Quand la City veut légaliser la drogue pour renflouer les banques !
Publié par Daisy le Lundi, 11 juin, 2012
Lors de son intervention au Forum mondial contre les drogues à Stockholm fin mai, le très en vue chef de l’agence antidrogue russe Viktor Ivanov a déclaré que la campagne pro-légalisation en cours dans le monde « est directement ou indirectement liée aux énormes revenus engendrés par le trafic de drogue que les experts estiment à 800 milliards de dollars par an » .
« L’objectif des promoteurs de la légalisation de la drogue est de légaliser le crime organisé transnational, une internationale du crime, en rendant le trafic stable et confortable » , a-t-il dit. Il s’en est pris en particulier au rôle dans cette campagne « d’un ancien dirigeant du service de renseignement britannique MI6 » , en la personne de Nigel Inkster, l’ancien numéro 2 de l’agence et aujourd’hui posté au sein du think tank londonien International Institute for Strategic Studies (IISS). En mai dernier, il a redigé pour l’IISS le rapport Drugs, Insecurity and Failed States : The Problems of Prohibition (Drogues, insécurité et Etats en déliquescence : Les problèmes de la prohibition) qu’il présente désormais dans le monde entier afin de briser toute résistance à la légalisation et au libre accès à l’argent de la drogue accumulé depuis 30 ans. Inkster a reconnu lui-même que son rapport avait été financé par le blanchisseur préféré de la City de Londres, le spéculateur Georges Soros et son Open Society Foundation.
Le site du FSKN, l’agence antidrogue russe, a publié à l’occasion du discours d’Ivanov sa traduction de l’interview [*] réalisée par nos collègues de l’Executive Intelligence Review ( EIR ) avec Antonio Maria Costa, l’ancien directeur exécutif de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (UNODC), ceci afin de souligner que la campagne pro-légalisation est partie intégrante de l’effort désespéré pour renflouer le système bancaire transatlantique piloté depuis Londres.
Dans son introduction au texte de l’interview, le site du FSKN écrit :
Par exemple, au pire de la crise financière de 2008-2009, environ 352 milliards de dollars d’argent de la drogue ont été injectés dans les principales banques mondiales afin de remédier à leur pénurie de liquidités ; ces fonds furent ensuite intégrés dans le flux des opérations interbancaires.
Dans ses interventions devant le CSIS à Washington en novembre 2011 et dans le Forum économique mondial de Davos en janvier 2012, Viktor Ivanov a souligné que la réforme de l’économie actuelle pourrait devenir un secteur clé pour éliminer la production mondiale de drogue, y compris en Afghanistan. Ce qui implique une transition vers une économie excluant les flux financiers criminels et garantissant la reproduction d’actifs liquides « propres », c’est-à-dire une économie de développement dans laquelle la base décisionnelle soit les projets de développement et le crédit orienté à long terme.
Lors de la présentation de son rapport à Londres, Nigel Inkster s’en est pris à la résistance à son approche anti-prohibition venant des Etats-Unis, de Russie et de Chine. Il s’est attaqué aux Chinois pour leur « mythe fondateur de cent années d’humiliation, de traités iniques et de ventes d’opium » ! Inkster est même allé jusqu’à affirmer que la diffusion de l’opium en Chine au XIXe siècle n’était due qu’à « la loi d’airain de l’offre et de la demande », comme si l’Empire britannique n’avait mené les Guerres de l’opium que pour répondre à la demande de la population chinoise !
Au contraire, dans son interview à l’EIR, Antonio Maria Costa a précisément dénoncé la criminalité de la légalisation en rappelant que la plus vaste campagne en faveur de la vente libre des drogues menée dans l’histoire fut la Guerre de l’opium britannique contre la Chine !
Additif :
Notes :
[1] <Les effets des drogues sur le psychisme humain sont par définition l’amoindrissement de ses capacités cognitives, ces dernières étant précisément à l’origine des découvertes scientifiques…
Ces effets permettent aussi d'amoindrir les facultés de raisonner, d'observer, de se renseigner, de réfléchir, toutes choses génantes pour le pouvoir en place. L'effet des drogues, mêmes dites "douces" par certains propagandistes (payés par qui à votre avis ?) est en outre irréversible sur le cerveau ; toute personne qui arrive à se sortir de l'addiction reste affaiblie et vulnérable.
Ce fut exactement le raisonnement des anglais, d'abord en Inde, qu'ils avaient colonisée, puis en Chine ; ils ne s'en cachaient même pas : « Ils deviendront des coolies abrutis, mais de bons coolies. »
Avez-vous envie, vous et vos enfants, de devenir "de bons coolies" ?
Les intérêts financiers ne font pas la "différence" entre les drogues durs et douces, et pour cause puisqu’il s’agit d’exercer le contrôle social ; cf. la Guerre de l’opium ou le projet MK-ultra.
[2] Ceci nous conduit à nous interroger sur les véritables motifs des efforts déployés par la Duflot (de paroles, pour les intimes) pour légaliser le cannabis. D’abord une véritable écolo ne se ferait pas raccompagner jusqu’à son carrosse par un laquais l’abritant sous un parapluie : un véritable écolo ne doit pas craindre cet élément naturel qu’est la pluie. Evidemment, le poncho ou l’imperméable, c’est pour les prolétaires, pas pour ceux qui tiennent le haut du pavé.
Si vraiment elle voulait prendre une mesure écologique, ce serait par exemple, d’augmenter fortement les amendes pour les pollueurs, aujourd’hui ridiculement faibles en France, si faibles que les industriels trouvent plus rentables de tout déverser dans les rivières et de payer l’amende plutôt que de retraiter leurs déchets. Et bien d’autres mesures encore.
Non ! Elle pousse à légaliser un poison.
Publié par Daisy le 11 juin 2012.



























































lubodic a dit
Reblogged this on San gn.
Pierre a dit
La morphine et la seringue médicale ont constitué le maillon suivant de la narco-chaîne. Désormais, la drogue arrivait directement dans le sang. On estimait que contrairement à l’opium, la morphine ne provoquait pas de dépendance. Le caractère erroné de cette opinion est rapidement devenue évident : la dépendance à la morphine s’est rapidement répandue parmi les soldats qui ont séjourné dans les hôpitaux, où la morphine était largement utilisée en tant qu’antalgique lors des opérations chirurgicales.