Rapport Attali sur l’immigration
Posté par spqr le Lundi, 11 février, 2008
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La proposition principale du rapport Attali est “la relance de l’immigration”. Relance ? Bizarre d’employer ce mot alors que l’immigration jamais été interrompue. Ces 10 dernières années les entrées ont progressé de 150 000 à 350 000 par an, clandestins compris ! Si ces entrées doivent être entendues comme une immigration stoppée, il faut comprendre le mot “relance” par augmentation. L’augmentation, donc, de l’immigration, entraînant un accroissement de la population, serait en elle-même un facteur de croissance selon la théorie du rapport. Voilà bien un raisonnement de gauche sur l’immigration et plus généralement, faire croire qu’on peut relancer l’économie en augmentant le nombre de consommateurs ; cela pourrait se concevoir si ces consommateurs supplémentaires créaient plus de richesses qu’ils n’en consomment. Et quid de ceux dont la consommation est payée par des allocations (prélevées sur ceux qui travaillent et produisent des richesses) ? |
Jacques Attali (à dr. sur la photo), fidèle compagnon de route et ministre du Président socialiste François Mitterrand (à g.) |
Pour eux, on dirait que l’argent tombe du ciel (typiquement de gauche, cela).
Résultat : une baisse du niveau de vie de tout le monde, y compris de celui des immigrés déjà présents.
Dans tous les cas, ne faudrait-il pas commencer par résorber totalement le chômage et voir s’il y a réellement pénurie de main-d’œuvre pour envisager une immigration ?
Ajoutons à cela une pénurie dramatique de logements.
Il y a des exemples étrangers, par exemple celui de l’Inde où d’important efforts économiques et industriels depuis 50 ans ont été constamment ruinés par une natalité excessive.
Dans le cas de la France et de l’Europe, remplacer natalité excessive par immigration excessive et vous aboutissez au même résultat : un arrêt complet de la hausse du niveau de vie (constante de 1945 à 1980 environ) vers la fin des années 1970.
L’immigration sans limites et sans contrôle a toujours été le grand dada de la gauche :
- au moment de la polémique sur les tests ADN, la gauche criait : “Ouvrez les frontières”,
- et aujourd’hui c’est : “Faites entrer de nouveaux consommateurs, …”
But : se refaire une clientèle électorale.
L’argument selon lequel une immigration favorisait la relance économique est donc de pure propagande.
Ceux qui préconisent cela ne font sans doute partie des gens qui craignent le chômage ou de ne pas trouver de logement, ni de ceux en file d’attente depuis des années pour une place en HLM et encore moins de devenir SDF (crainte partagée par beaucoup de français d’après des sondages récents).
Il se peut aussi que ce soit un coup bas, venant d’un ténor de la gauche, pour faire baisser Sarkozy et l’UMP dans les sondages en vue des Municipales… !!! (1)
Une argutie rabâchée sans arrêt par la gauche et les médias :
« Sans immigration, la France comptera près de 3 millions d’actifs en moins en 2050. »
Or, pas une seule fois n’est évoquée la possibilité d’une remontée de la natalité ; il est même soigneusement passé sous silence. (2)
Nous ne passerons pas tout le rapport en revue, ce serait beaucoup trop long.
Examinons deux autres points, simplement pour mettre en évidence les méthodes utilisées et le véritable but :
“Réduire le coût du travail pour toutes les entreprises en transférant une partie des cotisations sociales vers la CSG et la TVA.”
Tout d’abord pourquoi cet échange ? Nous voilà encore en pleine logique comptable ; “respecter les grands équilibres”. Vision statique et passéiste alors qu’il faut gouverner de manière dynamique vers l’avenir.
Supprimer les charges patronales mais avec limitation aux salaires inférieurs à 1,5 X le SMIC. Pourquoi ce plafonnement aux bas salaires ? Toujours cette politique (qui rejoint celle de l’immigration depuis le début des années 1960) : privilégier l’emploi de “Monsieur Muscle” au détriment des travailleurs qualifiés. Favoriser les entreprises à bas salaires au lieu de favoriser la hausse des salaires.
Une entreprise n’embauchera pas parce que ce sera moins cher mais parce qu’elle aura besoin de main-d’œuvre pour faire face à une augmentation des commandes.
Ce n’est pas parce que les charges baisseront que les entreprises embaucheront ; c’est vrai que le travail est cher en France, mais ce n’est pas parce qu’il sera moins cher qu’il y aura embauche.
Or, “l’échange” proposé par le rapport Attali consiste à augmenter la TVA, ce qui aura pour effet immédiat et certain de diminuer la consommation donc de diminuer le chiffre d’affaires de l’industrie et des services.
Faut-il faire un dessin ?
Cela suffit pour classer ce rapport et les “experts” ! (3) avec.
Ajoutons que la France a déjà un des taux de TVA les plus élevés du monde.
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Examinons un second point : l’affaire des taxis Sortons cet exemple, connu de tous vu le tumulte qu’il a déclenché, et cela tombe bien, parce qu’il est vraiment l’exemple parfait de ce qu’il ne faut pas faire : - d’abord quels sont ces “experts” qui préconisent une “mesure” sans consulter les principaux intéressés, c’est-à-dire ni les chauffeurs de taxi, ni leurs clients ? Voilà “les gens d’en haut” dans toute leur splendeur
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Manifestation de taxis, Janvier 2008 |
- précipitation : cela fait 50 ans que le problème est posé (proposition Rueff de 1960 déjà !) et tout d’un d’un coup, cela ne peut plus attendre et de proposer un expédient sans réfléchir,
- passage d’un extrême à l’autre : d’une profession très encadrée, très réglementée, numerus clausus très bas, on passerait à la liberté totale sans avoir besoin de licence (une bagnole et un permis et hop… taxi), et il faudrait s’étonner qu’un taxi ayant payé plus de 100 000 Euro pour avoir le droit d’exercer en soit furieux
- cas typique de la mesure de gauche, donc, mais annoncé à la manière de la Droite exactement comme le CPE en 2006.
