, et sans aucune indemnité juste et préalable.

La Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen, -comme me le rappelle Wikipédia (une encyclopédie pas si libre que ça, mais ça va bien avec le contenu de ma déclaration), puisque je l’avais presque oublié-, fait partie, notamment, de la Constitution de notre Vème République.

Elle n’a pas un rôle “informatif”, ou “consultatif”. Il s’agit de la fondation de notre système politique. Elle doit soutenir, pleinement, toute décision politique, toutes lois, et toute justice, sans aucune exception, d’aucune sorte.

J’en profite pour rappeller, à titre informatif, que la Déclaration universelle des droits de l’Homme, de 1948, a des objectifs assez différents, et n’a pas grand chose à voir avec la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen, de 1789. Elle introduit notamment de nombreuses notions dangereuses, comme le principe “d’idéal à atteindre” et de “mesures progressives” -plutôt qu’en faire le fondement absolu, idéaliste, de toute réflexion et application politique-, “l’enseignement élémentaire obligatoire”, le “mérite”, l’autorité parentale, la “morale”, les “syndicats”, les “droits économiques”, le vote, le “mariage”, la “nationalité”, la “fraternité”, “l’ordre public”, et l’union des nations -plutôt que leur dissolution, vers le plein épanouissement de l’individualisme-, et de nombreuses exceptions, en supprimant largement la raison, de la définition des lois, et des libertés -mais la convention européenne des droits de l’Homme, et encore plus, la version incluse dans l’ancien Traité Constitutionnel Européen, le TCE, qui ne tardera sûrement pas à revenir bientôt, est encore pire, étant beaucoup plus longue et plus complexe, avec notamment la définition d’exceptions au droit à la vie (pour la “défense” des personnes, pour éviter les “évasions”, et pour “réprimer, conformément à la loi, une émeute ou une insurrection”), et de nombreuses exceptions à tout un tas d’autres droits, notamment à celui de la vie privée, pour des “excuses” de “sécurité nationale” (et tout ça, bien proprement placé en annexe, à la toute fin du document).

En conclusion, citoyens de l’État français (et habitants du monde), qu’avez vous à répondre? Quand la raison pure, autour, notamment, de l’idéal politique définit par la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen, soutiendra t-elle enfin toute décision politique? Quand finiront les questions de “temps de parole”, de pseudo-débats composés d’une question, d’une réponse complètement arbitraire, et plus rien ensuite? Quand finiront les questions de “parti”? de “vote”? Quand comprendez-vous enfin que la raison et l’idéal sont simples, et facilement atteignables? Il vous suffit de vous détacher des préjugés que vous avez consciencieusement engrangés, depuis la petite enfance, et de raisonner, par vous-même, indépendamment de tous groupes, et de toutes manipulations.

Quand comprendez-vous enfin que le bonheur, pour tous, est à trois pas?

*s’en va rejoindre son amie imaginaire, qui s’impatiente un peu* (en espérant que je ne “souffrirai pas d’un malencontreux accident”, au cours des semaines ou mois à venir, parce que ce ne serait pas la première fois, et que ce serait bien ridicule, pour un brûlot de cette nature, qui ne m’a pas pris quatre heures chrono à rédiger, avec plusieurs dizaines de minutes de pauses, alors que j’ai bien d’autres choses à dire, et que je ne manquerai certes pas d’en faire part à tous, au cours des prochaines années -mais ne m’attendez pas, je suis très flemmarde).

Sources:

– Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen, de 1789 (http://www.justice.gouv.fr/textfond/ddhc.htm);
– Déclaration universelle des droits de l’Homme, de 1948 (http://www.justice.gouv.fr/textfond/dudh1948.htm);
– L’exception au droit de vie, et autres joyeusetées, en annexe du Traité Constitutionnel Européen (TCE) (http://europa.eu.int/constitution/fr/ptoc146_fr.htm).

Ce texte est publié, anonymement, par son auteur. Il peut être modifié, et diffusé, avec ou sans modification, sur tout support, gratuitement ou pour un coût quelconque, sans avoir à demander la moindre autorisation à qui que ce soit. Il peut être considéré comme libre de droit, ou dans le domaine public.

Rédigé par Angelina le 3 Février 2007.

4 Réponses to “La Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen, 217 ans après”

  1. sylvie said

    Bojour spqr
    Tu devrais envoyé ton texte a nos politicien
    moi je dis se débrouiller par nous même
    Je ne compte pas sur le gouvernement,peu imprte celui qui est ou sera

    Mon éxpérience de la vie ,ma fait comprndre.
    bonne journé
    Amitiée
    Sylvie

  2. Deborah said

    Bonjour!
    La citoyenneté s’apprend… on peut naître français, naître sur le territoire français ou encore devenir français par affection pour la culture, l’Histoire française… Mais pour ressentir une véritable appartenance au pays, rien de vaut l’enseignement… les américains l’ont bien compris, eux!!…
    Bonne journee
    Deborah

  3. Aujourd’hui, vous deffendez les droits des citoyens. Et demain, quant on vous nomera ministre… En ferez-vous autant? Là est le mal de notre temps!
    Je ne connais rien en politique, mai je vie ma vie sans déranger ceux qui m’entourent et les autres ne me dérange pas… C’est ça la liberté et le respect de chacun!

  4. Blanc said

    Le premier des articles aurait dû être:
    « Nul n’a le droit d’obliger quiconque à vivre avec qui ne lui plaît pas. »

    L’homme vient toujours d’un peuple, sinon ce n’est qu’un simple animal sauvage qui n’a pas besoin de règles.
    Donc, avant la déclaration des droits de l’homme, nos révolutionnaires de 1789 auraient dû écrire la déclaration des droits du peuple, dont le premier article aurait été évidemment celui-ci:
    « Tous les peuples ont droit à l’amour-propre, à la fierté, à la dignité et au respect.
    Même le nôtre. »

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