Portée réelle des expulsions d’immigrés illégaux en France
Posté par Daisy le Lundi, 28 avril, 2008
De nombreux citoyens trouveront dans le présent article des observations qui leur sembleront déplaisantes. Je me permets parfois d’écrire dans le sens qui peut contrarier l’opinion généralement affichée. Autrement dit, certaines phrases du présent article risquent de vous paraître provocantes.
Mais si tous les citoyens disaient uniquement ce que l’opinion dominante leur suggère de répéter, il n’y aurait pas de débats.
On peut être étonné de constater que les immigrés illégaux en France n’hésitent pas à descendre dans les rues pour manifester. Parfois aussi ils occupent des églises.
On pourrait imaginer que celui qui n’est pas en règle avec les lois doit éviter de s’exposer et que si on est immigré clandestin il faut se cacher. Mais pas les immigrés illégaux en France. Ils revendiquent car ils savent que globalement les risques sont faibles. Les lois ne sont pas appliquées. Ou alors seulement symboliquement. Ou même ont été adaptées pour permettre la régularisation fréquente des immigrés illégaux.
Le Ministère de l’Intérieur donne les estimations suivantes (1) (voir les notes en fin de l’article) :
- il y aurait en France environ 400 000 immigrés illégaux et ce nombre est stable ;
- il y aurait chaque année en France environ 100 000 nouveaux immigrés illégaux.
Mais si on met bout à bout ces deux estimations, cela veut dire que chaque année 100 000 illégaux légalisent leur situation. Au fil du temps, sous la pression d’activistes minoritaires, mais médiatisés, la loi et la jurisprudence ont agi en faveur des illégaux (2). Les moyens de légaliser la présence en France sont désormais nombreux : par exemple, par le mariage avec un(e) citoyen(ne) français(e), ou en ayant un enfant né sur le sol français, ou en prouvant qu’on est en France depuis déjà au moins dix ans….
L’objectif officiel de 25 000 expulsions d’illégaux par an est donc une mesure symbolique qui n’endigue pas le flux des immigrés non désirés.
Si les cercles qui sont au pouvoir politique avaient pour objectif de réellement réduire l’immigration illégale, se contenteraient-ils de mesures symboliques ?
Quel est donc l’objectif réel de ces expulsions fortement médiatisées, mais qui ne changent pas la tendance des flux d’immigration ?
Les flux constants d’immigration non désirée se situent dans un contexte global d’immigration qui a changé à partir du milieu du XXe siècle.
En réalité, la population française est en train de changer : d’une population d’Européens d’origine, elle devient une population non européenne et métissée.
Cela est la conséquence de l’immigration massive (légale ou illégale) en provenance d’autres continents, essentiellement d’Afrique (à la fois subsaharienne et nord-africaine) qui auparavant n’existait pas en Europe et qui en France a démarré au milieu du XXe siècle.
Pendant des siècles et des millénaires, les populations sur le continent européen se sont mélangées de manière permanente, et c’est un mélange à l’intérieur d’une branche particulière de l’humanité qui s’est développée sur le continent européen. Cette branche de l’humanité a façonné ses spécificités.
Il faut insister pour que ce soit clair : le mélange historique était un mélange à l’intérieur de la branche européenne de l’humanité, excepté quelques incursions limitées depuis l’Asie.
Maintenant, depuis le milieu du XXe siècle, c’est différent : les Français et les Européens font face au mélange massif avec l’immigration en provenance d’autres continents.
De ce fait, toute prise de position publique opposée à l’immigration non voulue est souvent muselée par une convergence d’accusations de racisme. Ces accusations sont émises le plus souvent par les associations d’activistes remuants et médiatisés, qui actuellement agissent en faveur de l’immigration africaine massive légale ou illégale, les divers « collectifs » d’activistes très actifs déjà mentionnés plus haut qui visent à manipuler l’opinion et influencer ceux qui écrivent les textes de lois (3). Ils savent très bien utiliser les médias et se servent de la corde sensible des « pauvres enfants et gens dans la misère ».
Si tous les pauvres de la planète avaient d’office le droit de s’installer en France ou en Europe, et donc si, ainsi encouragés, ils venaient sans restrictions en France ou en Europe, la société européenne s’écroulerait rapidement.
Quoi qu’il en soit, la nouvelle immigration, une immigration largement non européenne, se poursuit. Cette nouvelle immigration change les caractéristiques qui sont spécifiques à la population européenne, essentiellement les caractéristiques ethniques* , culturelles et religieuses.
Les quelque milliers d’expulsions médiatisées ne changeront rien au changement de population qui se poursuit.
Notes :
(1) Ces chiffres ont été donnés par le ministre français de l’Intérieur. Le magazine Valeurs actuelles les rapporte dans un article paru le 21 avril 2006.
Les députés du Parlement français connaissent ces chiffres, comme on peut par exemple le constater dans des échanges entre Jérôme Rivière, Étienne Pinte, contre Noël Mamère qui figurent dans des compte-rendus de séances publiques à l’Assemblée nationale au sujet de la loi sur l’Immigration et intégration du 24 Juillet 2006.