J’aurais été chauffeur de taxi en France, j’aurais fait grève et manifesté comme eux
L’ensemble du rapport est un catalogue de mesures disparates, où des mesures fondamentales pouvant engager gravement l’avenir du pays (immigration) sont mises sur le même plan que de mesures de gestion courante, sans aucune vison globale.
Les mesures intéressantes à étudier ne sont pas nouvelles.
Les mesures nouvelles ne sont que des resucées des dispositions socialistes qui ont conduit la France où elle en est actuellement (n’est-elle donc pas encore assez bas ?), certaines datent du Programme Commun de la Gauche de 1981, abndonné au bout de 6 mois par une gauche encore dirigée par les anciens de la SFIO et pas encore noyautée par les doctrinaires soixante-huitards marxistes et trotskystes.
D’autres ne sont que de vagues souhaits ou des constats que n’importe qui pourrait émettre et que l’on retrouve dans les brochures électorales du PS pour les élections municipales à venir.
A quoi sert à l’UMP d’avoir élaboré et mis au point pendant des mois en 2005/2006 un programme cohérent, tourné vers l’avenir et présentant une vision globale, si c’est pour le remplacer par un catalogue de recettes ?
Très fort : un rapport de gauche que le public prend maintenant comme émanant de la Droite.
Résultat : c’est le gouvernement actuel et son président qui sont critiqués ; très fort (1).
Pourquoi avoir introduit le ver dans le fruit ? Croyait-on que la gauche allait aider le gouvernement à réussir, elle qui mise sur l’échec pour reprendre le pouvoir ? (1)
(1) Une baisse de la Droite aux municipales ne changerait pas la Présidence ou la majorité à l’assemblée mais permettrait à la gauche de disposer encore plus de moyens financiers (bonjour la hausse des taxes foncières et locales : il faut bien financer toutes les brochures de luxe et autres associations) et faire encore plus de dégats que beaucoup de gens ne faisant pas trop la distinction entre les différents pouvoirs … attribueront à la Droite
Attention, “punir” le Président et le gouvernement actuel n’est pas l’intention des électeurs , mais ce que SUGGÈRENT les médias (à 95% de gauche) pour tenter de faire progresser la gauche aux municipales.
Ce serait idiot pour les français de tomber dans le panneau, et de croire qu’ils doivent sanctionner (de quoi ?) leur maire et leurs conseillers municipaux et d’élire ensuite des gens qui dirigeront leur commune et leur canton CONTRE eux.
La gauche espère utiliser ces élections municipales pour stopper la réforme et se refaire une santé.
Par exemple le service minimum dans les services publics, réclamé par tous les français (et qui est encore en-dessous de ce qu’il faudrait réellement), est combattu par les élus socialistes dans les municipalités.
Autres réformes que la gauche pourraient bloquer dans les communes où elles gagnerait :
- l’assouplissement de la carte scolaire (choix de l’école de leurs enfants par les parents), réclamée par les parents d’élèves depuis des dizaines d’années,
- la réforme de la carte judiciaire (rééquilibrage par Rachida Dati, Ministre de la Justice, d’une répartition des tribunaux jamais modifiée depuis 1830 (!) alors que la population française, de rurale à l’époque est devenue très majoritairement citadine),
- et bien d’autres…
Alors, les gens pourront se plaindre, mais nous pourrons leur répondre : « Nous avions commencé à faire ce que vous nous avez demandé, mais vous avez préféré faire revenir ceux qui sont la cause de vos malheurs et de la baisse de votre niveau de vie ! »
(2) 3 millions ce n’est rien du tout : entre 2008 et 2050, il y a 42 ans, presque une génération et demi.
Il y a encore peu, certains pays ont doublé leur population en 20 ans (Population malienne : un doublement tous les 24 ans).
La France métropolitaine compte 62 millions d’habitants en 2008.
Alors qu’on ne dise pas que la France ne pourrait pas passer de 62 à 65 millions en 42 ans, ce n’est rien du tout.
Au rythme où la population de certains pays a crû, la France serait passée de 57 millions en 1990 à 114 millions d’habitants en 2010 (dans deux ans).
Contrairement à l’immigration de peuplement que la France a subi depuis 1962, la natalité est un facteur de croissance par tous les investissements et dépenses qu’elle entraîne et aussi pychologiquement (confiance en l’avenir).
Nul besoin de promouvoir une politique nataliste pour cela : il suffirait de supprimer tout ce qui fait obstacle à ce que les couples aient des enfants et les élèvent correctement.
Avec les “enfants du pays”, pas de ces problèmes d’intégration ou d’assimilation qui ont tant dégradé la France depuis 30 ans.
Pourquoi vouloir importer de nouveaux problèmes, alors qu’il y en a déjà tant à résoudre ?
(3) dont une vingtaine de dirigeants de grandes entreprises.
Totalement désintéressés et pensant exclusivement aux intérêts supérieurs du pays et à l’avenir de ses citoyens ?
N’y a-t-il pas conflit d’intérêt ?
Un grand principe a été oublié :
« Le politique doit primer sur l’économique »
Texte intégral des mesures du rapport Attali :
Rapport Attali, les 316 propositions
(sur le site du gouvernement, hélas, et non celui du PS)
Publié par spqr le 11 Février 2008.
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