En 2005, on évaluait les clandestins à 1,6 million en Espagne, entre 700 000 et un million en Allemagne, 600 000 en Italie, 430 000 en Grande-Bretagne, entre 250 000 et 400 000 en France, 200 000 au Portugal, 160 000 aux Pays-Bas et 90 000 en Belgique.
Certains députés européens aussi ont pris conscience de l’ampleur du phénomène. Exemple ici : MIGRATIONS : Ne pas laisser croire à l’accueil sans limites
Martin de Bruxelles
- Le chiffre de 25 000 expulsions d’immigrés en situation irrégulière par an figure dans la lettre de mission du Ministre de l’Immigration, Mr Brice Hortefeux (2007),
- Pour l’année 2007, il y a eu entre 23 000 et 24 000 expulsions ; l’objectif de 25 000 expulsions n’a donc pas été atteint,
- Le Premier Ministre fixe désormais à 26 000 l’objectif pour 2008 de reconduites à la frontière dans le cadre de la lutte contre l’immigration clandestine,
- selon une source gouvernementale, les quotas d’expulsés pour les prochaines années devraient être relevés peu à peu : de 26 000 en 2008 à 28 000 en 2010.
Ces chiffres peuvent paraître peu élevés, trop peu élevés en comparaison du nombre de clandestins.
Mais il faut aussi se souvenir que nous revenons de loin !
Jusqu’en 2005, il n’était même pas question d’expulser un seul immigré, même en situation irrégulière, même délinquant multirécidiviste en plus, sans déclencher un tollé politico-médiatique.
Se mettre à parler du sujet “immigration” avant même d’avoir dit si c’était bien ou si c’était mal déclenchait des crises d’épilepsie chez certains.
Il a fallu que Nicolas Sarkozy crève l’abcès en 2006 en posant la première fois la question : « Pourquoi la France serait-elle le seul pays au monde qui n’aurait pas le droit de maitriser son immigration ? »
Cette seule question avait provoqué un véritable déchaînement, au point que dans son propre camp, certains avaient commencé à paniquer en considérant les futures présidentielles comme déjà perdues d’avance pour la Droite.
Non seulement Nicolas Sarkozy ne revint pas en arrière mais il lança le fameux slogan « Pour une immigration choisie au lieu d’une immigration subie », phrase qui elle aussi déclencha un beau tollé.
Puis finalement les médias et la gauche furent obliger de manger leur chapeau.
Nous revenons de loin, de très loin, ne l’oublions pas.
(2)(3) Le gouvernement de Lionel Jospin (Premier Ministre PS, 1997-2002) avait ainsi régularisé un grand nombre de “sans-papiers”, comme ils disent avec leur vocabulaire apologétique. Pour conforter un point de vue prétendument “moral”. Malheureusement, cet appel d’air a créé de nouvelles arrivées des clandestins. Evidemment ! Le fait de savoir que tôt ou tard, de toute façon, on sera régularisé, ne peut qu’encourager tenter le passage, même clandestinement.
(2) Aujourd’hui encore l’extrème-gauche, les écolos et hélas une bonne partie de la gauche parlementaire n’a pas renoncé à l’immigration sans limites et sans contrôle et continue à crier :
« Régularisation de tous les clandestins ! », « Ouvrez les frontières ! »
Mais, une fois sur le sol français, avez-vous remarqué que ces immigrés ne sont plus le problème de l’extrème-gauche, des écolos et cette partie de la gauche parlementaire ? Cela devient tout à coup celui de la Droite !
Et les mêmes manifestent alors pour réclamer qu’on leur donne “des logements décents”, “un emploi correct” et “convenablement payé”, des places pour leurs enfants dans les écoles, la Sécurité Sociale, “des allocations” etc. etc. la Droite étant fautive de ne pas avoir donné tout cela assez vite dès leur arrivée.
D’autres critiques viennent non plus spécialement de la gauche ou de la droite, mais de l’administration :
Certain se demandent pourquoi nous sommes partis d’un projet initial qui était d’une part de développer l’immigration de travailleurs qualifiés, apte à s’intégrer (immigration choisie) et d’autre part durcir les conditions d’entrée de tous les autres immigrés (non qualifiés, réfugiés politiques, immigration liée au regroupement familial) et pourquoi cette politique, qui était inspirée de la politique canadienne en matière d’immigration, a été remplacée par une politique d’expulsion et pourquoi limitée à 25 000.
Car cette démarche ne résout aucun problème : supposons qu’il y ait au moins 400 000 clandestins (donc dans l’illégalité) et qu’on ne demande à en expulser que 25 000 par an, pourquoi pas plus ? les 375 000 autres seraient-ils moins illégaux ? Elle ne fait qu’attiser injustice humaine et honte.
Ce serait, d’après eux, une conception planificatrice, étatique et dirigiste de la réalité sociale et humaine du pays.
Elle aboutit à de sérieuse dérives :
Ainsi, ce préfet dans le Nord-Ouest de la France, qui expliquait en Mars 2007 qu’il ne pouvait rien faire (pour améliorer la situation de jeunes scolarisés en situation irrégulière et qui, pourtant, avait eu un comportement exemplaire en France) avant l’élection présidentielle (pour ne pas donner électoralement l’impression que le gouvernement était laxiste) ou tel autre, d’expulser certains pourtant dans l’illégalité (pour la raison inverse !).
L’explication à cette limitation est à notre avis la même que celle écrite plus haut : Nous revenons de loin.
Dernière heure : extraits de la Conférence de Presse de Nicolas Sarkozy du 24 Avril 2008 :
Immigration choisie : Pour Nicolas Sarkozy, la France n’a pas « besoin d’immigration ». « J’ai toujours été pour l’immigration choisie, mais je ne dirai pas qu’il faut aller chercher de la main d’œuvre à l’étranger alors que nous avons plus d’un million de chômeurs », poursuit-il, renvoyant dos-à-dos l’extrême droite et l’extrême gauche, qui « se sont nourris » l’un l’autre et ont, selon lui, empêché un débat « responsable » sur l’immigration.
Sans-papiers dans la restauration : « Quand on vient m’expliquer, alors qu’il y a 22% d’étrangers qui ont des papiers qu’on pourrait embaucher, qu’on est obligé d’embaucher des sans papiers…», fustige Nicolas Sarkozy, qui parle de « bal des hypocrites » et maintient : « il n’est pas question qu’on fasse une régularisation globale », car « elle crée un appel d’air qui profite aux trafiquants ». « On ne devient pas Français parce qu’on a un travail », insiste le chef de l’Etat, « il y a des lois, je dis aux préfets d’appliquer la loi ». Pour Nicolas Sarkozy, il faut « arrêter de culpabiliser la France » sur l’immigration.
Publié par Daisy le 28 Avril 2008
Une première version de cet article avait été publiée le 10 Septembre 2007 dans une version moins complète : Portée réelle des expulsions d’immigrés illégaux en France (V1)
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Cet article a été publié le Lundi, 28 avril, 2008 à 3:42 et est classé dans Economie, Immigration, International, Metapolitique, Politique, Social. Taggé: clandestins, illégaux, immigrants, immigrés, sans-papiers. Vous pouvez suivre toutes les réponses à cette entrée à travers le RSS 2.0 flux. Vous pouvez laisser une réponse, ou TrackBack à partir de votre propre site.


















































stéphane a dit
Ca ressemble quand même a un système devenu incontrôlable. Je ne suis pas optimiste pour l’avenir proche.
stéphane a dit
Tu peux changer le lien vers mon site si tu le souhaites !
spqr a dit
Voilà, c’est fait ; nous avons mis un lien vers ton nouveau site, et laissé un autre sur l’ancien. Merci de ton passage.
Deborah a dit
BOnjour Sp,
Ton article est à la fois juste et informatif…
Ce qui est frappant, c’est que le simple fait de parler de l’immigration déclenche la fureur des bobos ignorants, démagos ou opportunistes!
Nous aurions tort de penser que certains artistes profitent de la situation des sans papiers pour entrer dans le costume du défenseur du pauvre et de l’orphelin afin de faire remonter leur côte de popularité…
Quant à eux, peuvent ils légitimement taxer les personnes qui se soucient du problème de l’immigration galopante de racistes et/ou de xénophobes???…
BIsous
Deborah
Commissaire a dit
La question est aussi de savoir qui sont les plus racistes dans l’histoire… ceux qui veulent que tout le monde vienne sans pour autant avoir les moyens de les recevoir décemment avec les conséquences que cela entraine…chaumage, pauvreté, exclusion et ensuite en cascade pour certains (PAS TOUS),travail au noir et donc exploitation par des patrons ripoux, ou délinquance et mendicité, donc rejet par la société ou prison et donc augmentation du sentiment des ces gens d’un racisme ambiant, replie sur eux-même avec ceux de même condition et pour finir non intégration totale.
Ou alors ceux qui disent il est préférable d’aider les gens à s’en sortir CHEZ EUX, car il ont leur racines, leur famille et leur histoire et de laisser venir ceux que nous pouvons accueillir dans les meilleures conditions de vie et d’intégration, quitte à réduire le nombre de ce deuxième groupe.
Ne vaut-il pas mieux avoir 200 000 étrangers(chiffre complètement aléatoire), intégrés, vivants bien, avec un travail et un logement descend que 500 000, dans les rues, les caves, les arrières boutiques ou les greniers, survivants parfois dans des conditions pires que s’ils étaient restés chez eux avec en plus un sentiment d’insécurité et de rejet parce que considérés comme prenant le travail de chômeurs qui n’arrivent pas, eux, à trouver de quoi faire vivre leur famille.
QUI SONT LES VRAIS RACISTES DANS L’HISTOIRE??
Commissaire a dit
Oups désolé pour les fautes!!!
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[...] lo que nos cuenta spqr y ésto no son insultos, sino números que prueban la vulgar y burda mentira, que el supuesto [...]
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Deborah a dit
Je signe un bref passage et te souhaite un agreable weekend prolongé SP!
BIses
Deborah